samedi 16 janvier 2016

Atitlan, pays Maya et pays de volcans ...

Bleu ...
Les 7 heures de bus nécessaires pour atteindre Antigua ne nous ont sans doute pas suffit, nous repartons 4 heures de bus plus loin, sur les rives du lac Atitlan, d'origine volcanique, il remplit une large caldeira formée lors d'une éruption il y a 84 000 ans...

Situé au coeur des volcans, nous sommes aussi au beau milieu du pays Maya, plus particulièrement des Tz'utujil, des Cakchiquel et des Xinkas - au total 21 peuples Mayas dans le pays - tous aux langues complexes et difficiles.

Les villages en bordure du lac sont encore imprégnés de la culture traditionnelle Maya. Des costumes traditionnels y sont d'ailleurs encore portés par les populations dans la vie de tous les jours colorant ainsi des villes et villages que l'utilisation du parpaing et du béton à défiguré.

Le lac n'a pas d'exutoire naturel ; son équilibre repose uniquement sur les apports (pluie, ruissellements et déjection), l'écosystème (faune, flore, climat ) et les prélèvements (évaporation, infiltration, arrosage des cultures alentour).
De ce fait, l'équilibre est fragile et nécessiterait une surveillance permanente, ce qui n'est hélas pas toujours le cas...



Notre lieu de villégiature, à Panajachel...

Sur l'autre rive, le village de St Marcos ou il est agréable d'y prendre son café en terrasse ...

San Juan, sans aucun doute le plus joli village des bord du lac...

Couleurs naturelles ...
Grand luxe pour le petit dèj ...
 Nous logeons à Panajachel qui est le plus grand village, un petit hotel propret, mignon comme tout et superbement situé nous accueillera avec la gentillesse inégalée des Guatemaltèques. Puis nous prendrons une "lancha" - bateau taxi - pour découvrir les villages autour du lac.


Pas belle la vie ?


Scène assez commune dans les rues de St Pedro...


Le marché au fruit de Santiago...


Même les jeunes filles sont habillées avec les tissus traditionnels ...


Marchandes de fruits et de plats préparés à emporter ...


Malheuresement c'est aussi ça ...

lundi 11 janvier 2016

Antigua, Santiago de los Caballeros ...

Nous somms en plein coeur du pays Maya mais Antigua est une ville espagnole. Par et pour les Espagnols.
C'est évident dans sa localisation autant que dans son architecture coloniale. Du moins celle qui reste, en effet, autant cette jolie petite ville, qui fut tout de même la capitale du Royaume de Guatemala autrefois, est agréablement située sur les hauteurs du pays rendant l'atmosphère agréablement sèche, douce et aux températures basses. Autant, malheureusement, Antigua ou "Santiago de los Caballeros" - St Jacques des Chevaliers - à été régulièrement frappée de tremblement de terres et seïsmes réguliers qui ont détruit la majeur partie de ses grands édifices.

Encerclée par les volcans, elle se situe au milieu du pays.  Fondée par les Espagnols en 1543 dans le but de devenir la capitale du Royaume de Guatemala. En 1549, elle fut même le siège du gouvernement de toute l'Amérique centrale et fut reconnue à l'époque comme la troisième plus belle ville des Indes espagnoles...

Le plan de la ville est, comme pour beaucoup de villes coloniales d'Amérique latine, constitué de rues qui se croisent à angle droit autour d'une place principale, la place d'armes.

La nature viendra à bout de la cité espagnole d'Antigua en l'ensevelissant sous les ruines dues au tremblement de terre de 1773. Le gouvernement espagnol décida alors de déplacer la capitale dans un autre lieu. Elle a ainsi conservé son aspect de l'époque.
En 1976, des secousses ont encore détruit plusieurs églises. En 1979 elle fut inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO .

Sandrine apprécie notre terrasse ...

De nombreux hotels, mais aussi de nombreuses "Posadas" (maison d'hôtes) sont disséminées dans les rues et ruelles, la plupart ayant conservé ce style "hacienda" adapté au climat et à l'agrément de vie propre aux constructions coloniales.

Cet agrément de vie à également été conservé dans les multiples restaurants de la villes à la qualité, à l'accueil et au prix faisant de ceux qui y goutent des difficiles à satisfaire de retour en France...


Vue sur toits de la ville et les volcans, de notre chambre ...

La Cathédrale St Joseph et l'ancienne place d'armes...

"El sabor del tiempo" ... un établissement à ne pas manquer ...

Le marché au pieds des colonnes en ruines ...

Guatemala, pays producteur de café et de chocolat. Nous goutons aux deux sur les hauteurs de la ville ...


La fontaine de la place d'armes, le soir ...

Baguette fraîche, succulents croissants, confiture maison, tarte au citron meringuée, café et thé locaux ...

Le musée du Rhum ... et oui, même ça c'est bon ici ...

Antigua, on t'aime, tu nous reverras ... 


jeudi 7 janvier 2016

Dans les starting-blocks ...

Des pates, du riz...
Dernieres réparations, derniers préparatifs et approvisionnement ...

Voilà notre quotidien depuis une semaine, le temps de se remettre des festivités de fin d'année et de début de l'autre puis les check-lists sont rédigées, chaque ligne est ensuite biffée au fur et à mesure de l'avancement.

Ainsi l'annexe sera traitée anti-fuite (son revetement est devenu poreux et elle ne conserve pas la pression d'air), puis sa protection anti-UV en tissus est refaite, renforcée et améliorée, les feux de tête de mat sont (enfin) remplacés, le système de mouillage de secours amélioré puis les 3 bouteilles de gaz seront remplies. Nous avons trouvé des jerrycans pour doubler notre capacité en diesel. Il a fallut réorganiser le bateau en partie, créer de nouvelles étagères dans les cales moteurs, faire un peu de ménage dans les éléments inutiles ou non-nécessaires, pour trouver de la place pour nos prochains mois de navigations éloignées de civilisation. Le poisson et les crustacés, on ira les chercher nous-même mais il faut les accompagner... :)

... des chips, du beurre de cacahouète, du lait...
Puis à commencé l'approvisionnement... Tableur excel d'un main et liste de courses dans l'autre, la déléguée à cette mission à fait les choses sérieusement pour que l'équipage ne manque de rien.


Nous allons partir une petite semaine dans le sud du Guatemala, à Antigua, l'ancienne capitale du pays. Puis, de retour sur le bateau, nous appareillerons pour le Belize tout d'abord qui sera notre base de départ pour attendre une bonne fenètre météo et viser le sud de Cuba à un peu moins de 600 milles ...


... du jus de fruit, des desserts, du nutella, du thé ...

... de la bière, de la soupe, des boites de fruits et légumes...

samedi 19 décembre 2015

Arrêts sur images ...

Le temps passe tranquillement sur Jingle au Guatemala.

Quelques actualités en images:

Notre chargeur de quai - chargeur de batteries - nous à lâché, nous en avons donc commandé un nouveau aux USA puis nous l'avons installé. 6 jours de livraison, 4 jours d'installation, vu la difficulté de trouver des matériaux ici, on s'en sort très bien. Le porte-monnaie s'en trouve toutefois allégé de quelques 1500 dollars... Là on s'en sort moins bien ...

Les températures hivernales locales sont revenues à la normales soit 26° la nuit et 35° dans la journée, mais Noël approchant tout de même ce n'est pas une raison de ne pas sortir, comme tous les ans notre crèche ramenée de Bolivie avec décor de coquillages et corail...


Courgettes farcies, hmmm ...


Les températures élevées et le taux d'humidité très variable nous offre des matins toujours surprenants et beaux ...



Pause café ...

Le rythme des travaux varie mais ne faillit jamais, ici, confection de moustiquaires d'intérieur...


"Bahia" notre copine et voisine de ponton à 4 pattes vient nous rendre visite régulièrement...

Matin brumeux ...

C'est Noël !

Le bateau-épicerie vient nous voir 2 fois par semaine quelque soit le temps ...

Sandrine aime les crevettes grillées :)

mercredi 9 décembre 2015

Manzana Rosa, la pomme rose indo-asiatique venue aux Caraïbes ...

Le Pomme Rose (Syzygium jambos), ou Jambrosade, Jamrosat, Jambosier, Jam-Rose ou, par ici, en Amérique centrale, Manzana Rosa, Pomarrosa, Pomarrosas, Jambolero, Pomarroso, Yambo est un arbre de la famille des Myrtacées, originaire du sud-est asiatique, qui affectionne les climats chauds et humides ou lorsque le climat est un peu plus sec se cantonne dans les ravins ombragés ou près des cours d'eau. 

Importés d'Inde par les anglo-saxons aux Antilles, elle s'est développée dans la Caraïbe et est cultivée pour ses vertus médicinales. Introduit dans de nombreuses régions tropicales, l'espèce montre un caractère envahissant très fort, supplantant alors les formations végétales naturelles indigènes comme à Cuba ou la flore n'est pas régulée.

En vieux Sanskrit, l'Inde actuelle était appelée par les Indiens eux-mêmes Jambudvipa, qui signifie "Pays des Jamrosats"
(jambu = jamrosat ; dvipa = pays).


Le fruit est une baie de 2 à 5 cm de diamètre, pouvant aller du jaune pâle au rouge foncé, dont les tissus internes se distendent formant ainsi un fruit « creux » contenant souvent une graine unique devenue libre comme dans un grelot. Le fruit est comestible. La chair a la consistance d'une pomme croquante et peut avoir le parfum de la rose, d'où les noms qui sont attribués tant à l'arbre qu'à son fruit: Pomme-Rose ( Manzana Rosa en Espagnol ). Ce dernier peut être consommé cru ou servir à des préparations de liqueurs parfumées.

Nous sommes ici en zone tropicale, soit en zone chaude et humide et à proximité d'un cours d'eau donc pas de raison que nous n'en ayons pas. En revanche, je n'y avait jamais fait attention, jusqu'à ce matin ou les fleurs de celui que nous avons près du bateau commencent à répandre sur le sol une féerie de pétales magenta nous apprenant, une fois de plus, que la nature est belle...



samedi 5 décembre 2015

Couleurs locales ...











Zacapa, le rhum de la Maison au Dessus des Nuages ...

C’est au Guatemala, à 230 mètres d’altitude, que se trouve la ville de Zacapa.
Fondée en 1876, cette ville ferroviaire animée a très vite attiré de nombreux voyageurs des quatre coins du monde, comme en témoignent aujourd’hui les noms de familles locaux.
Pour fêter le centenaire de la ville, la compagnie principale de rhum guatémaltèque décida de créer en 1976 quelque chose de spécial. Par l’exploitation d’une expertise acquise au fil de nombreuses années, elle donna naissance à un spiritueux haut de gamme unique : le Ron Zacapa Centenario.


En dehors des "Editions limitées", deux grands classiques font la réputation de la maison Zacapa:


1 - Le rhum" Zacapa Centenario 23 - Solera Gran  - Reserva" est élaboré au moyen d’un processus de vieillissement issu de la technique du « sistema solera » au cours duquel des rhums d’âge et de profils différents sont assemblés, puis vieillis dans une succession de fûts. Les premiers fûts ont été utilisés pour conserver de robustes whiskeys américains, les seconds de délicats Xérès et les derniers d’élégants vins Pedro Ximénez. Au final, le liquide obtenu est un assemblage unique de rhums de 6 à 23 ans d’âge.

Apparence:
Acajou clair, avec des teintes de longue maturation en fût perceptibles sur les bords ainsi qu’une jambe longue et lente qui s’éternise sur le verre.

Nez:
Un départ doux qui s’étend en complexité dans le verre: des arômes de caramel, de vanille et de cacao, qui s’allient à plusieurs couches distinctives des différents fûts de la maturation Sistema Solera: les notes noix du brésil et de noisette du Xérès, et les notes rondes de bananes caramélisées et d’ananas des fûts de bourbon.

Palais:
Merveilleusement complexe et riche, avec une viscosité évoquant le miel très atypique pour un spiritueux âgé: une grande profondeur de fruits raisinés et d’abricots, portant vers un cœur intense de chêne, de noisettes, de cuir et de tabac avec des notes de café et de vanille, balancé par une touche épicée de cannelle et de gingembre dans la finale: un rhum indubitablement fait pour les palais expérimentés.

2 - Le rhum " Zacapa Centenario XO - Solera Reserva Especial"  est également élaboré au moyen d’un processus de vieillissement issu de la technique du « sistema solera ». Puis un ultime vieillissement s’effectue dans des fûts de chêne français ayant auparavant contenu du Cognac. Au final, le liquide obtenu est un assemblage unique de rhums de 6 à 25 ans d’âge.

Apparence:
Acajou avec d’intenses reflets rouges dans les bords hérité de sa longue maturation, ainsi qu’une longue et lente jambe.

Nez:
Un nez très ouvert offrant une variété d’arômes semblant évoluer à chaque passage: un bel équilibre entre chêné mature, caramel flambé, noix séchées, pâte d’amande et écorce d’orange: on perçoit de délicates notes florales de chèvrefeuille en fond.

Palais:

Un équilibre complexe, fascinant, entre douceur, fruité, épicé et esprit, façonné par la maturation supplémentaire en fûts de cognac en chêne. Long et sucré on y découvre des saveurs intenses de chocolats et de fruits secs tels que les raisins, les dates et les prunes. Un doux chêné, de la vanille et de la cannelle, on perçoit des notes plus légères de mangue et de framboise, avec une finale laissant découvrir un gingembre subtil. L’expression ultime de l’art du maître distillateur.




L’histoire commence dans la ville de Zacapa...
Ce rhum est peut-être célèbre pour sa maturation au dessus des nuages, mais son histoire commence bien moins haut que ça, à 229 mètre d’altitude pour être précis. 


Obtenir un équilibre parfait:
Il vous faudra monter plus haut que la ville ayant donné son nom à Zacapa pour trouver l’origine du goût unique de notre rhum : le jus de canne à sucre première pression.


Une fondation plus douce et équilibrée
La plantation est située dans la pleine volcanique de Retalhuleu, à 350 mètres d’altitude au Sud-Ouest du Guatemala. Grâce au sol fertile et acide et au soleil présent toute l’année, aucun endroit au monde ne convient mieux à la culture de la canne à sucre.
La plupart des rhums utilisent la molasse, un dérivé du traitement du sucre, comme base; ce n’est pas le cas de Zacapa. Pour profiter d’un goût plus doux et sucré, Zacapa n’utilise que le concentré extrait de la première étape de presse de la canne, connu sous le nom de jus de canne à sucre première pression.

Le caractère par excellence
Lorsque le temps de la fermentation arrive enfin, est introduit leur propre variété de levure extraite des ananas: la Saccharomyces cerevisiae.
Cette sorte de levure produit exactement les composés aromatiques que Zacapa requiert, et pour lui laisser exactement le temps qu’il faut pour agir, ils laissent le processus de fermentation durer le plus longtemps possible.
La distillation est ce qui confère à Zacapa son caractère. Un alambic à colonne simple, doublé de cuivre afin d’augmenter le goût et de supprimer les impuretés, est utilisé pour distiller le rhum Zacapa.


Un symbole de fierté sur chaque bouteille
L’histoire du Guatemala, cœur de l’empire maya, est millénaire.
Cet héritage est essentiel à la manufacture de Zacapa, c’est pourquoi chacune des bouteilles arbore une bande de petate.
Symbole royal des Mayas 
remontant à plus de 3000 ans signifiant l’union du temps, de l’espace, de la terre et du ciel, chaque ruban de petate est tressé à la main dans quelques villages des départements de Chiquimula, d’El Quiché et d’El Progreso.

S'élever au dessus des nuages
Sur les montagnes de Quetzaltenango, à 2300 mètres d’altitude, se tient la Maison Au Dessus des Nuages.
Ce lieu magnifique – l’un des centres de maturation les plus hauts du monde – est l’endroit où le Rhum Zacapa développe lentement sa complexité et son caractère, année après année.
Là haut, les basses températures ralentissent le processus de maturation, pendant que l’air pur et la pression atmosphérique moins élevée aident à intensifier l’infusion des saveurs propres aux différents fûts.
C’est uniquement à cet endroit précis que l’arôme profond, la couleur particulière et le palais très riche de Zacapa peuvent se développer jusqu’à atteindre la perfection... 


Après cette lecture instructive, vous comprendrez aisément que nous nous devions, pour des raisons purement culturelles, en avoir à bord de Jingle ...