mercredi 8 mars 2017

Carnaval à Las Palmas, Convivial et Classe...



Carnaval ... Saviez-vous que le mot vient de l'italien carnevale. Il a pour origine carnelevare, un mot latin formé de carne « viande » et levare « enlever ». Carnaval signifie donc littéralement « entrée en carême ». Bon, ici, on est quand même au pays du jambon, des chuletas de porc, de la panceta à griller, donc carême on oublie un peu mais en revanche quand il s'agit du Carnaval on ne rigole plus, c'est du sérieux !


Le Carnaval dure 25 jours ici, on fait pas mine, donc cela laisse 340 jours pour se préparer, et ça bosse ! Suivant la thématique ( les 1001 nuits pour 2015, les années 30 pour 2016 et Peace and Love pour 2017), on dessine des chars qu'on fabriquera, des costumes par dizaines, centaines, auxquels on apportera une finition et un soucis du détail impressionnant. On inventera des chorégraphies, on se préparera aux nombreux concours qui auront lieux pendant ces 25 jours.

Chaque quartiers s'organisera, votera puis démarchera les entreprises pour financer ce qui sera le "clou" du Carnaval: la présentation puis l'élection de la "Reine du Carnaval". Les candidates, plutôt de jolies filles, se présenteront au jury sur scène avec un costume intégré à un char qu'elle déplacera elle-même pour quelques tours de jambes en musique devant le public qui à l'applaudimètre pourra influencer le jury.


Tous les jours des concours de costumes, de danse seul ou en groupe auront lieu, des candidats du monde entier se présenteront aux très attendus concours de Drag-Queen, les enfants auront bien entendu le loisir de s'exprimer puis viendra la grande Parade finale du Carnaval... des dizaine de milliers de costumes dans les rues, 10 heures de défilé, 180 chars, des spectacles enchanteurs, une excellente qualité de musique... Superbe !


Après les grotesques gesticulations obscènes que les antillais appellent Carnaval, nous avions décidé de ne plus entendre parler de ces orgies bestiales...
Les Canariens nous ont fait changer d'avis avec classe ...


La scène des spectacles du centre ville


La Reine du Carnaval 2017, notez les liens qui la relient à son costume/char...

mardi 7 mars 2017

Il Faut la Chercher mais Beauté Trouvée !

La place de San Bartolome
Alors quoi ? Sur Gran Canaria le Nord c'est moche, la partie Est sauf exception c'est moche, le littoral à part quelques endroits c'est moche ... La capitale, Las Palmas, serait comme sur Tenerife le seul endroit agréable ? Nous nous sommes interrogés.

Quand on regarde bien la cartographie, terrestre et non nautique cette fois, de l'île on s'aperçoit que la vilaine (et moche et méchante) urbanisation s'est essentiellement étendue sur les zones de basse et moyenne altitude - on rappelle pour ceux du fond que c'est une île volcanique des Canaries donc montagneuse - qui sont faciles d'accès pour les camions (et les bétonneuses). C'est aussi ici que sont implantées les grosses entreprises et les usines. Il en faut, l'île est en partie autonome, mais cela à généré, du fait des besoins de logements, des zones semi-industrialisées qui mélangent habitations, centres commerciaux et usines au mêmes endroits. Le résultats est sans doute pratique pour celui qui va au boulot le matin, c'est pas loin, mais primo, du coup personne ne lève le museau de son boulot-dodo-centre-commerciaux et deuzio, ça enlaidit un coin de paradis.

Forts de cette déduction, quid du reste de l'île, soit quand même une bonne moitié de celle-ci, composé de massifs montagneux, de gorges profondes (rien à voir avec l'ex-agent du FBI), de vertigineux précipices et ne possédant que quelques routes carrossables ?
Et bien, la nature y étant respectée, le "beau" est là, deux Parcs Naturels (Tamadaba et Pilancones) y sont établis et, enfin, les gens n'habitent plus dans des clapiers cubiques mais dans des "maisons", comme le font les humains, avec de jolis murs blancs et des toits de tuiles. Ces maisons sont parfois regroupées en "villages" avec des ruelles, des chapelles, des boulangeries, des épiceries, des enfants, des écoles ... la vie quoi.

Le village de Santa Lucia...


La route entre San Bartolome et Pozo de las Nieves

Le village de Tejeda, des gateaux chocolat-blanc/amande à tomber ...


Vue sur le Roque de Bentaiga

samedi 4 mars 2017

Ravin, Repus et Ravis ...

Petit casse-croûte réconfortant ... 
On a mis un peu de temps à se remettre de notre overdose de béton et de paysage moches, il est temps de prendre une bouffée de verdure, à nous la nature !

Un "barranco" est traduit littéralement par "ravin" en français ou "canyon", plutôt anglais, ou encore "vallon". On observera plus tard que suivant les îles la définition n'est pas la même car sur La Palma par exemple "barranco" signifie d'avantage des "gorges" ou un "précipice".

Pour nous qui nous partons aujourd'hui à la découverte du Barranco de Guayadeque, il s'agira d'une vallée étroite qui lui vaut d'être préservée de toute construction et activité. Se terminant à 2000 m d'altitude, ses flancs sont si abruptes et difficiles d'accès qu'elle y abrite et protège des espèces endémiques de faune et flore.

Une minuscule route serpente sereinement le long du barranco et permet de voir quelques vestiges d'habitations troglodytes le long des hautes falaises bordant parfois le chemin, sans issue, qui monte vers la montagne.

Les températures descendent significativement et le taux d'humidité, à l'inverse, monte au fur et à mesure de notre progression. C'est donc avec vestes, chaussettes et écharpes (en plus du reste) que nous sortirons de la voiture une fois arrivés au "bout de la route", car en effet, celle-ci s'arrête abruptement en plein cœur de nulle part. Une petite promenade à pied nous permet de prendre la dimension de l'endroit et savourer la beauté sauvage qui s'étend à perte de vue.

Un petit refuge, qui sent bon le feu de bois, nous rapprochera un peu plus des anges avec ses soupes mijotées maison et son fromage, un petit verre de vin finira de nous réchauffer le cœur ... Les choses simples, décidément quel bonheur ... 





jeudi 2 mars 2017

Veni, Vedi et on est Partis ...

Rencontre du 3ème type à Aguïmes
Aujourd'hui on quitte notre charmante ville de Las Palmas, pour aller découvrir les autres villes du nord de l'île...

On saute donc dans notre VVPV - Voiture Vert Pomme Voyante -  et on file en direction de Puerto de las Nieves en suivant la route "pittoresque" en passant par Terror, Firgas, Moya puis Santa Maria de Guia.

Globalement, le tiers nord de l'île est à enlever de votre liste des endroits merveilleux dans le monde à visiter absolument. On va vous faire gagner du temps : c'est moche.
L'architecture est inspirée du cubisme, mais façon Lafarge, avec une volonté farouche d'empiler les habitations n'importe comment. Le style "pas pratique / pas beau" à été unilatéralement adopté. L'entretien des façades, des huisseries et des jardins ne fait visiblement pas partie du passe-temps favori des habitants. Hormis les places centrales présentant généralement une façade d'église tenant encore debout, tout le reste est à jeter. Cette partie de l'île serait bien plus jolie si l'humain n'avait pas vomi son béton pour vivoter dans ces clapiers qui défigurent le paysage.

On tirera notre épingle du jeu en déjeunant sur la jetée du port de commerce de Las Nieves et on rentrera par l'autoroute qui à le mérite d'être harmonieuse, c'est dire.

La ville de Firgas, connue de tous les buveurs d'eau gazeuse "Firgas" avec 2 façades pas en béton ...

Un autre jour nous irons jeter un œil du coté de la partie Est de l'île. Notre verdict sera sanglant: c'est quasiment aussi moche que le Nord, parfois vraiment d'avantage avec des conglomérats de cubes de béton dignes des plus sordides bidon-villes de ce monde, parfois avec de petits village qui résistent difficilement à l'invasion du nuage noir de l'urbanisation dévastatrice.

On à vu, cela ne nous a pas plu ...


Discussion avec les ingénieurs et architectes de la région, responsables de la catastrophe écologico-esthétique...


lundi 27 février 2017

Arucas, Distillation et Bénédiction ...

Du nom du célèbre pirate légendaire ...
Aujourd'hui balade vers l'intérieur des terres au nord de l'île.
La ville d'Arucas, notre destination, est connue pour deux choses :

- La rhumerie Arehucas, la plus grande distillerie de rhum des Canaries. Fondée en 1884, cette usine, avec une production annuelle de plus de 3,5 millions de litres de rhum. Grace à son accueil charmant on peut tout apprendre sur l’histoire de l’usine et sur le processus de production de leur différents rhums.

- L’énorme Eglise Paroissiale néogothique de San Juan Bautista, également appelée à tort Cathédrale d’Arucas, cette majestueuse église en pierre de lave possède une tour de 60 m de haut, qui est le plus haut clocher de l’archipel des Canaries.

La distillerie familiale Arehucas embauche 60 personnes ...

Les fûts de vieillissement ... 



Pour être honnête, avant d'y aller on ne savait pas qu'il y avait une église ...
En revanche, tout ceux qui sont passés aux Canaries connaissent le "chupito", cet alcool léger que les restaurateurs offrent généreusement à la fin du repas. Il s'agit généralement d'un "rhum-miel", bien connu pour ses vertus médicinales, je confirme, mais aussi de rhum-fruit (pêche, abricot, citron...) ou encore de rhum-chocolat ou rhum-bienmésabé.


La distillerie Arehucas propose également une cuvée "Capitan Kidd" de 30ans d'age, que nous nous sommes empressé (surtout moi) de découvrir après la visite des lieux, ainsi que le 15 ans, le 5 ans pour voir la différence puis le 7 ans pour être sur, puis on regoute le 15 ans, et puis et puis ... Enfuitre on nai zallé se vropmener enfuite danz la vile pour boire nan voire lesgliz et prende laire un peu passeque ça tourne ...

samedi 25 février 2017

La Véguéta, la Vida Loca ...

Ambiance de ruelles anciennes ...
Située dans le sud de la capitale de Gran Canaria, le quartier de la Vegueta est devenue le noyau fondateur de Las Palmas à la fin du XVe siècle. Ses places abritent des édifices historiques comme la maison de Christophe Colomb, la cathédrale de Santa Ana mais aussi recèle une activité humaine et commerciale qui rend le quartier très vivant.


Dans ce vieux quartier s'ouvrent plusieurs passages de rues pavées et de recoins pittoresques ou il fait bon déambuler sans "parcours" touristiques en tête.
En effet, il faut laisser du temps au charme pour agir en profondeur, mais il suffit de quelques semaines pour apprendre à savourer l'ambiance de cet endroit, riche en histoire, certes, mais aussi en convivialité, en petits bonheurs fait de successions de coup d'oeil, de rencontres et d'heures passées aux terrasses...
Les bâtiments, certains impressionnants, dont beaucoup ont conservé leur état d’origine ponctuent ces quartiers dont l'activité ne s’arrête que tard le soir ...

A l'heure de la sieste ...


La Plaza Santa Ana, avec son entrée gardée par des chiens en bronze symbolisant le chien légendaire qui, dit-on, en 1506, est apparu sur les hauteurs de la ville.




Au cœur du quartier se trouve la Cathédrale de Santa Ana, la première église des Canaries, avec ses deux tours, qui fut construite sur ordre de la reine Isabella de Castille après que la Gran Canaria fut conquise. La construction commença en 1500 et ne fut terminée que quatre siècles plus tard, ce qui impliqua inévitablement l'intervention de plusieurs architectes et artistes, dont on peut voir le résultat dans les trois styles architecturaux de base : gothique, renaissance et néoclassique.



Personnellement on a adoré s'y balader comme toujours dans les belles villes au passé riche, c'est comme un plongeon dans un livre d'histoire. Et puis l'atmosphère de ce quartier autonome y est sereine, les commerçants de la multitude de petites boutiques sont charmants et vivent au rythme insulaire qui régie les Canaries ...


Nous sommes à la "limite" des quartiers modernes et anciens, les architectures cohabitent sous le soleil...

La rue Triana, artère centrale du quartier.

Les maisons de ville témoignent d'un passé prospère ...

L'hotel "Madrid" ... la grande classe...

Un bâtiment universitaire...

La maison de Christophe Colomb

Petite chapelle fleurie au détour de ruelles pavées ...

mardi 21 février 2017

Puerto Mogan, l'exquise petite Venise ...

Discrète la Seat Ibiza verte ...
Il fait beau donc hop on saute dans notre voiture de location, une SEAT vert pomme - certes je
préférais quand on roulait en Ford Mustang ou en Chevrolet Camaro aux USA mais bon, à chaque escale ses plaisirs - nos petits bagages ultra-léger sont dans le coffre et zou, on file "cheveux au vent" (surtout moi) vers le sud en longeant la côte ... On se croirait en vacances ... :)

Nous passerons voir la fameuse dune de sable blanc de Maspalomas - et son bel hotel et son charme colonial - qui rend la pointe sud de l'île tout a fait surprenante. En effet ce paysage tout à fait original est constitué d'une frange de véritable désert posée le long du rivage, en marge de la ville moderne.
C’est une rivière de sable : sur 4 km, 400 ha de dunes s’enfonçant jusqu’à 1 km dans les terres. Mesurant jusqu’à 10 m de hauteur, ces dunes sont sans cesse remodelées par les vents de l’océan. On s'attend à voir surgir Lawrence d'Arabie ...




Puerto de Mogan, notre destination de "vacances",  est une jolie petite ville de bord de mer mais aussi un port de pêche située sur la côte sud-ouest de l'île. Agrandie par un port de plaisance, on peut y explorer ses ruelles ombragées aux balcons décorés. La vieille ville regorge de maisons méditerranéennes pleines de charme et de pavillons à flanc de colline. Ses canaux et les ponts de son port intérieur qui lui ont valu son surnom de "Petite Venise".

Le port de pêche traditionnel ...

Les connaisseurs de Venise réfuterons, certes, mais c'est joli quand même ...

Une Casuela del Mar ... poissons frais du jour ...


Les ruelles aux indispensables balcons espagnols prêts pour la sérénade du soir ...

La vie y est plutôt agréable ... 

Le long de la marina, on y trouve un vaste choix de petits magasins sympa et de restaurants et bars. Notre choix se portera, comme souvent, sur la "Cofradia",  la coopérative maritime et son restaurant, au charme désuet, certes, mais d'une qualité sans égal.

Puerto Mogan, avec sa plage de sable noir et en raison de son enclavement si particulier et sa beauté naturelle est une des plus belles cités des Canaries.

vendredi 10 février 2017

Los Vigilantes ou les Veilleurs de San Cristobal ...

La tour des veilleurs ...
La fondation de la ville de Las Palmas remonte au 15ème siècle, lorsque les espagnols ont commencé la conquête de l'île. La ville, fut fondée à l'emplacement d'une importante palmeraie, ce qui lui donna son nom. La lutte pour l'île avec les aborigènes Guanches dura cinq ans puis fut intégrée à la couronne espagnole en 1483.

Durant ses premiers siècles d'existence, la ville devint également un pôle économique important, fondé essentiellement sur le commerce de la canne à sucre et les exportations agraires vers l'Europe et l'Amérique. Durant cette période faste, la ville a fait des jaloux et subi de nombreuses attaques de pirates qui se prolongèrent jusqu'au 18ème siècle...

En octobre 1595, la ville parvint à résister à une attaque des corsaires anglais Francis Drake et John Hawkins, mais quatre ans plus tard les corsaires Hollandais ont saccagé et incendié la cité...

Une tour de guet à ainsi été construite afin de prévenir ces attaques. La surveillance se faisait 24/24 et 7/7 sur 180° et demandait du personnel, "los Vigilantes" (les veilleurs ) étaient nés...

Ce quartier à part dans la ville est aujourd'hui le quartier des pêcheurs et abrite dans ses ruelles de petites perles en matière de restaurants de poisson ...

En attendant nos poissons ...


Promenade en vélo à deux pas des vagues ...

vendredi 3 février 2017

Pas d'angoisse à Las Palmas ...

Jingle en ville ...
Nous sommes installés au mouillage de la rade et prenons notre petit déjeuner après cette nuit de navigation quand les autorités du port viennent nous voir et nous demandent de venir nous déclarer, plus tard, aux bureaux.

Nous savons que la marina, habituellement bondée, est, de plus, en travaux. Nous n'espérons pas vraiment de place, notre plan est de rester quelques jours au mouillage puis de partir sur une autre île, moins citadine.
Mais c'est sans compter sur l'accueil canarien...
En effet, sans avoir rien demandé, l'agent du port que nous avons en face de nous, nous explique qu'il va pouvoir nous dégoter une petite place dans la marina située plus au sud, celle des Vela Latina, les voiles traditionnelles canariennes. Nous sommes contre un quai, donc sujets aux marées, mais très bien protégés de la houle et du vent.

Jingle le long du quai, derrière: l'avenue maritime puis dans le fond le port de commerce...

La marina est située en centre-ville, avec une avenue de 4 à 6 voies qui longe la côte et qui nous sépare de la ville elle-même. Une "avenue" piétonne et cyclable longe également la côte et toute la marina. Les vélos sont de sortie car si cette agglomération de près de 400 mille habitants grouille de voitures et camions elle comporte également un immense réseau de pistes cyclables dont toutes les villes du monde devraient s'inspirer. Cela devient un réel plaisir de circuler à vélo partout en ville en toute sécurité. Plus nous allons nous balader, plus cette ville aux charmes cachés sait se rendre agréable à vivre. Ses longues et belles avenues que les palmiers couvrent d'ombre nous emmènent au marchés, aux multiples petits restaurants variés et ses ruelles serpentent vers les plages de l'autre coté de la presqu’île. C'est sans fin et toute excuse est bonne pour enfourcher nos montures pliantes et pédaler en flânant, les températures qui remontent avec la saison ne sont pas étrangères à notre plaisir.

Centre ville: camions et vélo se côtoient sans se gêner, chacun sa route ...

Trois grandes partie dans cette ville qui tire son nom de l'ancienne palmeraie qui se trouvait à cette place au 15ème siècle.
   - Le port de commerce et de voyageurs au nord, regroupant les activités portuaires et industrielles
   - La ville "moderne" à l'architecture Art Nouveau regroupant les plages et activités commerciales
   - Les vieux quartiers de la Vegueta situés au sud

La première ne possède d'intérêt que si on a besoin de matériaux et d'outillage, les deux autres sont nettement plus agréables.

L'avenue maritime...

Nous en profiterons pour effectuer quelques travaux, révision des moteurs diesels - et oui déjà - puis du hors-bord, ce gougnafier de mécano à la Turballe nous ayant fait un boulot de sagouin. Puis nous ferons un refit complet de la salle de bain de Sandrine, augmenterons la taille de la banquette du carré coté table à carte, réglerons (encore) quelques malfaçons électrique ...
Tout est là, professionnels et matériel, pour nous faciliter la vie "technique" à bord.


Les 3 kilomètres de plages, entrainement intensif au beach volley, surf ou farniente, au choix 


Nous ferons la connaissance de nos voisins, un couple de hollandais (devant nous) anciens restaurateurs, puis d'un couple d'anglais (derrière nous) ancien officier d'unités Gurkhas.
Quelques soirées seront organisées, d'autres improvisées. Soirées brochettes, musique, en extérieur ou à bord de nos bateaux respectifs.


La tour Woermann ne fait que 60m de haut - 18 étages - mais son design lui en fait paraitre beaucoup plus ...
Quelques perturbations nous apporterons un peu de mauvais temps, nous alternerons donc des moments "culturels" - guitare, lecture, cinéma - avec les moments d'exploration de cette ville qui possèdent un "on-ne-sait-quoi" qui lui confère un rythme de vie agréable. La gentillesse et la civilité des gens ainsi que leur courtoisie alliée à une ambiance de vie qu'on ne trouve que sur les îles nous font aimer cet endroit. On y est bien ...


Architecture et palmiers


jeudi 2 février 2017

100 milles dans le 240°

Un peu moins moins d'une centaine de milles nous séparent de Las Palmas sur l'île de Gran Canaria.

Nous quittons Lanzarote et ses charmes en fin de matinée. Le ciel est bleu, les conditions sont calmes mais une salle houle bizarre due au resserrement entre les îles nous accompagnera pendant les premières heures mettant nos tripes à rude épreuve. Cette "épreuve" passée, le reste du voyage se fera tranquillement.

Un jeune homme est venu frapper à notre porte hier pour savoir si on pouvait l'emmener avec nous vers Gran Canaria. Son allure et son dynamisme nous ont convaincus, Tony, un polonais, fera partie du voyage ! On apprend qu'il écrit un bouquin (son deuxième) sur comment faire Pologne-USA avec 5 euros par jour ... Gîte et couvert offerts sur Jingle, il aura ainsi fait quelques menues économies...


Beaucoup de "bateau-stoppeurs" traînent sur les pontons à la recherche d'embarquement. Certains, étrangement, trouvent immédiatement un bateau pour aller jusqu'aux Antilles et parfois au delà quand d'autres, crasseux et à la dégaine de clodos te branchent avec:
- "Ouais... heu ... ce serait cool mec, tu vois ... heu ... si par hasard, je pouvais squatter ton boat pour kiffer l'aventure ... ".
Ceux-là sont toujours sur les pontons ...

Arrivée au petit jour dans la rade de Las Palmas, c'est toujours magique ...



C'est un port immense, plusieurs dizaines de porte-containers y sont en chargement-déchargement en permanence, jour et nuit. D'immenses plateformes pétrolière y sont en révision, réfection, contrôle ou modernisation et les navires à passagers, du ferry inter-île au grand paquebot, forment un manège incessant qui illumine la zone portuaire, c'est grandiose et maritimement féérique ...