vendredi 19 janvier 2018

40.000 Milles et même pas mal !

Nous sommes de retour en ce début d'année 2018 sur Jingle. Nous venons de passer 1 mois en Terres Bretonnes, "retour aux sources" vous allez me dire, sincèrement je ne sais pas de quoi est faite cette "source" mais elle fait augmenter le taux de gamma GT de manière inquiétante...

Nous sommes ravis car, même si nous n'avons pas (encore) eu le temps de voir tout le monde, nous avons pu faire le tour des popottes et voir parents, enfants et amis. Nous retournerons en pèlerinage en Terre du Milieu cet été pour finaliser nos visites...

Nous quittâmes Carnac sous la pluie et le vent, une tempête avait commencé à pointer son nez et ne nous à pas quitté jusqu'à la limite sud du pays Basque. Louvoyer en bateau cela n'est déjà pas très drôle mais alors en véhicule break sur autoroute, c'est épuisant, et toujours pas drôle...
Le lendemain nous étions sur Madrid et quelques heures de vol plus tard, de retour aux Canaries sur Lanzarote. Temps un peu couvert mais 20°, Jingle piaffait tout seul dans son box, on à raccordé les réseaux et tout est reparti !

Trajet Total depuis notre départ de St Valery soit en fait : 40.300 milles nautiques

Début d'année, moment idéal pour les nettoyages et les bilans ...

J'ai pris la partie "électronique", ça fait super sérieux, un brin mystérieux et quand je fais ça on me fout la paix :) ... Un truc super bien avec l'électronique, enfin deux même, c'est qu'elle à une super bonne mémoire et est très précise. Je me suis amusé... Non, pardon je recommence: je me suis donné pour mission d'établir un rassemblement de données géographiques constituant une base quantitative analytique.

En clair, j'ai rassemblé sur une même carte notre parcours depuis notre départ, il y a presque 8 ans ... C'est plus simple quand on le dit comme ça mais c'est moins mystérieux du coup ...

Ci-dessus, la carto "globale" qui rassemble nos péripéties aquatiques puis ci-après les trajets par années (on a dit analytique quand même)...
Vous remarquerez (peut-être) un "lissage" des trajectoires les rendant +/- rectilignes, c'est une simplification informatique pour alléger les fichiers (imaginez, le GPS fait un point toutes les 3 ou 4 minutes donc au bout de 8 ans, c'est lourd ...)

2010-2011 : 9304 milles nautiques
 Fin 2010, La Manche, Angleterre, Iles Scilly, Bretagne (Hivernage et fin de préparation) puis, 2011, îles Bretonnes des Glénan à Hoedic, puis Noirmoutier, Ile-d'Yeu, Ré, Oléron, Royan, Bordeaux, puis pays Basque, Cantabrie, Asturies, rias de Galice. Ensuite Portugal, Porto Santo, Madère, Maroc puis Canaries, les iles du Cap Vert et ... la Transat jusqu'à la Barbade...
Une soif de milles, de découverte et de palmiers nous motivait beaucoup à l'époque. Notre façon de voyager à évolué depuis mais nous étions jeunes ...


2012 : 5605 milles nautiques
 Cette année là sera particulière et forte en émotions, en effet, nous découvrirons avec ravissement ces tant attendues, rêvées et espérées Antilles. Nous n'aurons de cesse de monter et descendre le long de l'arc antillais, puis ce sera le changement de bateau. Au revoir Traou Mad, notre "boite à rêves", celui à qui on a donné sang et eau (et un peu de sous quand même) et qui nous à servi de tremplin vers l'aventure, nous avons pleuré en le quittant. Puis place à Jingle, plateforme à vivre sous le soleil, qui nous attendra sagement quand nous rentrerons en métropole en convoyant un Léopard 42.


2013 : 5899 milles nautiques
Premiers tours de chauffe sur notre nouvelle monture. Ravissement de tant d'espace à vivre que nous partagerons avec amis et famille, mais aussi premiers grains blancs, premiers ris tardifs et donc premières casses. Premiers vrais coups de tabac lors de dépressions à 50 nœuds mais aussi découverte des précieuses Iles Vierges, de l'authentique Porto Rico, puis le paradis des Bahamas... Et puis le rêve de gosse qui met les larmes aux yeux: les Etats Unis, la révélation choc de l'ensemble de notre voyage.
Nous monterons jusqu'à New York (un ennui moteur nous empêche de monter dans le Maine) et redescendre en traînant nos coques par le convivial New Jersey, le Delaware, la baie de Chesapeake, l’étonnant Maryland, la belle Virginie, les Carolines du Nord et du Sud, la mystique Georgie puis la Floride et le bout du monde avec son quotidien hors du temps: les Keys jusqu'à Key West. Puis direction Cuba.


2014 : 2218 milles nautiques
Cuba, ce mélange de deception et de ravissement. Non, ce qu'on nous dit ce n'est pas vrai, oui les gens sont pauvres, oui le pays est en ruine, oui il faut que le système change... Une révolution peut-être ? Pour le bien du peuple ce coup-ci ? D'autre part, découverte d'une gentillesse pure et authentique, un peu d’imbécillité administrative mais on n'en voit partout, mais aussi, une fois arrivés dans les îles du sud, le gros choc et encore un rêve de gosse réalisé : vivre comme des Robinsons sur des îles désertes. Pas un chat en vue pendant des mois, aller chasser son poisson dans une eau cristalline et le faire griller sur la plage avec le bois ramassé puis sieste du juste au soleil sur le sable blanc et chaud (un peu pourri a cause de la proximité d'Haïti) et enfin rafales de rhum avec les amis avant le dodo puis recommencer indéfiniment sans se soucier du temps qui passe ... Le Bonheur.

Un saut rapide pour déposer un chèque aux Iles Cayman puis les Iles de la Baie - Honduras - haut lieu de plaisirs simples, de bonheur authentique et de rencontres multiples. Ceux qui sont arrivés jusque là ont navigué et ont des choses à raconter, à partager.

La période cyclonique se fait pressante et nous irons nous mettre à l'abri dans la mecque secrète des voyageurs sillonnant dans cette partie des Caraïbes: le Rio Dulce. Ce fleuve serpentant dans les montagnes du Guatemala abrite en son cœur le Peuple de l'Eau. Belle découverte que ce lieu et folles rencontres inoubliables ...


2015 : 4423 milles nautiques
 Une saison complète à l'abri du Rio Dulce puis nous remontons les côtes coralliennes, requinesques et langoustiennes du Bélize, ses fonctionnaires corrompus. Ensuite le Mexique et sa rigueur administrative impressionnante mais simple puis traversée du golfe du Mexique, la dilettante Floride côte ouest, la chaleureuse Alabama, l’envoûtant Mississippi et la complexe et mystérieuse Louisiane... Décidément on adore.
On passe à deux doigts de la foudre au retour mais la redescente vers le Rio se fait agréablement ...


2016 : 8639 milles nautiques
 Nos moteurs sont à remplacer, les variables "budget" et "confiance" font pencher l'équation vers un retour en métropole. Ce n'est pas si loin :) (on se prendra quand même deux dépressions à 50 noeuds) et puis on en profitera pour remplacer deux ou trois trucs important... Gréement, hublots, trampoline... Ce sera au final un gros refit de plusieurs mois, en effet, le travail en temps masqué ne fonctionne que très mal quand il s'agit de son bateau et si on veut être sur tous les fronts, de toutes les batailles, cela prend du temps ... Puis l'hiver arrive, on se dit qu'on finira l'année prochaine et on part sous le soleil des Canaries ...

2017 : 4208 milles nautiques
 Une très belle (re-)découverte et nous sommes tombés sous le charme des Canaries. Toutes les îles ne seront pas abordées, mais nous savons maintenant ce que nous aimons, le beau et l'authentique...

Nous retenons Lanzarote, sa richesse culturelle, sa beauté graphique (et graphite), ses vignobles puis Las Palmas, seul intérêt de Gran Canaria mais qui vaut véritablement un arrêt prolongé, voire très prolongé, ses plages, ses restaurants, et surtout sa vie (réelle, pas son activité de resort touristique) en font un endroit tourbillonnant et charmant au final. Puis l’île de La Palma, dont le ciel est inscrit au patrimoine de l'Unesco (!),  haut lieu de randonnées, cette île aux multiples visages séduit par sa diversité et sa générosité.

Puis, route des écoliers pour rentrer en Bretagne, Madère que nous re-découvrons avec bonheur, une île nouvelle depuis notre dernière visite, prévoir son materiel de rando pour bien la connaitre et découvrir ses trésors invisibles. Puis les Açores, avec l'île de Sao Miguel, ses balades et son centre ville charmant et animé.

Puis Bretagne, travaux-bateau-travaux jusqu'en Novembre puis départ avant les grands froids. Descente gentille et tranquille vers l'archipel des Canaries à nouveau ou nous allons passer un an...


Conclusion : Nous avons parcourus une moyenne de 5400 milles nautiques par an ...
Vous savez quoi ? Rien ne sert de courir, il faut vivre intensément. Il est facile de faire de la distance quand on navigue au large 24/24 mais est-ce là le plaisir ? Certains disent que oui. Nous non. Nous affichons certes un compteur qui peut faire rêver le plaisancier et/ou le régatier mais est-ce là ce que l'on recherche véritablement ? Le bonheur ne se trouve t-il pas dans la découverte de paysages, de vies différentes, des autres, de soi ? Dans la découverte de situations rocambolesques mémorables ou de longues siestes sereines?
Ce bilan est révélateur, l'année la plus forte, la plus heureuse pour nous à sans doute été 2014, l'année ou nous avons le moins navigué.
Le kilométrage n'est pas donc nécessaire à notre bonheur, nous naviguons donc il avance en même temps que nous mais n'est pas obligatoire et ce n'est certainement pas un compteur de bonheur...









lundi 1 janvier 2018

Meilleurs Voeux pour 2018 !



Mes amis, c'est solennellement (nous avons la Basilique Sainte d'Auray dans le dos, nous ne pouvons donc pas mentir) que nous vous souhaitons une merveilleuse année.

N'est-ce pas le bon moment pour se poser la question : "Qu'est-ce qu'une bonne année ?"

   - Si vous êtes heureux, on vous encourage à ne rien changer, si ce n'est aiguiser ces petits riens qui font que la vie est belle pour qu'ils vous apportent encore plus de bonheur afin que vous puissiez le partager.
   - Si vous n'êtes pas heureux, changer quelque-chose, changer de cap ou faîtes tout péter ! Car nous nous devons de garder en mémoire que cette bon sang de vie n'est pas éternelle et que (pardon Seigneur) on s'en fout de celle d'après, la vie c'est "maintenant" alors vivez là, vivons là, car elle est fugace, rapide, fragile et précieuse ... et mérite d'être vécue...




mardi 19 décembre 2017

Arrêt Récréatif à Arrecife ...

On re-découvre Arrecife avec le même bonheur ... Bon, avouons que les températures entre 23 et 25° y sont pour quelque-chose, mais quand même, l'ambiance est détendue, paisible, on se croirait sur une île quoi :) ... Les petits bars et restaurants le long du Charco sont toujours accueillant pour y boire un verre en regardant le soleil se coucher puis manger un petit morceau ...

C'est ici que nous laisserons Jingle pour les fêtes, en effet, la check-list de sécurisation du bateau est finalisée, les valises sont préparées, on prend l'avion demain pour Madrid ... puis la Bretagne ...



dimanche 10 décembre 2017

Graciosa, Terra Cognita...

Bien mérités ...
La météo ...
Quand on y pense, c'est quand même l’élément essentiel de la navigation et donc la préoccupation première du navigateur ... avec bien entendu savoir se situer sur l'eau, mais l'électronique d'aujourd'hui rend la tâche aisée. Tirer sur des ficelles, c'est à la portée de tout de le monde et s'acquiert assez rapidement, en revanche pour naviguer, il faudra un peu plus de temps car rentre en jeu l'expérience. En fait "les" expériences, et malheureusement souvent les mauvaises, font rentrer du plomb dans la tête de celui qui sait tirer sur des ficelles et est, ainsi, en passe de devenir un navigateur.

La météo... c'est donc important. C'est après sa lecture et son étude que l'on prend la mer... ou pas.
C'est courageux de savoir dire qu'on ne part pas parce-que la météo est trop mauvaise.
Pour notre cas, "voyageurs" et non cascadeurs ni en tentative de battre des records (si ce n'est celui de la durée de notre vie sur l'eau sans accrocs) en équipage réduit (120kg à nous deux et pas que du muscle ...) le confort de navigation est important. Globalement plus important encore: notre sécurité qui, elle, prime avant tout.

Nous étions donc devant un dilemme à Porto. Nous avions une fenêtre qui nous permettait de descendre Lundi jusqu’à Cascais (Lisbonne) en 24h mais si nous y restions ne serait-ce qu'un jour de repos, (jusqu'au Jeudi matin) le fenêtre se refermait (le mauvais temps arrivant) et restait sans amélioration visible et nous bloquait à Cascais pour une durée indéterminée.
Autre option: arriver à Cascais, ne se reposer qu'un demi-journée et repartir. Dans ce cas quel est vraiment l’intérêt d'une escale ... et nous nous serions retrouvés avec le mauvais temps à nous aboyer derrière les mollets, ce n'est pas très zen comme situation.

Nous avons pris l'option de filer direct sur les Canaries sans escales. Certes la fenêtre n'était pas idéale car les vents étaient annoncés variables (de 40° à 180° apparents) mais légers (rafales à 20 noeuds et des minis à ... 2 noeuds) mais nous laissions le mauvais temps plus loin derrière nous.
Ayant bien intégré, qu'il est tellement plus facile de démarrer un moteur quand il n'y a pas de vent par mer plate, que de prendre le 3ème ris en pleine nuit par mer déchaînée, il a été simple de convaincre l'équipage... qui aime naviguer en bouquinant et sirotant un petit café, plutôt que de chevaucher les déferlantes le cordage entre les dents...

L'option de tir est validée le dimanche, départ lundi première heure ... 10h quoi ... 5 jours plus tard, nous arrivons comme des fleurs à Graciosa. Le vent se lèvera à son approche et nous offrira quelques surfs sympa avant de s'effacer quand on passera sous le vent des îles. On balance la pioche à 10h tout pile, tellement plus facile pour faire les calculs ...

Graciosa, que nous commençons à connaitre maintenant, est toujours aussi sympa et charmante. Une ambiance "hors du temps" idéale pour récupérer après une semaine de nav' ... Grillade sur le barbeuc, apéro devant le coucher de soleil ... Détente et silence ...

Malheureusement, nous ne pourrons rester là que peu de temps. En effet, le mauvais temps s'est bien confirmé et nous irons nous abriter dans la Marina Lanzarote d'Arrecife pour attendre qu'il arrive sereinement. Nous préférons rester à bord (au cas ou) mais  les amarres sont doublées, le café est chaud, le frigo est plein, la cave aussi ... On à des films en retard, alors en avant le cinéma !


Nos voisins de derrière ... 
Passage joli mais impressionnant du cap nord de Lanzarote ...


samedi 2 décembre 2017

Porto, Cidade Invicta ...


Un adage évoque le caractère des différentes villes portugaises : « Pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille ».

En effet, la ville de Porto s'est (re-)mise au boulot, et il était temps, afin de ne pas faire parjurer sa devise "Cidade Invicta", la Ville Invaincue. Non, elle ne se laissera pas mourir...

Nous l'avions vu déplorablement délabrée, sombre et triste lors de notre dernier passage 6 années auparavant et c'est avec beaucoup de plaisir que nous avons eu du mal à reconnaître cette cité devenue vivante, souriante, optimiste et en pleine reconstruction. Il reste encore pas mal de boulot, certes, car l'ampleur de la tâche est à la mesure de la grandeur passée de cette ville historique mais "c'est parti". On sent une onde de renouveau qui se communique à l'ensemble de la ville.

Certains bâtiments sont déjà "terminés" et ont endossés leurs nouvelles affectations. De beaucoup d'autres sortent les têtes actives des grues de chantier, les palissades temporaires mais décorées égayent les rues tristes autrefois. Les maisons ont suivi le mouvement, les étages ont des rideaux aux fenêtres et on devine de belle réfections quand les rez-de-chaussée sont devenus magasins ou restaurants. Un signe clair de la relance économique d'un centre ville, c'est le style et le niveau de qualité des magasins, quand on a du kébab et de la société d'intérim, c'est la misère mais quand on a, comme ici à Porto, des boutiques de chaussures ou vêtements chics, des magasins de décoration d'intérieur, des fleuristes et des épiceries fines, ça sent le regain d'énergie ...



De notre marina, située dans le village au lavoir, nous partirons à pied pour une très jolie promenade d'environ 1 heure le long des berges du Douro. On passe bien entendu devant le lavoir, puis le chantier naval traditionnel, on passe ensuite sous le premier pont avant d'arriver dans la zone réhabilité de l'ancienne ville (rive gauche) de Gaia. Cette partie hébergeant les caves à été entièrement revue et allie modernité et tradition, l'ensemble offre une zone active et super pour les balades, prendre un café, manger un morceau dans les nombreux petits (et grands) restaurants. Les bateaux de transport de vins traditionnels de belle facture et bien entretenus sont alignés le long des quais, beaucoup naviguent pour offrir de la promenade à la simple traversée du fleuve.

Les bateaux de transports devant le pont enjambant le Douro


Puis arrive le pont de type Eiffel (en effet l'ingénieur en charge était un disciple d'Eiffel). Ce superbe ouvrage d'art à double étage qui sert aux piétons, voitures et tramway permet d'atteindre la rive droite et le centre historique situé à l'intérieur des murailles fernandines (de Ferdinand, roi d'Espagne). Organisé selon le tissu urbain médiéval, des monuments plus récents y ont été bâtis au fil des siècles, dont des édifices religieux, mais également des édifices publics renommés, tels que le théâtre São João, le Palácio da Bolsa ou la gare de São Bento. Le Centre historique de Porto est classé Patrimoine mondial par l'UNESCO.



Bon, c'est pas le tout, c'est l'heure de manger un petit morceau et il est très facile de trouver une petite auberge sur les remparts ou dans les ruelles qui préparent d'excellentes spécialités, comme leurs fameuses tripes ou des fruits de mer... avec un petit vin local de la vallée du Douro...

Les façades étroite et carrelées typiques de la ville...

Pas mal de monde dehors pour un mois de Décembre ...

Histoire et patrimoine bien entretenus ...

Un signe encourageant, des bus de tour opérateurs...

On y était !




Pour voir ou revoir notre visite de 2011, un clic ici

vendredi 1 décembre 2017

Sao Pedro, aux Portes de Porto ...

Porto est à une heure à pied en longeant ce chemin piéton aménagé
Sao Pedro de Afurada, ou plus communément appellé Afurada et non Sao Pedro (Saint Pierre), est un petit village de pêcheurs typique et qui est resté authentique, sans doute à cause de la difficulté d'y accéder par la terre.

Nous, c'est évidemment par la mer que nous sommes arrivés dans cette belle et récente marina construite dans l'embouchure du Douro, aux portes de Porto. Nous avons reçu un accueil formidable dans cette marina, une aide sincère et spontanée, c'est à noter car ce n'est quand même pas si souvent.

Chaque année il y a une fête religieuse au nom de Saint-Pierre (le 29 juin), où les gens font des processions, prient et font la fête toute la nuit. Il est de coutume pour ces marins pêcheurs de manger des sardines cette semaine, cuites au four avec le typique Broa de Avintes, un pain de maïs fabriqué dans le village voisin d'Avintes.

Notre souriante lavandière attend ses copines ...

Une des curiosités locales est également son lavoir municipal, et oui, cela existe encore et il n'est pas là pour faire joli, il est très actif. Les lavandières viennent quotidiennement y laver leur linge, papoter et rire car à chaque fois que nous y sommes passés cela ne manquait pas d'ambiance ...


Une fois lavé, ça sèche ...

Pêche, construction, réparation ...

La Marina d'Afurada



jeudi 30 novembre 2017


Stop and Go à Viana do Castelo ...

 Petite escale rapide mais magique à Viana do Castelo, ville située quasiment à la frontière...

Nous étions déjà passés dans cette jolie petite ville 6 ans auparavant et c'était un véritable plaisir de redécouvrir sa longue promenade le long du Lima, son pont Eiffel à deux étages, ses ruelles pavées qui serpentent dans le centre, ses patisseries délicieuses, ses petits bars et restos enclavés dans les murs en pierre de la vieille ville, ses fières façades richement décorées ou sobrement militaire suivant l'origine ou l'époque  des bâtiments...

Un courant monstrueux nous accueille le long des berges, heureusement le vent n'est pas de la partie, nous accosterons donc sans difficulté sur le ponton visiteur situé en dehors de la marina. On double les amarres en prévision de la renverse lors du changement de marée. Puis nous repartirons dès le lendemain matin ...





Pour revoir notre balade de 2011 cliquez ici

Un bâtiment du centre ville ...

Jolie petite place du centre ...


Le bonheur de voyager hors saison ...




dimanche 26 novembre 2017

Et de Trois pour Baiona !

2011, 2016 puis 2017 ... C'est bien ça, le compte y est, cela fait 3 !
Trois escales, trois visites à Baiona et on ne s'en lasse pas !

Il faut dire que l'accueil au Yacht Club est des plus séduisant et son emplacement situé juste au début des remparts de la partie fortifiée en fait un spot de première classe.

En effet, que ce soit pour aller cavaler en ville à la recherche d'une bouteille de gaz à remplacer, d'une petite taverne que Baiona recèle dans ses ruelles de pierres ou simplement aller faire sa marche sportivo-culturelle autour des remparts, nous sommes aux premières loges. De plus, hors saison, les prix de la marina du Yacht Club sont inférieurs à ceux de la marina municipales.


Vue des remparts, au premier plan les pontons du Yacht Club, en arrière la Marina Municipale.


Balade journalière sur les remparts...

Le bâtiment du Yacht Club, restaurant, bar et bureaux ...

Le Restaurant du Club ...

3 fois également pour cette taverne, chez Jaqueyvi ... 


Nous allons continuer à apprécier cette jolie petite ville de Galice, un petit "coup de nord" se présente et nous préférons attendre un temps plus maniable pour filer plus au sud. Nous quittons l'Espagne (continentale seulement) pour descendre au Portugal. Trois escales sont prévues, Viana do Castello puis Porto, une marina récente s'est implantée dans l'embouchure du Douro, puis une navigation de 24h nous portera jusqu'à Lisbonne (Cascais), port duquel nous glisserons vers les Canaries ...
Voila, c'est écrit dans le sable et peut donc se modifier suivant la mer ...



dimanche 19 novembre 2017

Aller à Sanxenxo et voir Volvo ...

Bon, c'est pas le tout, on est pas d'ici ...
Un MDI en état de captivité...
Zou, on continue notre (re-)découverte des rias de Galice, on ne s'en lasse pas. Le soleil, malgré la fraîcheur, nous offre sa présence et rend l'atmosphère de la journée assez agréable...

Prochaine étape, Sanxenxo ... Concernant la prononciation, allez savoir... ça peut se dire "Sanne senne cho" ou "Sanne Renne ro", sans doute une subtilité de type Rostrenen/Erdeven. Il y a aussi le fait que nous sommes en Galice et le Galicien est, avec le Castillan, co-officiel dans la communauté autonome. On le trouve donc partout, en informations publiques, dans les textes des domaines politiques, juridiques, littéraires ou religieux.

Sanxenxo, peu importe comme on le prononce, va être notre havre pour quelques jours car un "coup de sud" est annoncé. De plus ce p... de module électronique du moteur tribord à cramé (c'est le 5ème) et le réseau Volvo (ici prononcer Bolbo) à par chance une agence dans la marina de Sanmachino.

La grande plage vue du belvédère ...


La ville nous fait penser à ces stations balnéaires de type Quiberon (oui, en Bretagne) mais à l'activité plus longue dans l'année. En effet, elle multiplie son activité par 10 pendant la saison d'été, par 5 à l'intersaison et est bien bien calme ... et bien au moins à partir de Novembre. Une vie résiduelle est pourtant présente et résiste à l'absence de tourisme. Fort heureusement les immenses boites de nuits aux immenses terrasses et ouvertes de 11h à 6h du matin et qui jalonnent les pontons (à quelques dizaines de mètres des bateaux...) sont fermées. Ouf.


Il fait beau et les terrasses des petites tavernes, à condition de conserver sa liquette, nous accueillent pour grignotter un morceaux le midi... Et oui, ici encore, c'est le pays de l'arrivage journalier de fruits de mer et en tant qu'ambassadeurs nous nous sentons un peu contraints de goûter un peu à tout ... Ben si...

Des airs méditerranéens ...

Nous relèverons 43 noeuds de vent en pointe dans la marina et ce, pendant 24h, cela se calmant avec la nuit... Ce sera suivi par 2 jours de pluie, pas grave, nous avons BD, lectures et quelques bons films en stock. Puis la pluie (dur à dire) cessera avec l'arrivée du module MDI (faits non connectés). Le technicien l'installera rapidement, nous pourrons ainsi plier nos bouquins et penser à repartir vers le sud ...

... et des airs de Bretagne ...






mardi 14 novembre 2017

Rien de Tel que les Rias ...

Le Km 0
Départ aux aurores de la Corogne car nous avons une cinquantaine de milles à faire et nous entrons dans une période de vents faibles à nuls. Il fait beau, un peu frais aux oreilles, mais la journée s'annonce belle. Des dauphins viendront nous accompagner vers l'heure du déjeuner.

Sept heures plus tard, nous entrons dans la ria de Camarinas, près de là ou nous avions mouillé avec Traou Mad quelques années auparavant. L'eau est calme, l'air est clair, les méandres de la ria s'enfoncent dans la végétation verdoyante, c'est sauvage, c'est beau...

Nous nous dirigeons vers la marina du petit village de Muxia (le "x" se prononce "tch" parfois "r" mais pas là, le "u" se prononce "ou", donc "Moutchia"). Peu connu, c'est pourtant le Kilomètre Zéro du chemin de Compostelle... et oui ...

Sinon petit patelin très calme, surtout en cette saison, et accueil de type celtique (...) charmant mais on ne se saute pas dans les bras non plus... C'est également un petit port de pêche, on y mange donc très bien .

Muxia, le port de pêche, vide car ils sont sortis et le port de plaisance vide car personne ne vient l'hiver ...


Quelques jours plus tard, nous ferons un saut de puce de moins de 40 milles pour aller dans une ria située sous le cap Finisterre car en effet nous avons passé ce terrifiant naufrageur avec 6 nœuds de vent (arrière). Sans encombre donc nous nous engageons dans la toujours très belle ria de Mujos (le "j" se prononce comme un "r" et on prononce le "s", donc "Mourosse" - cours d'espagnol terminé)

Endroit de perdition ...
Ici la marina est imbriquée complètement dans le port de pêche, c'est joli, c'est coloré et vivant. La spécialité de pêche ici, c'est la moule, la coquille St Jacques bien sur (on est a deux pas de Compostelle) mais aussi la pétoncle (qui semble être d'avantage appréciée par les locaux) ...

Encore une fois, après une première approche culturelle plutôt architecturale de cette jolie petite ville, nous reniflerons de bonnes effluves venant de la taverne jouxtant les quais du port de pêche et compléterons ainsi notre étude culturelle avec les produits de la pêche du jour ... et du vin pour faire passer.

Cet endroit deviendra notre cantine, histoire de bien faire le tour des curiosités locales ...








Oups, poulpe à la Galicienne, crevettes et palourdes 

Mujos by night ...

Les ruelles de Mujos...

Oups, Pétoncles à la plancha...

Port de pêche de Mujos ...

Oups, petite coquille en entrée...

Trouvez Jingle... il est au beau milieu de toutes ces couleurs...