mardi 29 novembre 2016

Suivre les vents ... vers Corralejo ...

Contrairement à beaucoup d'endroits connus par les navigateurs pour pouvoir y vivre sur son bateau, aux Canaries les vents sont perpétuellement changeants.
En effet, hormis des conditions avec un bon gros anticyclone situé au niveau des Açores qui peuvent installer une certaine dominance des Alizés de nord-est.

Le jeu est donc de suivre les vents pour s'en protéger, lorsqu'on est au mouillage ou dans des marinas mal protégées, et/ou les utiliser pour naviguer. Il faut donc veiller en permanence aux prévisions qui, sur un archipel, ne sont valables qu'a court terme et peuvent annoncer des changements radicaux en force et direction.

Si j'en parle c'est que cela va être le cas. Le vent est sud/faible et doit virer nord/fort, notre mouillage sera exposé, nous devons donc partir.

Coucher de soleil sur Corralejo ...


Peu de distance à parcourir en revanche car seuls 8 milles nous séparent de Fuerteventura. Nous irons nous mettre à l'abri en allant mouiller à Corralejo, petite bourgade située juste en face de Isla Lobos (l'île des loups). Les fonds sont de mauvaise tenue et parsemés de rochers, nous passerons un peu de temps à "bien" mouiller et déroulerons 60m de chaîne et serrerons un peu l'alarme.

De gros nuages noirs - surtout les vents qui vont avec - nous ferons rester sur le bateau le lendemain et surveiller notre ancrage, tâche qui, derrière sa guitare, devant un film ou allongée sur un tapis de yoga n'est pas si ardue ... Le soir, les conditions seront suffisamment calmes pour que l'on aille à terre découvrir les joies et plaisirs peu connus de Corralejo. En effet, ce village, bien plus grand qu'il n'y parait de la côte est charmant. Plein de terrasse sur la plage pour y boire un verre au coucher du soleil et de nombreux petits resto variés dans les ruelles ou il fait bon déambuler. Nous jetterons notre dévolu sur un petit bistrot de pêcheur - le bar de la Lonja - un truc qui ne payait pas de mine mais aux odeurs irrésistibles, sardinas, gambas a l'ajillo, papas arrugadas, un petit pinuche de Lanzarote pour faire passer et un Carrajillo pour sceller le tout ... On est en terrasse, en short et sandales, le bonheur ...

Coucher de soleil sur Isla Lobos ...

dimanche 27 novembre 2016

Plus au sud, la Playa de Papagayo ...

Nous quittons l'agréable Marina Lanzarote en fin de matinée.

Soleil et vent, c'est sous voile arisée et génois 4/5 que nous longerons la côte sous le vent de l'île. De grosses rafales assez soudaines nous font monter en vitesse mais fatiguent le gréement plus qu'autre chose, le ris que nous avions pris dans cette hypothèse n'est pas inutile. Nous en prendrons même un second, par expérience, à l'approche de la pointe sud de l'île avant de longer Playa Papagayo (la Plage du Perroquet).

Quelques zig-zags devant Playa Blanca pour étudier la zone puis nous reviendrons sur Papagayo pour finalement mouiller par 9m de fond. Un peu de clapot qui rendrait le mouillage rouleur pour un mono mais Jingle reste paisible ...

La colorée Las Coloradas entre playa blanca et Papagayo


Deux jours plus tard nous irons faire un plein de carburant à la marina Rubicon située juste à coté.

Du "vrai" ponton d'accueil-carburant, grand, protégé, bien défendu, taquets nombreux et cordages à poste...


jeudi 24 novembre 2016

Quand on partait sur les chemins ...

Météo assez moyenne par ici.
On devait bouger pour aller mouiller plus au sud mais on va laisser passer le mauvais temps, profiter de l'abri de la terre puis on décollera un peu plus tard ...

Direction Puerto del Carmen, le port de plaisance/pêche, la vieille ville et la station balnéaire. Un long chemin piéton/vélo serpente en longeant la côte, la journée est annoncée comme pas très belle mais les douces température sont quand même là donc on enfourche nos vélos et hop, en piste.


Nous quittons Arrecife, passons devant l'aéroport et ses plages puis découvrons la charmante Playa Honda - St Bartolomé - pour ensuite arriver à Puerto del Carmen, qui n'est pas la partie la plus jolie mais si on la dépasse on arrive au vieux port et là nous avons trouvé un petit resto avec tapas, sangria et poissons du jour ...



Avant d'arriver sur playa Honda...

Pas de voitures le long de la côte, idéal pour le vélo ...

Playa Honda - L’architecture canarienne simple mais redoutable ...

Notre petit resto qui surplombe le vieux port ...

dimanche 20 novembre 2016

Arrécifé ... Arrêt stylé ...

On est bien mais faut partir
On est très bien à Graciosa... mais la météo décide encore et toujours. Nous allons nous mettre à l'abri des vents de nord-ouest qui vont arriver, ce sera donc vers la côte est de Lanzarote que nous allons nous diriger.

Nous ne connaissons que très mal Arrecife et le port situé en plein centre offre un mouillage protégé. Toute notre documentation n'est pas à jour mais on y parle déjà d'une marina qui devrait voir le jour et remplacer les mouillages ...

Effectivement notre doc n'est vraiment pas à jour, après quelques heures d'une agréable navigation nous arrivons en vue du port d'Arrecife et une superbe marina nous attend. Contact VHF et aide à l'amarrage de circonstance pour une marina de ce luxe, puis nous voila installés, branchés, enregistrés, badgés et prêt à aller galoper dans cette petite ville ... Nous longeons les magasins, pratiques et nombreux, accastilleurs, restaurants de toutes sortes, salle de sport, superette, bijouteries, etc, de la marina et 15 minutes plus tard nous sommes dans le vieux centre.


La luxueuse marina d'Arrecife ...

La pêche à été bonne ...
 Arrecife est une petite ville très agréable et au charme typique des Canaries, simple et conviviale. Elle offre nombre de petits bistrots aux terrasses ombragées et accueillantes et les restos, bon marchés pour la plupart, sont très honnêtes et agréables. Le Charco de San Gines, un lagon situé en plein centre-ville, est le point de repère et l'attraction de la vie sociale à la nuit tombée. Les verres de vin et les assiettes de jambons, les tapas et les poissons grillés se succèdent sans répit ...


Le lagon du centre-ville

L'Hotel de Ville

La place de l'Eglise ...

Ruelle à l'heure de la sieste ...

Pas trop chaud, pas trop froid, le climat nous convient ...

De Graciosa à Arrecife - Lanzarote


lundi 14 novembre 2016

Graciosa, l'île qui rend fainéant ...

 Douceur de vivre, sérénité, simplicité, nature etc ... tels sont les nombreuses façons de décrire l’île de Graciosa. Il n'y a rien de véritablement extraordinaire ici, si ce n'est cette fabuleuse absence de l'inutile qui rend la vie merveilleuse. Du soleil pour bronzer et pour le sourire, de l'eau pour se rafraîchir, des plages pour marcher sans but, des chemins de montagne pour s'y perdre et quelques petits resto pour se remplir la panse ...


Arrivée à Caleta del Sebo à pied ...

La capitale de l'île ...

L,île qui annonce l'arrivée aux Canaries par le Nord


dimanche 30 octobre 2016

Baiona, Repas d'Anniversaire et Promenade Touristico-digestive ...

La Pinta, littéralement «la Peinte» (celle qui est peinte), est l'une des trois caravelles de la première expédition de Christophe Colomb en Amérique, avec La Niña et Santa Maria.

Elle pouvait compter jusqu'à 30 hommes d'équipage et fut choisie pour ses qualités nautiques. Sous le commandement du capitaine Martin Alonso Pinzón, elle quitta le port de Palos de la Frontera la nuit du 3 août 1492.

À 2 heures le 12 octobre 1492, c'est depuis La Pinta qu'est crié « ¡Tierra! » (par un jeune marin du nom de Rodrigo de Triana) à l'approche de l'île de Guanahani (probablement San Salvador aux Bahamas).

Puis le 1er mars 1493, la Pinta revient en Espagne et arrive à Baiona annonçant pour la première fois en Europe la découverte du Nouveau Monde... La commune de Baiona célèbre désormais le retour de cette caravelle le premier week-end de mars...



Baiona sera aussi, cette année, le lieu ou mon Capitaine en second fête son anniversaire. Nous irons au restaurant du Yacht Club. Table drapée de blanc, vue imprenable sur la ville, soleil, cuisine de Galice et vin du Ribeiro agrémenteront ce repas intime.

Le Yacht Club et vue sur les pontons du Yacht Club depuis les remparts...

La côte sauvage ...




samedi 29 octobre 2016

L'implacable Loi de la Règle d'Or ...

C'est une petite histoire de mer simple. Simple par sa banalité et terrifiante par sa proximité.

Nous sommes au port en bout de ponton comme le sont souvent les catamarans en Bretagne. Au ponton d'à coté un catamaran de 13m flambant neuf. Je croise un copain marin sur les pontons, il m'apprend qu'il est équipier sur ce bateau et qu'ils doivent le convoyer jusqu'au Portugal. Sur ce bateau, plusieurs professionnels de la voile, ils sont là pour tester un nouveau concept de tissus de voile pour une grande marque, puis la garde robe est super complète, gennacker, spi asymétrique, spi symétrique. Ils sont 6 à bord, l'idée est claire, ils ont là pour tirer sur du cordage et pour aller vite en cadence de régate. Nous pas...

Lors d'un expresso à mon bord, je fais part à mon pote de nos nouvelles acquisitions, les balises de détresse individuelles que j'ai incorporées dans les gilets de sauvetage. Il me répond que eux aussi, ils ont tous de telles balises AIS.

On dîne ensemble le soir, pas d'abus de rhum car eux doivent partir vers 9h le lendemain. Nous, on a encore quelques bricoles à finaliser, on partira quand on partira... Ce sera vers 12h30.

On quitte le port et je décide de tirer un long bord très Ouest pour me dégager des cailloux de la sortie puis empanner et nous retrouver grand-largue/vent arrière bâbord amure. Le vent doit tourner en forcissant dans la nuit nous serons ainsi déjà sur la bonne amure nous évitant d'empanner de nuit.

Sur l'AIS, je repère l'autre cata. Ils ne sont qu'à une dizaine de milles de nous, mais déjà en mode guerrier à tricoter des bord de grand-largue entre les îles de la côte. Ils sont jeunes et plusieurs, qu'ils s'amusent ! Nous, nous ne sommes que deux à tout faire à bord, le rythme est plus serein. Ceci dit on n'aime pas perdre de temps non plus, on connait notre bateau et on sait comment l'exploiter.

Les premières 24h seront réalisées au portant, un vent stable et une mer plate nous offrent un 7,1 noeuds de moyenne sur l'orthodromie (route la plus courte).
Plus tard, le vent tournera encore et montera d'un cran. Nous réduirons avec un premier ris, génois 4/5. Nous enregistrerons régulièrement des surfs à 11/12 nœuds, avec une pointe à 14.

La nuit tombe. Noire comme de l'encre, pas de lune.

Nous sommes confortablement installés à table devant une bonne soupe de légumes bien chaude quand nous entendons une communication VHF assez brouillé dans un anglais approximatif. Il s'agit d'un cargo qui appelle quelqu'un, nous n'entendons que sa partie propre de la communication mais pas son interlocuteur, trop loin ou au signal trop faible. Puis nous comprenons clairement qu'il parle avec le catamaran qui est parti en même temps que nous, nous entendons clairement son nom, il demande leur position puis plus rien ... On s'interroge.... Puis à nouveau le cargo, qui précise qu'il à contacté le MRCC (équivalent international du CROSS) puis demande le cap et la vitesse qu'avait le bateau au moment ... de l'homme à la mer !

Nous comprenons immédiatement: un équiper est tombé à l'eau. Nos gorges se serrent...

Nous repérons le cargo sur l'AIS, il est à 50 milles de nous, notre VHF ne porte pas jusqu'à lui pour lui demander la position du catamaran.
L'instant d'après nous voyons, toujours sur notre écran AIS, le cargo se dérouter, puis au même moment un hélicoptère des gardes-côtes faire route en mer. Grace aux caps du cargo combiné à celui de l'hélico nous pouvons tracer sur nos instruments le point de rencontre et positionner un waypoint MOB (Man OverBoard : homme à la mer).

Nous sommes à 55 milles à l'ouest, avec cette mer qui s'est levée et le vent de face nous en aurions pour 12 à 15 heures au mieux. On réfléchi à tout ce que l'on pourrait faire mais la réalité est que nous ne pouvons pas faire grand chose d'utile. C'est frustrant, mais c'est la réalité.

La capture d'écran au moment du retour de l'hélico, nous sommes les cercles rouges, on voit les cargos en vert...


Nous ne pouvons que suivre les conversations qui commencent à être hachées à la radio. Seul les signaux AIS sont visibles. L'hélico fonce sur zone à plus de 130 noeuds. Il arrive sur place moins d'1 heure après le déclenchement de l'alerte. Il faut faire vite, l'eau est à 8 degrés et l'hypothermie engendre très rapidement engourdissement, insensibilité puis évanouissement...

Vu les conversations que nous avions eu avant le départ sur le matériel de sécurité, on se félicite des techniques modernes de repérage GPS-AIS satellite et radio quand on voit l'hélico filer droit sur un point AIS au lieu de passer des heures en recherches aveugles. Nous perdons son signal quand il quitte son altitude de croisière et se rapprocher de l'eau. A ce stade, nous imaginons l'héli-treuillage et nous nous demandons simplement dans quel hôpital va-t'il envoyer l'équipier... Le signal de l'hélico réapparaît sur nos écrans alors qu'il est déjà en direction d'ou il est venu: sa base d'Aviles.
Nous sommes soulagés, l'intervention à été rapide et si la personne qui est tombé à une bonne constitution, un séjour à l’hôpital le remettra d'aplomb rapidement.

Quarante minutes plus tard, nous voyons l'hélico refaire route vers le point de convergence. Le cargo, maintenant suivi d'un deuxième, est toujours en route vers ce point. On s'interroge mais sans réponses, puis la distance nous fera perdre les signaux ...

Le lendemain, nous arrivons à la hauteur du cap Ortegal, à portée de VHF quand nous recevons l'appel radio "MayDay" des gardes-côtes pour un homme à la mer. Au même moment nous voyons le signal de l'hélico qui reprend la mer... Nous comprenons rapidement que la personne tombée à l'eau n'a pas été retrouvée ... Cela fait maintenant 12 heures qu'elle est dans l'eau... Son état doit être critique, son pronostic vital engagé. On reste en veille radio, mais nous n'avons pas plus de nouvelles...

Le vent à forcit, nous avons 35 nœuds sous 2 ris.


Au matin, nous voyons l'hélico reprendre la route ...


Plus tard, nous serons suffisamment proches des côtes pour avoir un signal téléphonique. Angoissé, j'envoie un message à mon copain pour avoir des nouvelles. Leur bateau à fait route vers le port le plus proche, ils sont à quai. Sa réponse est rapide: " Nous avons perdu un ami, je suis effondré... malgré toutes les recherches qui ont été effectuées toute la nuit, nous ne l’avons pas retrouvé... ".
Lors de l'affalage du spi, il s'est fait catapulté en dehors du bateau et ... il n'avait pas son gilet ...

La mer formée, l'eau glaciale et la nuit noire auront fait le reste ...

Ils étaient 6, certains parfaitement entraînés aux manœuvres, alors nous imaginons facilement si cela devait nous arriver...
En dehors de notre entrainement, de la systématisation de certaines manœuvres, nous avons des "Règles d'Or" à bord, comme de mettre son gilet :

- 1/ quand on est seul
- 2/ de nuit
- 3/ à partir du premier ris

et nous allons continuer fermement à les appliquer, cet épisode malheureux nous l'a encore confirmé.


Nous avions une partie de matériel de sécurité à mettre à jour cet été, nous avons investi dans de nouveaux gilets plus ergonomiques et permettant d'y inclure une balise AIS.


Quant au reste de notre voyage, nous arriverons à Baiona, le lendemain matin. Pas un seul bateau au mouillage, les pontons visiteurs sont vides. Une idée nous vient de demander les tarifs au Yacht Club de Baiona, les prix "hors-saisons" sont si attractifs que nous ne pouvons refuser ... Nous sommes donc les hôtes du Monte Royal Yacht Club de Baiona, petite cité de caractère que nous connaissons déjà mais que nous allons prendre plaisir à re-découvrir. En effet, un flux de sud va nous faire rester ici, une bonne semaine ...



- Volontairement et par respect aucun nom n'a été mentionné dans cet article -


mercredi 26 octobre 2016

Nous joindre en traversée ...

Salut à tous,

Réapparition du bouton "Iridium" dans la colonne de gauche de vos écrans.

En effet, nous nous sommes dotés d'une nouvelle recharge d'unités pour notre téléphone satellite, vous pouvez donc nous contacter lorsque nous sommes en traversée. N'hésitez donc pas en nous envoyer un petit coucou via la messagerie Iridium.

Notre nouveau numéro: 881632534602

Ne vous attendez pas forcément et/ou immédiatement à une réponse, évitez les envois de nuit pour ne pas perturber nos quarts et, de grâce, signez vos messages ...

Nous prenons la route ce matin pour Baïona, Espagne. Si les conditions sont belles on descendra peut-être davantage ... On vous tiens au courant ;)

A bientôt


- ce message s’autodétruira dans 2 mois -

vendredi 21 octobre 2016

Escale aux Pays des Lumières ...

Ici, peu de voitures...
L'île aux Moines est une île française, la plus grande du golfe du Morbihan en Bretagne. De 7km par 3,5 dans sa plus grande largeur, elle possède 630 habitants.


Elle fut appelée successivement Crialeis (Croix Courte), puis Enez manac'h (île aux moines), qui donna la contraction du breton actuel en Enizenac'h ou Izenah. Son nom provient du fait qu'elle fut propriété des moines.


En effet, bien que l'ile fut habitée depuis l'époque néolithique comme l'attestent les dolmens encore visibles, c'est en 854 que le roi de Bretagne Erispoë en fit don à l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon, créée par son père Nominoë.



Promenade dans la journée (d'octobre) ...


Retour en fin d'après-midi ...


Et apéro le soir ! ...



jeudi 20 octobre 2016

Travaux, enfin finir pour enfin partir ...

On est le 20 octobre ... On est pas en avance sur le "programme" qu'on avait imaginé pour cette escale 2016 en France. En effet, l'idée était d'être à l'eau entre mi-août et début septembre. On a un ou deux mois de "retard". Pas de mal dans le fond mais nous n'avons pas eu le temps de faire tout ce qu'on voulait. En terme de travaux mais aussi et surtout ce qui nous a manqué c'est du temps pour aller voir les copains et la famille. Bon, cela nous renforce ans l'idée de revenir dans les eaux bretonnes l'été prochain !

Toujours est-il que nous allons, enfin, quitter Arzal. Les travaux, ceux commencés en tout cas, sont finalisés, et les restrictions d'éclusage terminées. Quelques jours dans le golfe pour faire passer la dépression centrée au large du cap Finistère puis révisions 50 heures des moteurs par Volvo, installation du lazy-bag qui nous attend à Pornic puis route dans le 230 !



Remplacement de la drosse de barre: patience et épissures sont nécessaires. Puis une pointe de génie et des acrobaties pour la faire passer dans des poulies inaccessibles ...

Finalisation et évolution de l'électronique du bord ...


Ces petites merveilles de technologie miniaturisée viendront dorénavant compléter notre équipement personnel de sécurité.
En cas de pépin, elles envoient une alarme ASN à la VHF (qui hurle, on à testé) et dans le même temps envoient la position GPS à l'AIS du bord. En clair, si l'un de nous tombe à l'eau, ça sonne l'alerte et ça dit on on est ! On à longtemps attendu qu'une telle technologie soit fiable, on l'a trouvé en Angleterre !


mercredi 12 octobre 2016

Hublots dans hublots, oser la pose ...

La pose des hublots dans les plexi d'avant en quelques étapes... Un seul conseil mais primoridial: passer par un pro, un vrai. Pour nous : Les Plastiques de l'Estuaire.

Pose du gabarit, découpe et maintien de la pièce centrale


En cours et découpe terminée - Finitions.

Pose du dormant, collage et boulonnage...

Et voila !

vendredi 30 septembre 2016

Ça Turbine au pays de la Sardine ...

Trois petits tours, trois petits jours sur Hoedic et même si la fatigue de cette dernière traversée n'est pas complétement oubliée, nous pouvons faire route vers la Turballe.

L'équipe d'accueil est super sympathique et nous trouvons une petite place pour caser Jingle sans trop gêner l'entrée au port. Sébastien de Atlantique Gréement, avec qui nous étions déjà en contact, passe nous voir et nous file des tuyaux sur les différents professionnels locaux pour les différents travaux que nous avons à réaliser. Car nous sommes ici pour travailler sur le bateau :

- Remplacement global du gréement, nous en profiterons pour démonter/contrôler/refixer les platines de fixations de poutre et galhaubans.
- Remplacement des 2 ensembles moteur/saildrive, nous en profiterons pour ré-aménager et repeindre les cales moteurs.
- Remplacement des Plexiglas de carré et de coque. Nous en profiterons pour y insérer des hublots ouvrants.
- Remplacement du trampoline, nous en profiterons pour modifier le type de maille de celui-ci.
- Remplacement de la sellerie intérieure et de notre matelas de lit (il à 8 ans, il est temps!)
- Installation d'une buanderie avec lave-linge
- Remplacement des joints d'étanchéité de salles de bains
- Remplacement de la robinetterie, miroirs, luminaires...
- Modification et création de placards de stockage et rangement
- Création d'un "espace atelier" avec établi
- Révision unité de puissance du pilote, éolienne et moteur hors-bord de l'annexe...

Habitué aux chalutiers de 200 tonnes, nos 12 tonnes sont légères ...
Nous n'en sommes encore qu'a prendre des rdv avec divers professionnels qu'une vedette des douanes arrive dans le port... Ces messieurs viennent nous voir et contrôlent les papiers du bateau, qui est immatriculé en Martinique (France):

- Vous importez le bateau ? 
- Non, nous sommes de passage en métropole pour réaliser des travaux.
- Peut-être ... mais les douanes considèrent cela comme une importation, vous devez payer la différence de TVA entre la Martinique et la France, soit 10% de la valeur du bateau ... (gloups)
- Nous ne restons que 3 mois, cela doit être considéré comme une "importation temporaire" ?
- Oui, mais dans ce cas vous auriez du faire une demande "avant" de partir de Martinique. Celle-ci n'étant pas faite, vous êtes redevable d'une amende.
- De combien ?
- De 10% de la valeur du bateau ... 

Le piège s'est refermé ...



Cela fait à peine une journée que nous sommes dans un port de France, et en guise d'accueil, nous nous heurtons à la compréhension légendaire des douaniers, très au dessus du panier du reste des fonctionnaires inutiles (car certains sont indispensables) ... Le lendemain, nous passerons 5 heures dans leur bureau sur la vedette à comprendre, puis abandonner devant un mur d'ouverture d'esprit et de compréhension. Nous l'apprendrons plus tard, la loi n'est pas aussi rigide que cela et un "retard" de déclaration peut tout à fait se rattraper, cela dépend de l'humeur et du niveau d'humanité de la personne que l'on à en face de soi...

Lulu, la grue nantaise, en action ...
Bon, c'est pas le tout mais on a du boulot, faut que ça turbine !
Primo sortir le bateau de l'eau, l'élévateur de 340 tonnes s'en chargera sans aucune difficultés.
Puis commencera la valse de voiture de loc à aller chercher, des échelles à emprunter, du démontage du mat, de la poutre, du pilote, de l'éolienne, des moteurs in-board/hors-bord, décapage, découpage, découvertes, déconvenues déconcertantes et solutions à trouver...

La cale biaise ...

Entres autres nous découvrons, par voie officieuse mais sérieuse, que Fountaine-Pajot s'est trompé dans certaines longueur de haubans/étai et que l'usure prématurée de notre mat en est le résultat direct. De plus notre embase de mat n'est assez inclinée pour obtenir la quête de mat nécessaire. L'ensemble sera réglé, après quelques jours de recherche, de documentation et d'imagination, en coupant le pied de mat de 7cm afin d'ôter la partie devenue dentelle, puis de compenser la partie manquante par une cale biaise reprenant l'angle qu'on aurait du avoir au départ. Du temps, du calcul, du dessin mais la solution sera très acceptable au final.

Résultat satisfaisant
Nous allons galéré sévèrement lors du démontage de nos plexi. En effet, ceux-ci ont été collés avec une "colle" qui laisse perplexe les professionnels confrontés au problème. C'est un mécanicien qui nous trouvera l'hypothèse la plus probable: c'est de la colle de pare-brise de voiture bon marché (bravo Fountaine-Pajot encore) qui aurait été utilisée. C'est sans doute pour cela que cette colle ne résistait pas aux UV de la Caraïbe, séchait, coulait, salissait le pont mais n'était plus étanche. Nous avions quand même du faire un joint temporaire au silicone autour de tous les hublots avant notre traversée. Huit heures à deux personnes nous auront été nécessaire pour démonter "un" hublot ... Une semaine complète à ne faire que ça, plus 2 heures d'ostéopathe, seront donc nécessaires à cette tâche, puis nettoyage des zones de joint, ponçage, décapage... Étrangement, la pose des nouveaux vitrages ne prendra qu'une journée ...



Les vitrages sont enlevés, maintenant faut préparer la venue des nouveaux ...


Le choix du lave-linge en fonction des programmes basse-conso et surtout en fonction de sa
géométrie fait, nous pouvons faire courir du câblage 220v à travers tout le bateau, prévoir une alimentation à température contrôlée et une évacuation. Puis construire un châssis et des attaches solides, imaginer quelques étagères à lessive et autres produits sanitaires et rendre le tout à peu près joli. La mise en place du lave-linge par lui même fut court car bien mené mais assez épique avec l'un dedans à pousser, tirer, jurer sur la machine suspendue à la drisse de GV qui passait par un hublot de pont et l'autre dehors au winch à déterminer si les cris entendus étaient "monte", "descend" ou simplement un vocable Hadockéen... Elle est en place, et nous l'avons regardé tourner le soir comme hypnotisés devant un écran télé ...

Les semaines passent, les aller-retour au Brico du coin se multiplient, les prises de côtes, les crobards et découpes se poursuivent et ne sont interrompus qu'avec nos proches qui viennent nous encourager et nous extirper un temps de notre labeur pour aller manger quelques sardines. Car la Turballe est un grand port de pêche, le 7ème du nom en France tout de même. Nous vivons au milieu des chalutiers, certains très proches de nous car au chantier comme nous pour maintenance annuelle ou pas très loin dans le port qui est à deux pas et qui, 24h/24 et 7 jours sur 7, remplissent leurs cales de glace, partent plusieurs jour à la recherche de, suivant la saison et le type de bateau, anchois, sardines, thons... De là où nous sommes nous pouvons les voir débarquer le produit de leur pêche, dérouler les chaluts à terre pour réparation, démonter des hélices grandes comme un homme, tronçonner des éléments tordus dans les manoeuvres de pêche, souder, peindre ... On en a appris beaucoup à notre grand bonheur.

Plus de mat, de poutre, de martingale, de trampoline, de hublot, de moteurs ...

Va falloir faire quelque-chose pour la déco ...


Puis nous commencerons à remonter des choses sur le bateau, gréement, hublots, sellerie intérieure, cordages, électronique, etc ... Jingle recommence à avoir l'air d'un bateau. L'appel de l'eau se fait sentir.
Une petite peste de panne électrique aléatoire, qui nous a cramé 3 boîtiers électronique de moteur, nous a fait suer une bonne semaine et a encore retardé notre départ de la Turballe.

Nous y sommes restés presque 3 mois, l'atmosphère et l'ambiance nous ont plu. On reviendra ...

Trampoline en PVC soudé ...

Nouveaux coloris d'intérieur ...
Après destruction des anciens aménagements                                      Après reconstruction

Bâbord: pendant le démontage de l'existant                   -                     Après reconstruction ...

Sardines, patate au four, muscadet ... Une trilogie du bonheur simple qui fonctionne ...

Nos couchers de soleil pendant près de 3 mois ...