mardi 21 mai 2013

USVI ... 3 p'tits tours et puis s'en vont ...




Notre vue du balcon de la chambre
Il sera difficile pour les Iles Vierges Américaines de rivaliser en sites de mouillage tranquilles et en panoramas après notre séjour chez leurs consœurs britanniques. En effet, il y a moins d'abri, donc moins d'endroits ou farfouiller de petits mouillage sympas, et ceux qui pourraient être agréables ont été déclarés "Parc National" et il y est interdit de mouiller et/ou de rester la nuit...
Notre calendrier "cyclonique" avançant lui aussi, nous avons décidé de remettre à une période ultérieure la découverte de ces Parcs Nationaux, sans doute lors de notre redescente. Mais, nous n'allions pas quitter cet archipel sans visiter Charlotte Amalie, capitale des USVI, situé sur l'île de St Thomas.

La législature
Dans les instructions nautiques, il est précisé, pour l'approche de la baie de Charlotte Amalie, de faire attention au décollage des hydravions... et en effet, ils décollent régulièrement en empruntant le chenal d'approche. C'est étonnant. Tout aussi étonnant est la proximité de la ville dont le "centre" s'étire en longueur et est comme enroulé autour de la baie. Situés au milieu de celle-ci en bateau, on est aux premières loges pour un panorama d'ensemble de cette cité, ancien port franc au passé riche de légende. En effet, c'est ici que l'on trouve le château de Barbe-Noire...

Le Fort Christian






L'archipel tel qu'on le connait aujourd'hui fut occupé par les Danois vers 1670. Malgré les quelques plantations, les Danois créèrent le port franc de Charlotte Amalie (le nom de la reine Danoise). Celui-ci devint rapidement l'un des plus grand centre de traffic de la Caraïbe. Traficants, marchants d'esclaves et tous les pirates des alentours (l'île de la Tortue n'est pas très loin) venaient commercer ou échanger leurs cargaison ou leur butin. Le secret de la réussite commerciale d'un endroit aussi mal famé était le respect de la règle d'or, Charlotte Amalie était un port neutre et donc tout le monde devait laisser ses armes en dehors de la ville. Les adversaires les plus acharnés sur l'eau pouvaient ainsi commercer quand même dans ce port franc. L'île de St Thomas connu ainsi un véritable age d'or comme en témoignent encore les entrepôts et les fortifications... La fin des guerres vers 1800 marqua le déclin de Charlotte Amalie. Le Danemark, vendit ces îles aux Américains en 1917, ces derniers voulaient accroitre leur couverture stratégique en mer des Caraïbes. Les USVI sont ainsi rattachées aux USA mais pas intégrées.



Charlotte Amalie à très bien résisté au temps, grâce, aujourd'hui à ses nombreux paquebots qui déversent leur flots de touristes et injectent leurs dollars dans l'économie locale, mais aussi grâce à une réelle volonté de conservation de leur patrimoine. Pour notre part, beaucoup d'îles (surtout les françaises) auraient des leçons à venir prendre par ici. En effet, pour nous Charlotte Amalie est la plus belle ville des Antilles que nous ayons visité jusqu’à présent, c'est elle qui possèdent le plus grand nombre de bâtiments historiques en bon état, dans son centre ville les alignements des entrepôts d'autrefois forment les rues actuelles ou se mélangent avec gout l'actuel et l'ancien. Les ruelles entre les bâtiments sont fraiches et ombragées, les petits bars et restaurant s'y multiplient et invitent à la découverte. Sur les hauteurs, les maisons danoises colorées se dressent fièrement dans leurs jardins entretenus.



Il y a bien entendu, un revers de médaille à une telle réussite esthético-financière, la délinquance nocturne n'incite pas à rester en ville après le coucher du soleil.





Ce sera notre dernière escale aux USVI, demain nous mettons le cap sur les dernières Iles Vierges. Elles sont espagnoles celle-là, et dépendent de Porto-Rico...


On sent que l'on s'approche des USA ...
Sièges en osier et ventilateurs, ambiance sympa dans une ruelle du centre pour notre pause déjeuner...

Frederick Lutheran Church, bâtie en 1666 ...

Une belle demeure danoise...

Les fameuses 99 marches menant au château de Barbe-Noire ...

Couleurs ...

... et grâce ...

dimanche 19 mai 2013

19 mai ...


Un peu plus de 3m2 pour notre Gwen-ha-Du ...
A bord on n'oublie pas nos fondamentaux, à la St Yves on arbore fièrement notre pavillon national dans la mature...

Nous venons d'arriver dans la baie de Charlotte-Amalie aux Iles Vierges Américaines et vous savez quoi, nous les seuls à fêter la St Yves !!!
Nous sentons bien que nous avons une mission à mener en ces territoires barbares ...

jeudi 16 mai 2013

Du bleu, de l'eau et encore de l'eau bleue ...

Sopers Hole, pontons et bâtiments en bois
Tout va bien !

Je vois que plusieurs d'entre vous ce sont fait du soucis pour nous (on plaisante) mais rassurez vous, nous avons survécu aux attaques de pirates, aux attaques du soleil, aux apéros irrémédiablement liés au coucher du soleil, aux baignades nombreuses, aux immersions variées, aux barbecues épicés etc ...

Carine, notre amie est venue nous rejoindre (on passe sur l'épisode stress du à la lente fabrication du passeport et l'arrivée de celui-ci quelques jours avant de prendre l'avion). Nous devions aller à la marina de Nanny Cay, pour l'y accueillir confortablement mais hélas, le temps en à voulu autrement et nous a déchaîné une mer et un vent tels que nous avons préféré opter pour une option plus "portante" et aller à l'abri à Sopers Hole (que nous ne connaissions pas, c'était l'occasion).


Dès le lendemain et après de petites emplettes à terre, direction Cooper Island, dans Manchioneel Bay. Notre nouvelle invité est plongeuse confirmée mais aussi, et surtout, monitrice d'apnée, discipline qu'elle pratique depuis son plus jeune age, nous lui avons donc concocté un parcours découverte des Iles Vierges en mettant l'accent sur les "spots" sous-marins. Ce sera donc à une jetée de pierre de Cooper sur le site de Cistern Point que nous nous immergerons pour la première fois. Des barracudas de belle taille nous accueillent mais aussi nos habituels amis chirurgiens, sergents majors, etc ... puis de gros pagres, un banc de jolis tarpons nous accompagnera, de belles langoustes (non, j'ai pas touché). Un véritable aquarium s'offrira ainsi à notre passagère.


Douceur et sérénité ...


Puis nous feront un petit saut de puce pour rejoindre Salt Island. Cette île possède 2 marais salant (comme son nom le fait pressentir) qui ne sont plus en exploitation mais qui confèrent une atmosphère particulière à cette île isolée. Nous irons crapahuter sur ses sommets pour avoir un regard global sur les Iles Vierges. Mais nous sommes surtout ici pour l'épave du RMS Rhone, ce Royal Mail Steamer était un navire construit en 1865 de plus de 100m de long pour 2700 tonnes. Navire gigantesque à voile et aidé par un moteur à vapeur de 500CV énorme pour l'époque. Hélas, le bateau sombra le 29 octobre 1867 lors d'un terrible ouragan, seuls 1 passager et 22 membres d'équipage s'en sont sortis sur les 300 personnes du bord. Il repose désormais par 12 à 24 m de fond dans une eau agitée mais claire. Le bateau fut connu en 1978 grâce au tournage du film d'horreur "Deep", ce qui ajoutait du piquant à notre visite sur les lieux, s'il en fallait d'avantage ... Nous mouillerons dans la jolie petite crique sous le vent réputée instable sur les instructions nautiques mais d'un paisible confort. Nous y installerons même, pour jouer, un système de gueuse sur cordage nous permettant de descendre à -15m sans effort ... quand on aime ...



Les marais salants de Salt Island
Assez joué, nous partons pour les Baths désormais bien connus des services touristiques de Jingle. En revanche, nous déserterons la zone des bouées pour aller mouiller a Big Trunk Bay, nettement plus paisible et isolée. Là encore, découverte des fonds sous-marins ludiques et riches en espèces de poissons, notre invité à un faible pour les Perroquets Royaux, il y en a !

Nous mettrons les voiles par 20 nœuds de travers pour atteindre (rapidement) Gorda Sound. Ici encore plusieurs endroits nous intéressent, nous irons donc mouiller derrière la barrière de corail au nord de l'île. Un seul autre bateau à osé venir se dénicher une petite place entre les récifs, un OVNI ... français (décidément les meilleurs marins du monde). L'eau est belle et turquoise, le sable est blanc, l'ancre est piochée par 8m de fond avec nos habituels et sécurisant 50m de chaine, notre camp de base est installé! Nous alternerons les découvertes des fonds coralliens, les siestes, les lectures les repas et les baignades ... un rythme infernal !
Des raies Léopard, des raies pastenague américaines (les noires) de belle taille et d'immenses bancs de chirurgiens sont les principaux acteurs de nos immersions. Nous découvrirons aussi de vieux canons bien conservé mais certainement très anciens.


A l'abri derrière la barrière de corail ..
Mais aujourd'hui, nous voulions du "plus loin", du "plus profond" et des espèces de poissons différentes. Préparation de la navigation car il nous faudra embarquer un GPS sur l'annexe. En effet, nous allons plonger sur les "Invisibles" qui, comme on peut le craindre méritent bien leur nom. Cet amas de blocs rocheux repose par 17m de fond mais restent à moins de 2m sous l'eau et sont donc ... invisibles en dehors de l'eau ! L'endroit est réputé pour y abriter des Balistes noire et des Balistes océaniques, espèces peu courantes en Caraïbe. A peine immergés, Sandrine revient vers moi et me glisse: "J'ai vu quelque chose qui ressemble à un requin derrière le rocher". Habitué aux requins-nourrices assez placides et inoffensifs, j'allais lui poser la question quand "il" est apparu devant nous: LE requin de récif (Reef Shark), ni placide, ni inoffensif, on le caractérise dans les guide comme "potentiellement dangereux" (euphémisme pour un requin de classe "requiem"). On est venu jusque là, on va pas partir à cause d'un requin mais on jettera un œil régulièrement sur notre "ami" qui viendra, lui aussi, régulièrement nous rendre visite. Les canards se succèderont et nous verrons les Balistes, mais aussi d'énormes Carangues Noires en bancs et de très gros autres spécimen cachés sous les roches ou nageant en pleine eau. De très larges Gorgones violette se balancent au rythme de l'eau et d'autres système de corail en très bon état abritent une multitudes d'espèces, c'est un spot à ne pas manquer.

Bleu, bleu et bleu encore ...
L'eau, ça creuse... donc, ce soir, c'est barbecue! On a sorti des ribs du congélateur, puis ce sera marinade et youpi, c'est les grillades !















... et un peu de noir et blanc ...

Salt Island et ses marais salants

Fille photo

Fille mémo



mercredi 15 mai 2013

Attaque pirate ...

Dans cette partie paradisiaque du monde, on pensait être à l'abri des attaques pirates... C'est vrai sauf des pirates informatiques. En effet, notre compte à été attaqué, puis bloqué par le fournisseur de service pour des raisons de sécurité. J'ai donc du montrer patte blanche pour prouver que je n'étais pas un pirate et ainsi pouvoir "relancer" la machine ...

mardi 7 mai 2013

Quand le loup breton rencontre l'aigle américain ...

Nous sommes aux Iles Vierges Britanniques et nous avons un visa d'un mois. Nous voulons le prolonger de 2 semaines, ce matin nous partons donc vers les services d'immigration de Road Harbour, la capitale. On y explique notre cas: prolonger notre visa de 2 semaines.
- "C'est pas ici, faut aller au bureau principal et expliquer votre cas..."
Explication géographique puis on se dirige donc vers le Immigration Main Office / 2ème étage à l'autre bout de la ville. Il fait 35°, pas de vent, on arrive en sueur dans un bureau supra climatisé et ... On nous dit que ce n'est pas le bon bureau. On s'y dirige donc après explication, on entre, on prend un ticket car des personnes attendent leur tour. On patiente... Biiip, le n°70 s'affiche, c'est à nous ! On explique notre cas: rester 2 semaines de plus. L'officier nous annonce qu'il faut, au préalable, faire une importation temporaire du bateau (ça nous rappelle vaguement quelque-chose) et que pour ce faire il faut retourner au premier bureau (oui oui, celui à l'autre bout de la ville par 35° sans vent) mais au 1er étage. On dit merci (...) et on reprend notre bâton de pèlerin et arrivons à l'étage, aux douanes. On explique notre truc: 2 semaines bla bla, le douanier nous annonce une taxe d'importation temporaire de 200 dollars ! On le regarde, on se regarde :
- "200 dollars pour 2 semaines de plus ? c'est pas un peu cher ?"
Nous interrogeons:
- "Et si on sort du territoire britannique aujourd'hui et qu'on revient demain, on a droit a combien de jour supplémentaire?"
L'officier :
- "30 jours, mais il y a une taxe"
-" Haaaa ...  et de combien ?"
- " 75 cents" (50 de nos centimes)

 silence ...

En résumé, soit on part dans une procédure administrative d'importation et ça nous coute 200 dollars pour 15 jours ou on fait le tour de l'île en face en bateau (Iles Vierges Américaines) et ça nous coute 75 cents pour 30 jours ...
Devinez quoi, on est venus faire un tour sur l'île d'en face !

Pavillon de propriétaire et pavillon de courtoisie

Nous avons un visa permanent pour les USA, donc les formalités douanières pour arriver ici n'ont été ... qu'une formalité. Chez les américains, la douane et l'immigration ça rigole pas vraiment mais 2 jeunes retraités souriant qui viennent avec leur "sailing yacht" en vacances chez eux, ils aiment bien.

Bon, c'est pas le tout mais demain on repart ... pour les îles britanniques d'en face... pour 2 semaines !!!

mercredi 1 mai 2013

Virgin Gorda Yacht Harbour ...


Une petite photo vite fait comme ça que je viens de prendre à l'instant ... le bureau de la marina de Spanish Harbour avec son ponton carburant, ses pélicans, son ciel bleu, ses palmiers et sa sérénité ... On habite en face, à 50m ...

En danger critique d'extinction ...

La Tortue Luth.
2m de long et plus de 450Kg ...

C'est la plus grande des sept espèces actuelles de tortues marines, la plus grande des tortues de manière générale, et le quatrième plus grand reptile
Elle ne possède pas d'écailles kératinisées sur sa carapace, mais une peau sur des os dermiques, un dos cuirassé. Elle est la descendante de l'Archelon espèce géante préhistorique
La tortue luth fréquente tous les océans de la planète, mais sa survie est gravement menacée par le braconnage, les filets de pêche, la pollution et l'urbanisation du littoral. Elle figure sur la liste rouge de l' U.I.C.N (Union internationale pour la conservation de la nature) des espèces en voie de disparition et fait l'objet de conventions et de programmes internationaux de protection et de conservation.

La tortue luth est une excellente plongeuse puisque des scientifiques ont relevé plusieurs observations de tortues luth jusqu'à 1 300 m de profondeur pour des plongées de  plus de 80 min (ça laisse rêveur).

Venue pondre sur la plage, elle creuse un trou avec ses pattes arrières pour les cacher...

La méduse constitue la majeure partie de l'alimentation de la tortue luth, elle parcourt plusieurs milliers de kilomètres lors de ses voyages transocéaniques pour rejoindre ses aires d'alimentation en méduses. Elles progressent en s'orientant à l'aide du champ magnétique terrestre. Elles quittent chaque année les eaux tropicales pour les eaux polaires en suivant le Gulf Stream. Elle peut consommer quotidiennement une quantité de méduses égale à son propre poids. La tortue luth a donc un rôle crucial dans l'équilibre écologique mais aussi économique du fait de son alimentation. En effet, en consommant des méduses, elle réduit leur nombre et ces dernières consomment donc moins ce qui à une influence positive sur les populations de poissons, les méduses étant d'importants prédateurs d'alevins.
Les tortues n'ayant pas de dents et les méduses étant difficiles à déchiqueter, les scientifiques se sont demandé comment les tortues luth pouvaient s'alimenter avec ces animaux. On a découvert que l'œsophage de la tortue luth, tapissé d'épines, avait pour fonction le dépeçage des proies.


La prédation animale est importante lors de l'éclosion des œufs car le jeune animal de quelques centimètres à la naissance est menacée par les crabes, caïmans, oiseaux et mammifères s'aventurant sur les plages. Mais, les œufs sont aussi directement menacés par les insectes et, en Guyane française notamment, par la courtilière. Une fois arrivées à l'eau, les jeunes tortues luth ne sont pas encore en sécurité, elles deviennent les proies des pieuvres et gros poissons.
Mais, si la tortue luth est une espèce en voie de disparition, c'est majoritairement à cause de l'homme. La première raison est la pollution des eaux. La tortue luth confond les sacs en plastique rejetés dans la mer avec des méduses, les mange et ne peut les régurgiter, ce qui leur provoque une occlusion gastrique ou intestinale. C'est la plus grande cause de mortalité de l'animal. Un autre facteur est la multiplication des filets de pêche qui piègent sous l'eau les tortues et provoquent leur mort par noyade. En effet, la tortue luth, étant incapable de nager à reculons, ne peut s'en libérer.

La tête porte des traces de blessures causées par les filets, les hélices et les prédateurs ...

Malgré les programmes de protection la prédation a tout de même augmenté puisque les œufs de l'animal, déjà utilisés traditionnellement dans l'alimentation des Kalinas ou des Indonésiens, sont devenus la cible de nombreux braconniers. En effet, les œufs de tortue luth sont considérés comme aphrodisiaques au Mexique. La chasse de l'animal en lui-même est parfois même constatée. Au Togo, notamment, des féticheurs réduisent la carapace de l'animal en poudre, la mêlent à du miel et s'en servent comme remède contre les syncopes infantiles. La graisse est utilisée contre les rhumatismes. Les carapaces, par ailleurs, sont aussi parfois utilisées dans l'art traditionnel local (une centaine d'entre elles est exposée au Musée de Géologie de l’Université de Togo). Dans certains pays, les femelles sont tuées et leur peau est transformée en bijoux et autres souvenirs touristiques.

Il ne resterait plus que 100 000 tortues luth environ dans le monde... Et comme de nombreuses populations de tortues luth sont en net déclin depuis plusieurs années et que le nombre de lieux de ponte a beaucoup diminué, la tortue luth est inscrite sur la liste rouge de l'UICN avec le statut: « danger critique d'extinction ».

Nous avons eu la chance d'assister à la venue sur la plage d'une femelle, pour y pondre. Adulte, elle mesure 2 m de long pour un poids variant de 450 kg à un record observé de 950 kg ...






(merci wiki pour les infos)

mardi 30 avril 2013

D'île en île...

Exploitation du petit personnel du bord ...
Opération sauvetage de l'annexe effectuée! Les fuites ont été trouvées (c'est presque le plus difficile), les placards en Hypalon découpés, mis en place et collés puis nous avons essayé un "produit miracle" de chez Soromap pour limiter les pertes de pression dues à la porosité du tissus et apparement ça marche. Il aura fallu quand même remuer l'annexe dans tout les sens pour que le produit se propage partout à l'intérieur et à deux avec du vent sur un ponton c'est un régal ... mais... c'est reparti pour un tour avec une annexe que nous n'avons plus a gonfler 2 fois par jour.

Jingle tout seul dans Little Harbour
Les parents de Sandrine, ont embarqués et commencent à prendre leurs marques dans ce nouvel
environnement que représente un bateau. Nous mettons les voiles en direction de White Bay sur Jost Van Dyke l'île au Nord-Est des Iles Vierges. Nous mouillons par 2,30m sur un sable de corail après avoir passé la barrière de récif protégeant la baie. Plages de sable blanc, transat à l'ombre des cocotiers, eau à 26°... Nos passagers sont ainsi mis à la fréquence du diapason des Caraïbes...

Jost Van Dyke


Après une balade à pied sur Great Harbour, nous pousserons un peu plus à l'Est et mouillerons à Little Harbour, une petite crique mignonne comme tout et un peu délaissée en journée. C'est pourtant une excellente halte culinaire, en effet on y trouve "Sydney Peace and Love" qui propose des portions pantagruéliques, on s'est retrouvé avec 1,5Kg de langouste dans notre assiette (1/2 langouste pourtant!) on s'en ai gavé jusqu'a plus faim, de plus le repas du Capitaine est offert par la maison, impossible de résister... Promenade à pied d'abord puis en bateau le lendemain vers Little Jost Van Dyke, Sandy Spit et Sandy Cay.

Petite maisonnette sympathique de Peter Island



Nous appareillerons en direction d'une autre île: Peter Island. Nous slalomons entre les îlots à l'Ouest
de Tortola, passons Soper Hole et tirons un bord vers Great Bay. Nous mouillons par 15m de fond de sable, l'eau est limpide et poissonneuse et surtout d'un calme digne d'un lac. L'annexe est mise à l'eau puis tirée à terre sur la plage, nous partirons à la découverte de Sprat Bay puis, plus loin, Deadman's Bay au nom faussement évocateur car l'endroit est paradisiaque. Les journées sont aquatiques ou à dominante littéraire mais paisibles dans tous les cas. Le rituel qui structure notre vie, soit l'apéro au coucher du soleil, est de rigueur depuis le début et chacun varie les plaisirs.

Deadman's Bay ... un endroit charmant ...
L'île suivante sera Cooper Island, à Manchioneel Bay (Baie des Mancenilliers) ou nous y mangerons du mi-cuit de thon, de la coryphène grillée, du vivaneaux et du taditionnel "roti" de poulet Caraïbe. A une encablure de notre mouillage, Cistern Point est un spot sous-marin remarquable. Nous y trouverons, entres autres, des bancs d'énormes Sorbes peu farouches, des Pagres Dispo, un banc impressionnant de Platax, ces poissons à la forme d'as de pique puis nous avons croisés de beaux et massifs spécimen de Tarpons dont un qui nous est passé à porté de main en nous ignorant complètement, le tout sur fond de corail "corne d'élan" ou grouille une grande quantité de Demoiselles Noires, Papillons et autre Girelles à tête bleue. Le lendemain nous nous sommes mis à caréner le bateau, cela n'avait pas était fait depuis notre séjour dans le lagon de St Martin, et c'est là que nous avons vu notre plus gros Barracuda. Celui-ci faisait plus de 15cm de large pour 1m50 de long, une gueule horrible avec des dents de plus d'1cm qui en sortaient a chaque mouvement de machoire et comme d'habitude d'une dévorante curiosité sur ce que nous étions en train de faire et donc... il se rapprochait de nous à portée de main sans aucune crainte (sauf la nôtre), nous avons tenté de l'effrayer sans succès et avons donc appris à travailler sous l'eau avec toujours un oeil sur notre ami qui restait immobile à nous regarder et passer dans notre dos... il est resté près du bateau jusqu'a notre départ...

Iguane à Cooper Island ...
Nous reprendrons notre route en longeant Ginger Island, puis Fallen Jérusalem pour venir prendre
une bouée aux Baths au Sud de l'île de Virgin Gorda. Deuxième visite pour nous mais toujours aussi sympa, même si les "fournées" de touristes qui y sont parfois déversées gènent un peu le paysage. Promenade ludique sous-marine pour les uns, promenade pédestre et découverte des amas chaotiques de blocs de granit à terre pour les autres, puis plage ...



Deux passagers de plus à notre bord ...




Nous nous glisserons ensuite derrière la barrière de corail par le chenal d'accès qui protège l'entrée du Virgin Gorda Yacht Harbour... C'est une marina au charme brittanique et à la saveur Caraïbe, on adore l'atmosphère de ces endroits ou il a suffit d'un peu d'efforts pour que ce soit joli, efficace et bien entretenu. De plus, tout le monde m'appelle "Sir" ou "Captain" et ça me fait croire que je suis quelqu'un d'important. Comme dans toutes marinas, on en profite pour faire l'éternel courses-lavage-lessivage du bateau et du personnel, puis balade et plage pour certains et maintenance et glandouille à bord pour ... heu ... moi.




Ce soir diner au restaurant près de la plage ...

Après cette escale, nous devrions rejoindre Gorda Sound à nouveau, puis redescendre sur Road Harbour ensuite ...

Bains aux Baths ...

Notre baobab se porte bien ...
Sandrine dans son fauteuil gonflable...

lundi 22 avril 2013

BVI, les Iles Vierges... peu effarouchées ...



Seuls au Baths, on n'y croyait pas..
17h45, le pont du lagon de Saint Martin s'ouvre coté français... Il y a de grosses rafales à plus de 20
noeuds et le passage n'est pas très large au niveau du pont. Et oui, c'est pas toujours bien d'avoir un bateau de plus de 7m de large, arrivée en crabe devant le pont pour contrer les rafales puis plongeon plein gaz dans l'axe, puis on déborde les récifs affleurant sur tribord et hop, nous sommes dans la baie !
Il y a 20/22 nœuds ... ris, pas ris ??? Selon les gribs le vent ne doit pas forcir: on envoie toute la toile. On est à 120° du vent apparent, ça file gentiment entre 7 et 9 nœuds sereinement, une houle favorable de 3/4 arrière nous accompagnera tout le long. On ne prendra pas de ris pour la nuit comme décidé initialement, c'est sport mais confort. Le sillage est propre, pas d'embardée, juste une petite réaction du pilote en haut de la vague pour glisser sur son dos gentiment. On avalera les 85 milles en moins de 11 heures, soit 8 nœuds de moyenne, sans doute notre plus belle navigation.

C'est beau le Granit ...

Au petit jour, les BVI (comprenez les Iles Vierges Britanniques: British Virgin Islands) se dessinent devant nous, nous empannons délicatement ( 110m2 de toile, 20 nœuds...) pour se recaler et viser l'entrée entre les récifs du passage de Round Rock, nous devrons empanner à nouveau pour être dans l'axe... Il y environ un demi-mille de passage mais, bon sang, quand la mer est formée pourquoi les rochers paraissent menaçant avec leurs feux d'artifices d'écume blanche et si rapprochés ??? Une fois à l'intérieur du passage Francis Drake, c'est vrai, il y a moins de mer car nous sommes protégés par le chapelet d'îles qui remonte vers le Nord, mais nous sommes orientés différemment et les 20 nœuds (réels) sont toujours là, prise de ris, 1 puis 2 (un cata à 60° du vent ça avance bien) et repérage du mouillage de Thomas Bay à Spanish Town, ou nous irons faire nos formalités d'entrée. On est un peu crevés, on restera là à se reposer et découvrir la ville à pied.

Baignoire privée ...

Dès le lendemain, observation à la jumelle, pas de monde au Baths: on décolle. Les filles, de toutes façons, nous ont conseillé un mouillage peinard que l'on garde en option 2. On arrive aux Baths: pas un chat ! Il y aura un peu plus de monde dans la journée mais globalement, c'est cool.
Yoga, petit déj léger et on se prépare à la visite des rochers sous-marins. L'eau est tellement claire qu'elle parait inexistante, on flotte en apesanteur. L'endroit est très ludique, des blocs de granit plein de vie sous-marine plongent verticalement sur 6/7m sans effleurer la surface, c'est marrant et beau.
Nous poursuivrons notre visite du site à terre, c'est joli aussi et évidemment ce serait encore plus vrai si nous étions seuls mais c'est trop demander...



Quelques jours plus tard, nous décollons pour Gorda Sound, au Nord de l'île. Nous y avons repéré un mouillage sous le vent d'une île privée et protégé de la houle par une barrière de corail. On mouille par 10m de fond et nous resterons seuls à patauger sur la barrière. Puis nous ferons le tour de Prickly Pear et mouillerons près de Cactus Reef, face à nous, une petite plage à retenue l'attention de Sandrine qui adore ce genre d'endroit inaccessible par la terre. Un grand Barracuda se prendra d'affection pour nous et ne quittera ni le bateau pendant la nuit, ni nous-même pendant nos randonnées aquatiques. C'est gentil et curieux et ça vous suit comme un bon toutou, ces gros poissons là, mais ça à une sale gueule (y'a pas d'autres mots) et sa présence est agaçante.




Puis nous ne louperons pas d'aller mouiller près du trio d'îlots des Dogs, pour aller s'immerger dans le parc naturel de Great Dog. Requins, raies, Anges Royaux et autres langoustes (non, je ne l'ai pas dit), on reviendra ici car cela mérite une autre visite, hélas, la tenue du mouillage est médiocre, les fonds plongent rapidement et nous ne pouvons pas y rester la nuit.
Direction, Marina Cay, cette petite île de 300m de long est mimi comme tout mais son mouillage rendu inconfortable par le temps qui se dégrade, nous fera partir vers Tortola dès le lendemain.
30 nœuds nous attendrons le lendemain pour faire le tour de Beef Island et aller nous planquer dans Fat Hogs Bays pour la nuit. Après visite des marinas s'y trouvant, nous préférons continuer notre route vers Nanny Cay et nous y installer pour attendre nos prochains convives: les parents de Sandrine. Nous en profiterons pour réparer notre annexe que l'on doit maintenant gonfler deux fois par jour (...), nettoyer le bateau, dérouiller les inox, bidouiller 2 ou 3 trucs dans le mat puis sur les bossoirs... la routine de maintenance... 

En pleine crise de nerfs ...

Devil's Bay, la baie du Diable, si l'enfer c'est ça...

La petite plage de Sandrine à Preckly Pear

Sandrine sur les pontons de Marina Cay

Une configuration que l'on commence à prendre : sous génois seul ...
Que faire de plus quand on file 6 nœuds comme ça ???

Les Iles Vierges mais peu farouches se laissent aisément aborder ...

Les parents de Sandrine sont arrivés, 2 jours à profiter de Nanny Cay, sa plage, sa piscine, ses boutiques, ses restaurants, puis nous continuons notre balade par Jost Van Dyke, puis le chapelet Norman, Peter, Cooper, retour sur Virgin Gorda, puis .... on verra ...

lundi 8 avril 2013

Changement d'air ...

Travaux (pour le moment...) terminés !
Je ne vous raconte pas le trajet entre Island Water World et le bateau en annexe, celle-ci remplie de cartons aussi fragiles que ne supportant pas l'eau avec rafales à 30 noeuds, mais, au final, les différentes parties de l'éolienne réussirent à monter à bord... Puis découverte de la faculté de certains fabriquant à multiplier le nombre de pièces détachées et ... à assembler pour le montage de l'ensemble. Une crise de synthèse plus tard, je compris ce que le fabriquant attendait de moi: faire une partie de son travail, qu'a cela ne tienne, ce sera fait !

Wind power !

 Ce fut un soir tardif que nous pûmes lâcher d'une main pleine d'appréhension l'hélice de notre éolienne finalement en place. Elle tourne ! et dans le bon sens ! Ce seront 2, puis 4 puis 10 ampères qui rentreront dans notre stock d'énergie... Cela varie bien entendu avec la vitesse et la constance du vent, ne nous reste plus maintenant qu'à faire des bilans énergétiques pour évaluer son efficacité.

Quant aux autres travaux on vous passe les détails de la mise en place de la cuve d'eau noire et de sa plomberie nettement moins glamour, moins passionnant mais bien plus énervant ... :)
Bon, tout ça c'est fait et nous faisons l'impasse sur l'électronique que nous devions installer et investissons dans de l'accastillage supplémentaire que nous mettrons en place progressivement.

L'heure est venue de changer d'air, d'un coup de pale, d'aller faire un approvisionnement victuailles et carburant, passer chez Banana-Moon pour parfaire la garde-robe de Sandrine puis pointer notre nez vers les Iles Vierges Britanniques... Virgin Gorda est la première dans notre mire.
Avec ces travaux nous n'avons pas vraiment eu le temps de nous renseigner sur cette région de la Caraïbe, nous allons donc la découvrir au jour le jour ...