mercredi 17 septembre 2014

Sortie d'eau ? No problemo !

La date de notre vol pour l'Europe s'approche, il nous faut sortir le bateau de l'eau avant de partir.
Ici, c'est simple, on positionne le bateau dans une darse, on glisse une remorque hydraulique en dessous, on cale sous les points d'appui, on lève et on sort de l'eau. Le tracteur fait un créneau avec le bateau ainsi remorqué et on pose ...

La remorque s'approche...

... on cale ...

... et on sort ...

Jingle peut ainsi se reposer sagement au paddock pendant notre absence ...

jeudi 11 septembre 2014

Pas de demi-mesures pour le demi-siècle ...

Ils me sont tombés dessus presque par hasard, en tous cas sans crier garde, je les voyais bien s'approcher mais comme une irréalité ou comme un nuage au dessus de la tête et non comme un fait considéré parfois comme un sommet, un tournant ou au moins une étape.
Mes 50 balais n'ont globalement rien changés en moi, si ce n'est qu'ils me renforcent dans ma volonté de vivre comme je vis aujourd'hui, pleinement, de plus en plus sereinement, sans craintes irrationnelles et les crocs sortis pour dévorer cette vie si courte armé de mon insatiable curiosité qui m'a toujours fait avancer ...

Alors lorsque les copains m'ont demandés ce que je voulais pour mon anniversaire, j'ai simplement répondu: je veux des copains autour de moi, alors pas tous bien sur car je suis loin de mon village d'irréductibles, mais tous ceux présents, que l'on ai à manger (beaucoup), que l'on ai à boire (beaucoup), que l'on chante, que l'on s'amuse, que l'on rigole et qu'on ai de la bonne musique.

C'est simple, mais ce sont mes fondamentaux...


Larry, le Maître du Feu, sans qui rien n'aurait été possible, à cuisiné assez de viande pour les 3 jours ...

Larry à l'ouvrage avec Stuart comme aide de camp, sale temps pour les cochons grillés ...

On m'a fait la surprise d'une Pinata (Pignata), ou bravant tous les dangers j 'ai du me battre les yeux bandés contre un monstre en carton ...

Quelques-unes des tablées présentes

Au milieu, mon nouvel ami: Slurp...

Comme très souvent et à plus forte raison ce soir là, les instruments sont sortis ...

Que cela ne s'arrête jamais ...

Je l'avais bien dit, la vie est simple ;)

samedi 6 septembre 2014

De Grenouille Fumante à Soleil Noir ...


Tikal (ou Tik’al selon l’orthographe maya moderne) est l'un des plus grands sites archéologiques et centres urbains de la civilisation maya précolombienne.
Elle est située dans le département du Petén au nord du Guatemala. Ce site fait partie du Parc National de Tikal et a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 79.

Tikal était la capitale d'un État conquérant qui fut l'un des royaumes les plus puissants des anciens Mayas. Bien que l'architecture monumentale du site remonte jusqu’au 4éme siècle av. J.-C., Tikal n’atteignit son apogée qu’ entre 200 et 900 de notre ère. 

À cette époque, la ville dominait politiquement, économiquement et militairement, une grande partie de la région maya, tout en interagissant avec d’autres régions jusqu'au Mexique. Puis Tikal fut conquise au 4éme siècle de notre ère. Ensuite, aucun nouveau monument important n’a été construit, les palais de l'élite ont été brûlés et le déclin démographique progressif conduit à l'abandon du site à la fin du Xéme siècle.



Tikal est l’une des mieux connues des grandes cités mayas, grâce à la transcription d’une longue liste de rois, dont pour la plupart on a découvert les tombes, leurs temples et leurs palais. Parmi eux, ceux aux noms imprononcables Yax Ehb' Xook ou Nuun Ujol Chaak et d'autres aux noms que l'on à pu "traduire" grace aux glyphes-emblèmes et évoquant les grandes épopées féodales et guerrières de l'apogée du régne maya, Feuille-Jaguar, Ciel d'Orage, Double Lune mais aussi, et ceux-là se rapprochent plus des aventures de Tintin mais sont pourtant réels, Grenouille fumante, Soleil Noir et le Seigneur Chocolat.

 

Nous n'avons jamais été aussi au courant de la culture maya que depuis notre périple à Tikal, en effet nous nous sommes offert la compagnie d'un guide, Ever, qui, amoureux et fiers de ses origines, nous à fait partager sa passion pour cette culture ancestrale. Sans lui, nous serions passés à coté de détails importants et nous n'aurions fait que nous promener dans une successions de ruines alors que nous avons réalisés, grace à lui, un voyage dans le passé, un voyage de plus de 2000 ans ...

Le soleil n'est pas encore levé quand Ever vient nous chercher pour aller grimper en haut d'un temple dans le noir et après avoir vaincu notre peur des hurlements rauques et inquiétant des singes-hurleurs. De là, nous apercevons la jungle à perte de vue recouverte de brumes lourdes. Puis, peu à peu nous entendons la jungle se réveiller et les volutes de brume nous dévoilent lentement les temples dominant sereinement les collines avoisinantes. Ce spectacle donne le rythme des promenades qui vont se succéder dans ce site à l'ambiance magique malgré le peu de choses "à voir".


Pour les fans de Star Wars, c'est la planète rebelle. Pour le les autres ce sont les temples de Tikal

Le Roi Chocolat ...

On est venus découvrir des temples dans la jungle...

Seule la moitié de ce temple est visible, le reste encore enfoui le reste pour le protéger, faute de moyens...

Anciens palais de construction "robuste" qui à traversé les ages ...

Masque en stuc qui orne les sous-structure d'un temple


L'acropole Nord

Le Temple N° I







jeudi 4 septembre 2014

Flores, l'escale paisible ...


Une invitée désormais habituée du bord, Carine, vient nous rejoindre. Nous profiterons de sa visite pour lever le nez de nos travaux et aller traîner nos sandales à l'intérieur du pays. Nous sommes au cœur de la culture Maya et pas très loin d'un des plus grands, sinon le plus grand site archéologique de cette culture qui se perd dans les ages: Tikal. Mais auparavant nous allons faire une escale à Flores. Une des nénette de la marina à un frère qui à un mini-bus et qui peut nous amener la-bas pour plus confortable que les chicken-bus nationaux et pour à peine plus cher, nous ferons donc la connaissance de Ricardo. Super sympa et avec l'étincelle au fond de l'oeil qui me plait, nous aurons recours a ses services plus d'une fois ultérieurement ...

Regle N° 14, peu importe ou tu es, commence par y manger et boire...

Flores est la capitale du département du Petén dans le nord du Guatemala. Cette vieille ville est située sur une île du lac Petén Itzá. Elle est reliée à la terre ferme par une chaussée de 500 m de long. Elle a été construite sur le site de la cité maya de Tayasal, dont il ne subsiste hélas rien mais l’atmosphère aux couleurs joyeuses qui s'en dégage ne laisse pas insensible...



Ambiance paisible et conviviale dans les rues et ruelles de l'île...

Une îles sans église, c'est comme ... je vous laisse le choix....

On ne se lasse pas de ces couleurs chatoyantes...

Les tuk-tuk taxis ne sont pas débordés en ce début d'après midi ...

Bleu, rose, vert, un autre bleu, ocre, un autre vert, rouge, blanc... rouille est aussi une couleur :)


mardi 2 septembre 2014

Dieux du ciel !

Amérique latine, l'été c'est la période contrastée du chaud et humide. Bien heureux d'être à l'abri sous notre tente d'estivage nous rentrons quand même un peu la tête dans les épaules lorsque nous entendons les orages déchirer le ciel. Même les bateaux tremblent quand le tonnerre gronde et explose quelque part, pas loin et frappe le sol avec la fougue et la force d'un animal sauvage...

Ici, nous sommes à l'abri du vent, de la mer mais jamais du ciel ...

La marina vue du bateau avec cet éclairage particulier de "l'avant orage" ...


Les Dieux du ciel sont en colère et menacent nos mats du pire ...


lundi 1 septembre 2014

Shopping à Frontéras: magasins de couleurs et de tout...

Toujours très haut en couleurs ...
Les travaux se terminent, au moins ceux nécessaires à notre vie sur place et à notre sortie d'eau prévue mi-septembre. Les locaux sont charmants et accueillant et sont à un tel point serviables que s'en est presque génant d'avoir à refuser les différents produits que le gars part chercher inlassablement dans le fin fond de son stock rien que pour toi. Cela compense le manque de choix des matériaux mais globalement entre le matériel industriel et le petit dépot West Marine d'à coté on s'en sort très bien.
Parfois la solution consiste simplement à s'armer de patience et farfouiller dans les nombreuses échoppes de Frontéras, le manège commence alors: rentrer dans le magasin, en faire le tour avec un scan de ses propres yeux, ne pas trouver, demander au vendeur qui nous suit depuis le début en souriant, le voir réfléchir puis soit décliner soit voir son visage s'illuminer. Dans ce cas, patienter pendant qu'il monte à l'étage ou part "quelque-part" derrière pour nous dénicher un bout de cable, un jeu de cosses, des colliers de serrages (etc) qui nous satisferont ou pas, puis recommencer avec le magasin d'à coté, jusqu'à l'autre bout de la ville ...

Notez à gauche, le comptoir à liquadores...


Le tout se fait dans une ambiance détendue malgré les énormes camions qui frôlent les étalages régulièrement et qui font que l'ensemble des passants tel un ressac sur une plage rentre et sort des magasins pour éviter les roues de ces monstres mécaniques. Certains magasins sont rapidement catalogués par nos yeux en éternelle recherche technique comme n'étant pas "valables" pour nos travaux, en revanche, ils restent intéressants pour leur charme et les produits locaux nécessaires à la vie ici. Selles de cheval, cordes à bétail, produit vétérinaires, fils barbelés et ree-bar font effectivement partie de la vie quotidienne des éleveurs, nombreux dans tout le pays. C'est pour cette raison qu'il n'est pas rare de croiser des personnages dont les tenues vestimentaires n'ont d'égal que leur démarche chaloupée, chemise à carreaux, chapeau de cow-boy (enfin de ranchero), ceinturon et énorme (parfois vraiment énorme) boucle de ceinturon (brillante si possible) et bottes à extrémités pointue et talons biseauté.

Le tuk-tuk, engin improbable mais inévitable aux 4 coins du monde et si pratique ...

Dans un recoin ou entre un vendeur de chaussures et un de téléphones il n'est pas rare de dénicher une cantina ou vous sera servi le plat du jour, souvent du poulet, du boeuf ou du porc avec des légumes "du jardin", des tortillas, du riz, des pates ou des pommes de terre, parfois les 4... Servi avec une boisson, on s'en sort pour 1,50 euros à 3 euros. Ce ne sont pas des restaurants mais des cantinas ou on y mange "comme à la maison", on est souvent tous à la même table et pas question de trainer à table sur l'heure de midi car il faut laisser sa place aux suivants mais c'est pas cher et c'est bon avec de bons produits. Pour un stop "soif" et/ou petite faim on peut aussi s'arréter prendre un Liquadores, mon favori c'est une barquette de fraise, une barquette de glaçons et le tout dans un blender qui vous sort une boisson "pure fruits" aussi désaltérante que nourrissante. Cette ville est vraiment sympa et dépaysante de plus carrément non-touristique elle est un reflet exact du Guatemala et de ses habitants...

Un cordage ? Oui... quelle couleur ?

Enfer mécanique, parfois plusieurs de ces monstres se suivent parfois ils se croisent ...

De tout, de tout et encore de tout ...


La gare routière nationale...

lundi 25 août 2014

Après le bleu ... Le vert !

Une fois "Raoul" contacté, les autorités sont contactées et une "lancha" amènent les fonctionnaires à bord, ils sont 4, pour "inspecter" le bateau et remplir les formulaires d'entrée. En guise d'inspection, on échangera 2 mots et on invitera tout le monde à boire un café ou une limonade, 2 signatures plus tard et dans une atmosphère des plus détendue, tout ce petit monde s'en ira paisiblement retournée à ses activités tout aussi paisibles de la journée qui les attend. En effet, nous passons par un "agent" qui va s'occuper de nous faire nos visas d'entrée ainsi que les documents d'importation temporaire du bateau, cela soulage ainsi tout le monde, les officiels qui savent ainsi que tout sera en ordre, nous car nous n'avons pas à courir de bureau en bureau à la recherche du coup de tampon qui manque et cela finira tout de même par soulager notre porte monnaie de quelques Quetzal car cet agent est bien entendu payant .

Nous en profiterons car c'est l'heure du déjeuner pour aller découvrir et déguster un Tapado, spécialité de Livingston. Une sorte de grosse soupe de fruits de mer avec crevettes, poissons et crabe cuits dans un bouillons de coco avec épices. On s'en fout partout parce-qu'il faut attaquer ça avec les mains mais c'est divin. De retour au bureau de Raoul, il me ferra enfourcher sa moto pour que j'aille à l'immigration signer un document et hop tout est en ordre, nous pouvons repartir ...


Délit de sale gueule pour ce Cobia, poisson verdâtre à la chair flasque, on le laissera repartir ...

Après les îles aux eaux bleues et aux plages blanches, nous entrons dans le domaine de l'eau verte, c'est un fleuve et ses eaux sont très chargées. Nous entrons aussi et c'est un choc pour nous dans le domaine de la verdure, nous sommes "entourés" de végétation et cela surprend dans un premier temps.

Un petit espadon mignon, mais très gros culinairement parlant, idem on le laissera repartir ...
 Nous serpenterons les premiers milles en croisant et se faisant dépasser par les lanchas des pêcheurs, les lancha-taxi, les lanchas de transport, ces barques ultra-motorisée filent à 25/30 noeuds sur le fleuve... Les seules embarcations que nous dépasserons seront les canoës des indiens Garifunas qui, stoïquement, lancent sans relâche leurs filets...

Mouillés à Livingston, devant nous l'entrée très échancrée du rio Dulce

De jolies maisons intégrées dans la verdure ...

Villages le long du fleuve, pas de garage à voiture, que des bateaux !

Les voiles sont rentrées et les 2 Volvo tournent ....

Et un selfie du mousse !

Monde de verdure et de falaise, cela nous change de nos plages de sable blanc. Une "lancha"-taxi nous dépassera.

Même l'eau à se stade est devenue verte ...

Les indiens Garifunas, grand pêcheurs, sont perpétuellement sur l'eau dès leur plus jeune age

Pêcheur 

Nous nous arrêterons 2 jours à Texan Bay avant de remonter vers Frontéras 

Certaines villas le long du rio sont digne de très beaux hotels, ici (encore) grosse différence de niveau de vie ...

Villa pour le week-end ...

Vue de Jingle hier soir ...

Le hamac va venir trouver sa place sous cet abri ombragé ...

A l'ombre et à l'abri de la pluie !
Nous sommes arrivés à Frontéras, nous n'avions pas réservé de marina, aussi nous avons mouillé devant la ville et nous sommes dirigés vers Nanajuana, la marina qui est à même de sortir le bateau de l'eau dans un mois. Jean-Claude nous y accueille et nous indique une place de disponible pour Jingle, nous ferons la manœuvre le lendemain car une brise souffle de travers. Nous viendrons nous imbriquer entre le Catana 47 de Christian, un français qui fait du charter sur le Belize en saison et un couple d'Australien. Un couple de français à deux places d'écart sont aussi sur Orana. Nous faisons rapidement connaissance avec tout ce petit monde et rendez-vous est pris pour une grande bouffe sous la palapa jouxtant le ponton et à disposition des voyageurs ...

Quelques travaux nous attendent en dehors du gros ménage "classique", en effet, notre chargeur de batterie est mort à Cuba et nous devons installer un déshumidificateur mais avant ces travaux électrique, la chaleur (40°c dans le bateau) nous rappelle vite à l'ordre. Nous irons donc en ville investir comme beaucoup ici dans de la bâche et installer un "système" d'ombrage sur le bateau qui protègent des rayons mordant du soleil qui tape dès 6h30 et qui crée un courant d'air. Double usage pour cette tente Berbère, tous les soirs et toutes les nuits les orages terribles typiques de cette saison déversent leurs pluies torrentielles et nous empêchaient d'ouvrir les capots et hublots pour ventiler, l'atmosphère devenait étouffante avec des taux d'humidité de 95% et des température de 37° pour les plus fraîches, les moustiques et autres insectes ajoutaient à cet inconfort.
Ceci étant fait, nous pouvons nous atteler aux travaux électriques et autres ...