jeudi 5 mars 2020

L'impératrice Créole ...

L'impératrice des Français, créole, coquette et frivole.
Promenade touristique et historique aujourd'hui à deux pas de là ou nous sommes: les Trois-Ilets.
Situé dans un site magnifique dominant la baie de Fort de France, le domaine de la Pagerie vit naître en 1763 une petite fille promise à un fabuleux destin :
Marie-Joseph-Rose Tascher de la Pagerie, future Joséphine Impératrice des Français.

Joséphine passa ses seize premières années dans la domaine de la Pagerie, connu à l'époque sous le nom de « Petite Guinée », qui couvrait alors plus de 500 hectares et abritait 300 esclaves. Le domaine vivait de la culture et de la fabrication du sucre, du café et de l'indigo, exportés vers la France.

Elle quitte la Martinique pour épouser en premier mariage le vicomte de Beauharnais en 1779 mais celui-ci est guillotiné quelques années plus tard en 1794. Joséphine qui échappe de peu au même sort est une jeune veuve de 31 ans quand elle rencontre le Général Napoléon Bonaparte qui tombe amoureux d'elle.
En Mars 1796 elle épouse en secondes noces celui qui deviendra en 1804 l'empereur Napoléon 1er, faisant d'elle par la même occasion l'Impératrice de France ...


Joli endroit, qui mérite une visite. Ici les restes du moulin couvert.

Deux ouvrages pour mieux connaitre la Martinique de cette époque d'une part, puis les intrigues financières de l'Impératrice de l'autre:




dimanche 1 mars 2020

Créatures sous-marines ...


Spécimen peu connu des spécialistes en biologie sous-marine, farouche. Pourrait mordre.

Papillon à bec des Caraïbes ou poisson Pinocchio [Prognathodes aculeatus]

Un Monitorus Plonjus, espèce peu répertoriée. Souvent suivi de 3 ou 4 Vacancius Clientus communs.

Il était une fois un morceau de bois... ainsi commence l'histoire de Pinocchio...

Le passage sous-roches du Diamant menant à la célèbre "faille du Diamant"

Mombins [Myripristis jacobus] dans les trous dans la journée, ne sortant que la nuit pour se nourrir.

Ver de feu ... de bonne taille.

Vers de Feu [Hermodice carunculata] au coeur d'une éponge...

Crabe-Flèche [Stenorhynchus seticornis] et son oursin.

Poisson-Lézard des Caraïbes [Synodus intermedius] ou Anoli de Sable.

jeudi 13 février 2020

Au delà de l'espace lointain ...

Pré-exercices au remontées d'urgence
"Vers l'infini et au delà ..." disait notre vaillant Buzz l’Éclair, ce non-sens nous a tous fait rire et est resté dans les mémoires...
De notre coté nous commençons une formation de plongée qui nous augmentera nos prérogatives "Au delà de l'espace lointain".

C'est très poétique comme définition, c'est pourtant celle utilisée par la Fédération Française, après l'espace proche, médian puis lointain, pour désigner la profondeur maximale que la physiologie humaine peut atteindre en plongée classique soit : 60 mètres.

Les techniques apprises pour descendre jusque 40m restent à peu près identiques, si ce n'est que plusieurs facteurs importants rentrent en jeu:

- La pression devient importante, 7 bars c'est beaucoup, la respiration devient consciente et écrase les tissus, le risque d’essoufflement et de noyade devient réel.
- La consommation d'air devient très importante, PV= constante donc une consommation d'air moyenne de 20 litres / minutes devient 7 fois plus importante, soit 140 litres par minutes
- La narcose, sorte d'intoxication à l'azote de l'air, est à prendre en compte.

N3 : plongeurs autonomes en palanquée de 3 max.
Mais par dessus tout, outre la gestion des risques physiologiques et les exercices de sauvetage, c'est de planification qu'il s’agit surtout quand on plonge à ces profondeurs.
En effet, nous sommes en plongées dites "à saturation" et devons donc "désaturer" l'azote que nous avons dans le corps en respectant des "paliers de désaturation", cela prend du temps à la remontée, doit être pris en compte dans les calculs de consommation d'air et ceci à des profondeurs ou le cerveau fonctionne au ralenti...

Formation très intéressante que nous avons jugée obligatoire pour plonger sereinement et en toute sécurité: la formation de plongeurs N3.

Suivi des exercices de secours


vendredi 31 janvier 2020

Ça pique, ça pique ...

Peu de temps s'est écoulé depuis notre retour, que nous allons déjà retrouver les joies sous-marines.

Nos sites de plongée favoris, notre équipe de copains de chez Deep Turtle, du matos neuf à expérimenter, la caméra en poche et c'est parti !

Ici, que des trucs qui piquent, un Oursin Diadème des Antilles [Diadema antillarum] une merveille pour l'oeil mais pas pour les mains de l'imprudent...

Puis notre Rascasse Volante (ou Poisson-Lion) toujours aussi spectaculaire et dangereuse, ses dards possèdent de quoi terrasser un humain trop curieux. Nuisible, elle est chassée de manière systématique pour tenter de freiner sa propagation.




samedi 18 janvier 2020

Retour au chaud ...

Nous sommes rentrés de métropole avec plein de bisous et d'amour dans nos valises, mais dans l'avion c'est une bonne crève qu'on s'est choppé... 
Rien qu'une bonne bière devant un soleil couchant de la Caraïbe avec les pieds dans le sable ne saurait faire oublier. 
Il aura, en fait, fallut une boite de mouchoirs et quelques médicaments pour en venir réellement à bout mais c'est fini !



samedi 11 janvier 2020

Des fonds pour les fonds ...

Après notre escapade bretonne pour les fêtes, nous faisons une halte à Paris.
Un peu d'administratif à régler mais aussi, et c'est plus sympa, visite au Salon de la Plongée:

Nous avons des copains à y retrouver, et aussi du matériel à trouver. Nous avons décider pour cette année de descendre plus profond, plonger plus longtemps et malgré nos latitude tropicale clémente, l'eau peut paraître froide. Outre le désagrément, le froid fait consommer plus d'air, c'est également un facteur de risque donc : investissement dans des combinaisons plus épaisses.
Perso, je suis resté sur le même modèle que ma version "été" mais Mademoiselle Sandrine à du faire tout le tour du salon pour trouver un modèle adapté. C'est complexe et important, donc on y a mis le temps nécessaire puis Euréka !

On en a profité pour y trouver des masques Tek super confortables, des palmes super précises et surtout de la lumière pour nos exploration d'épaves et nos photos et vidéos...

jeudi 28 novembre 2019

Retour sur le Bianca C...

Dernière plongée de l'année, l'apothéose...

Retour sur le Titanic des Caraïbes, le Bianca C, en Nitrox cette fois et accompagnés de la célèbre, charmante et gentille Evelyne, dirigeante de ScubaTech notre centre de plongée.
Grande Prêtresse de la plongée technique depuis 1984, elle à découvert l'épave du Natal à 125m ainsi que le sous-marin Proté par 129m de fond, Award du Woman Divers Hall of Fame elle revient tout juste du DEMA aux USA, les rencontres internationales professionnelles où lui furent remis son "Platinium Pro" pour ses 10.000 plongées...

Un honneur pour nous de plonger avec une telle passionnée mais surtout beaucoup de plaisir ...







  • - PADI Course Director
  • - DSAT Tec Deep Instructor Trainer
  • - DSAT Tec Trimix Instructor Trainer
  • - DSAT Gas Blender Instructor Trainer
  • - DAN Instructor Trainer
  • - SDI/TDI Instructor Trainer (Trimix, OC and CCR)
  • - As well as many Specialty Instructor Trainer ratings (PADI/SDI)

mardi 26 novembre 2019

Plongée sur l'épave du Cargo Anina

L'exploration de ce cargo fait partie de nos plus belles plongées sur épave. L'Anina, ancien bateau inter-iles, repose couché sur le coté et présente un intérêt graphique certain. De plus on peut rentrer à l'intérieur de la timonerie, puis de la soute à cargaison.
Grande nouveauté pour cette plongée: nous avons commencé notre formation Nitrox, c'est donc ce gaz que nous respirons.

Qu'est-ce que le Nitrox et à quoi ça sert ? Pour faire simple, c'est un gaz enrichi en oxygène, on fait varier le taux en fonction de la profondeur maximale que l'on désire atteindre. Ici, nous sommes à 30% par rapport aux habituels 21% de l'air. D'avoir plus d'oxygène ne nous sert pas à proprement parler, l'intérêt est surtout de diminuer le taux d'azote, près de 80% pour un air "normal", alors qu'ici on l'à fait baisser à 70%.
Moins d'azote dans le gaz respiré, moins d'azote dans le sang, moins d'azote dans le corps, les temps de plongée en profondeur sont rallongés et les paliers de désaturation plus courts: tout bénèf !

Allez, on y va !


samedi 23 novembre 2019

Récif de Moon Shine ... Le Lever de Lune ...

Beaucoup de chance hier d'apercevoir des Hamlets Timides [Hypoplectrus guttavarius], espèce peu commune mais, heureusement pour nous, présente sur le récif du Moon Shine Reef.

Craintif, farouche, rapide et malin il a fallut ressortir techniques et patience de chasseur sous-marin pour pouvoir le capturer, en image, mais cela valait la peine...

Le petit timide ...

Rapide et farouche

Noter son joli maquillage autour des yeux

Un Mérou méfiant caché dans son éponge

Notre attendrissant Poisson Papillon Strié

Très régulièrement en couple

Très curieux, trop curieux ...

Poisson Pinocchio, très farouche

Il adore se nicher à l'abri du corail

... ou dans des trous et anfractuosités.

Mais il est aussi très curieux ...

Poisson très difficile à capturer ...

vendredi 22 novembre 2019

Le Titanic des Caraïbes...

Le Bianca C en 1959
Nous ferons une très belle plongée sur une des épaves classée dans le Top-10 des épaves à faire dans ce monde: Le Bianca C.
Ce sera notre plongée la plus profonde jusque là et sur le plus gros bâtiment que nous ayons jamais exploré. Ce paquebot au destin tragique aura porté plusieurs noms en fonction de ses différents propriétaires et armateurs, voici son histoire :


Le Maréchal Pétain est un paquebot construit en 1939 à La Ciotat pour les Messageries maritimes. Sa construction commence au début de la Seconde Guerre mondiale, puis est arrêtée à la suite de l'armistice du 22 juin 1940. En décembre 1940, les Allemands ordonnent la reprise des travaux. La coque est lancée en juin 1944 puis remorqué à Port-de-Bouc où il est sabordé le 21 août 1944 par les Allemands battant en retraite.

Après la guerre, le navire est renfloué et sa construction reprend, mais il est renommé La Marseillaise. Il entame son voyage inaugural le 30 juin 1949. Le 2 mars 1953, il est heurté par le navire Hermelein alors qu'il quitte le port de Yokohama. Il est réparé à Kobe et reprend sa route.

Le 4 septembre 1956, il est réquisitionné par la Marine nationale à cause de la crise du canal de Suez et est converti en navire-hôpital à Toulon, avant de servir de transports de troupes pour la guerre d'Algérie.

En février 1957, il est vendu à la compagnie Arosa Lines et devient l’Arosa Sky.
Il effectue des traversées entre Bremerhaven et New York.
En octobre 1958, il est racheté par Costa Croisières et renommé Bianca C.

Sa carrière s'arrête subitement le 23 octobre 1961, lorsqu’il s'embrase en rade de Grenade après une explosion dans la salle des machines. Un marin décède et le navire sombre 48 heures après le début de l'incendie.


L'incendie du Bianca C en 1961



Exploration du Bianca C.




Le film est assez court car c'est une plongée relativement profonde, le point haut des superstructures est à 31m et le paquebot repose par 51m de fond... Cette profondeur d'exploration nous oblige, nous qui plongeons à l'air, à des sessions assez courtes du fait de la surconsommation d'air due à la pression (PV=c) puis ensuite à des paliers de décompressions pour désaturer en azote.

Cela nous met face à une réalité sur la plongée d'exploration d'épave : nous allons devoir envisager de plonger avec des mélanges gazeux autres que l'air afin de pouvoir rester plus longtemps sous l'eau à "grande" profondeur. Ces mélanges appelés Nitrox (Nitrogène-Oxygène) sont enrichis en oxygène et possèdent donc moins d'azote permettant ainsi au corps humain de mieux supporter les échanges gazeux qui sont le cœur même de la problématique du plongeur. Contraignants, il faut des formations techniques adaptées pour s'en servir. On vous tiendra au courant ;)




samedi 16 novembre 2019

Shark Reef ...

Shark reef (le récif aux requins) est une très belle plongée dérivante a une petite vingtaine de mètres de profondeur au large de Prickly Bay, Grenade.
Ce récif plein de vie grouille de bancs de poissons variés et colorés, c'est une belle promenade sous-marine avec poissons qui se laissent photographier et d'autres pas ...

Un bel Ange des Caraïbes dans une éponge...

Récif aux requins veut dire... requins.

Banc de Gorettes Jaunes...

... appelée également "Grogneur"...

... à cause du bruit qu'il fait.

Papillon quatre z'yeux, en couple comme souvent.

C'est  pas mimi cette bouille ?

Poisson Soldat

Un Poisson Bourse, pas farouche du tout...

Bourse, appelé ainsi à cause de l'aspect "cuir" de sa peau.

Sa peau à servi longtemps à nettoyer la vaisselle autrefois.

Un corail mou se développant sur l'épave de Veronica.