lundi 16 janvier 2017

Raid Furtif à Ténérife

Le charme des petits aéroports...
Nous allons laisser Jingle, seul comme un grand à la marina Rubicon, pendant une semaine. En effet, l'idée est d'accompagner nos parents sur leur escale retour : Tenerife !

Départ en avion pour un vol inter-îles (50mn), escale à Santa Cruz, l'actuelle capitale, un saut à La Laguna, l'ancienne capitale puis traversée de l'île pour Las Galletas, près de l'aéroport  puis retour en Ferry (15h avec escale à Gran Canaria).

Aux 15ème siècle, l'île de Tenerife était située de manière tellement idéale sur le chemin vers le nouveau monde que les Espagnols à la conquête de l'Amérique ne voulaient pas laisser cette terre plus longtemps aux mains des aborigènes. Après avoir déjà conquis les autres îles de l'archipel des Canaries, Alonso Fernández de Lugo débarqua en 1494 dans la Bahia de Añaza. Il y fit construire un fort qui lui servit de base lors de son combat contre les Guanches. C'est seulement au bout de deux ans qu'il parvint à soumettre les premiers habitants de l'île. En signe de victoire il fit ériger une croix en bois qui donna son nom à la cité: Santa Cruz.



Au 18ème siècle, elle fut l'objet d'une tentative de conquête par la marine anglaise commandée par Nelson qui y perdit son bras. Très profonde, la rade est assez spacieuse et peut contenir dix à douze vaisseaux de guerre.

En 1812 elle fut nommée capitale de Tenerife, remplaçant La Laguna. A cette époque, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent, géographe français décrivait ainsi la ville :  « Sainte-Croix est le ramassis de la plus vile canaille ; la moitié de ses habitants, demi-nus ou vêtus de haillons, blessent les yeux par leur sale impudicité ; des filles perdues obstruent les rues, et des moines remplissent les cabarets et les mauvais lieux. » . Cela s'est amélioré aujourd'hui, les filles ne sont plus perdues ...

La marine traditionnelle internationale est toujours présente ...

Depuis 1982, Santa Cruz de Tenerife se partage avec Las Palmas de Gran Canaria le siège du gouvernement de la région autonome des Canaries. Les deux villes se relaient tous les quatre ans pour assurer cette fonction.


Architecture audacieuse pour l'auditorium à l'entrée de la ville et plus traditionnelle pour le centre ville...



Et encore plus ancienne, sur San Cristobal de La Laguna:



Une dernière balade dans les rues animées de Santa Cruz de Tenerife, qui est aussi le plus grand port d'Espagne et qui offre une vie citadine nocturne variée et dynamique.


Puis ce sera le retour vers Lanzarote, via Gran Canaria ...

Notre sentiment sur Tenerife est assez vif, certes nous venons de la belle et préservée Lanzarote qui donne l'impression de vivre au pays des Bisounours, mais tout de même! Tenerife est aujourd'hui défigurée par une anarchie de construction en béton défiant toutes les lois du bon sens et d'une absence sidérale d'un quelconque concept d'harmonie et/ou d'esthétique: c'est laid. Une fois passées les limites de Santa Cruz, le reste de l'île c'est entre bidon-ville et néo-soviético-n'importe-quoi  barbouillé de teintes pisseuses aux abords crasseux et dégueu ... Voui, c'est un peu fort comme description mais c'est hélas la réalité. Dans le sud de l'île, c'est malheureux à dire mais ce sont les constructions gérées "collectivement" par les système hôteliers et autres sociétés de locations de propriétés qui apportent une touche d'harmonie et de "propre" dans le cloaque de béton sans intérêt qu'on trouve partout ailleurs ...

Nous en avons été les premiers déçus, nous ne remettrons plus les pieds sur l'île excepté Santa Cruz.

Le départ ...

lundi 9 janvier 2017

Cactacées xérophytes expliquées aux néophytes...

C'est à Guatiza, dans le nord de Lanzarote que se trouve le "Jardin de Cactus", Cactées ou encore Cactacées ...
Je vous épargne une recherche dans le dictionnaire: le terme xérophyte définit aujourd'hui une plante vivant en milieu aride, capable de résister à de grands déficits d’eau.

Le jardin réunit plus de 1400 espèces de cactus du monde entier. Facilement reconnaissable depuis la route grâce à un gigantesque cactus métallique qui marque l'entrée, ce "cactarium" (et oui, on peu dire ça, ça fait savant) est aussi l'ultime ouvrage de César Manrique sur l'île.

On à profité de la proximité de la nature dans les sentiers pavés dans ce lieu calme construit en forme d'amphithéâtre pour se balader paisiblement et découvrir les nombreuses variétés de cactus, plantes quasi emblématiques de l'île.


Le respect pour l'environnement naturel est une des clés de l’œuvre architecturale de César Manrique, et se reflète dans ce jardin, entièrement intégré dans le paysage. Un moulin à vent en hauteur est un des meilleurs endroits pour une vue panoramique du jardin. La très jolie terrasse du petit restaurant nous accueillera pour déjeuner ...



- remerciements aux contributeurs photos&texte -

dimanche 8 janvier 2017

Pause café à St Bartolomé ...

l'ayuntamiento de San Bartolomé
San Bartolomé est une commune de la province de Las Palmas dans la communauté autonome des Îles Canaries en Espagne.

5200 habitants sont heureux de vivre dans ce charmant village paisible au cœur de l'île.
Une généreuse  et belle place centrale protégée du vent accueille la mairie (en photo) et l'église San Martin.

 En longeant les palmiers de la place, le petit café "la Plaza" propose de bons cortados parfaits pour une pause café ...

samedi 7 janvier 2017

Vins typiques des cépages volcaniques ...

Comment l'île de Lanzarote, si sèche, si aride, si "volcanique" produit-elle des vins blancs sec, moelleux et sucrés aussi délicieux et des vins rouges incomparables aussi typés, aussi corsés ?

Un volcan s'éteint, un verre de vin s'éveille ? Peut-être mais pas uniquement :

Plusieurs réponses:

1) - La première est la « géria », un trou conique creusé dans des couches naturelles de gravier et sables volcaniques de plusieurs mètres de profondeur, au centre duquel on plante une vigne. Chaque pied de vigne est planté à une profondeur suffisante, parfois plus de 10m, pour que les racines atteignent le sol arable qui recouvrait la région avant l'éruption de 1730. Une légère pente vers le pied de la vigne conduit les gouttes de rosée et le peu d'humidité nécessaire à sa croissance.

2) - La seconde sont les "zocos". Le sol où poussent les vignobles est recouvert d'une couche de lave séchée provenant de l'éruption du Timanfaya. Des milliers de petits murets semi-circulaire, les zocos, ont été patiemment érigés par les viticulteurs. Ils sont formés de roches volcaniques et entourent chaque cep de vigne planté en leur centre. Ils protègent la vigne du vent sec et chaud de la région puis retiennent l'humidité de la nuit jouant un rôle thermorégulateur.




3) - Le vin produit sur l'île est, à 75%,  du Malvasía Volcanica, l’un des plus anciens cépages au monde. Celui-ci se décline en plusieurs variétés du blanc sec au rouge en passant par un blanc moelleux et un rosé. Ce cépage, savamment assemblé avec du Syrah, du Merlot, du Moscatel,..., donne un vin qui depuis 1993 possède son appellation d'origine contrôlée.


La principale région viticole, la Géria, s'étend au centre de l'île de Lanzarote et au sud du parc national de Timanfaya sur une bonne quinzaine de kilomètres entre les villages de Mozaga et la vallée uvale d'Uga ;) .

Les rangées régulièrement construites des zocos, cavités circulaires teintées de vert, d'ocre et de noir forment un paysage unique au monde. La Geria en est tellement spectaculaire qu’elle concourt actuellement pour le prestigieux Prix du Paysage du Conseil de l’Europe et pourrait bientôt être inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.


Plusieurs bodegas situées le long de la route qui va donc d'Uga à Mozaga permettent la dégustation et l'achat des différents crus. Nous nous sommes sacrifiés - on ne recule devant rien - pour nous permettre, non seulement de goûter à quelques-uns de ces trésors gustatifs mais aussi et surtout (...) mieux connaitre cet aspect culturel de l'île non négligeable. Un musée du vin, le Museo del Vino El Grifo, dépeint les difficultés des producteurs face aux difficultés climatiques et à la géologie particulière de l'ile, puis à conservé les outils retraçant l'évolution technologique du process de vinification. En revanche, les récoltes sont toujours faites à la main.



Extraits des écrits de Jean-Paul, notre chroniqueur:

"Etape à la Bodega El Grifo (Le Griffon, né de l’accouplement réussi d’un aigle pour le bec et d’un lion et qui protège Bacchus en Italie et Dionysos en Grèce envers les ligues antialcooliques) avec un complet museo Veni, Vidi , Vini pour la dégustation finale . Elle est entourée d’un petit mais merveilleux jardin de cactus."


Les appellations les plus connues sont La Geria (pas la meilleure), El Grifo (excellents blancs), Stratus (Divin), Bermejo (Délicieux), La Grieta (Viellis sous la mer), Rubicon, Yaiza, etc ...





César Manrique, encore et toujours: c'est lui, qui à dessiné le logo de la bodega "El Grifo" ainsi que l'étiquette du vin blanc demi-doux, qui était son vin préféré...



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jeudi 5 janvier 2017

Ventre à table au centre de la Terre, ventre à terre au centre de la table ...

Le restaurant ...
La "Cueva de los Verdes" est un tunnel de lave qui à été sécurisé et éclairé que l'on peut aujourd'hui visiter sans matériel d'exploration spécifique.

Sa formation est le fruit de l'activité éruptive du volcan de "La Corona" qui remonte entre 3000 à 5000 ans. Cette éruption a formé un vaste tunnel volcanique de plus de 6 kilomètres de long, appelé parfois tunnel de l'Atlantide, qui relie le cône volcanique et l'océan.

Pour mener à bien l'aménagement et le déroulement de la visite souterraine de plus d'un kilomètre de cette grotte, il a été fait appel à l'artiste local Jesus Soto qui créa le parcours intérieur et l'éclairage. Le site fut inauguré en 1964. La température de la grotte est constante et proche de 19 °C.

Il est difficile de voir qu'il s'agit d'un reflet sur la surface d'un "lac" de quelques cm de profondeur...


Les "Jameos del Agua" situées en aval du tunnel sont, elles, des cavités souterraines se trouvant dans la commune de Haria et aménagées par Cesar Manrique.

En surface, une surprenante piscine blanche est entourée de palmiers. À l'extrémité ouest, une salle de concert d'une capacité de 600 places a été aménagée. L'acoustique y est naturellement excellente. Un restaurant au milieu des roches nous offre une carte séduisante, nous nous laisserons séduire.

Oasis improbable au cœur des roches noires ...

Extraits du récit de Jean-Paul, notre chroniqueur familial :

"11h,  arrêt rituel pour le café de midi à Guatiza avant de plonger dans le gouffre Cueva de Los Verdes , impressionnante enfilade de 7 km de tunnel (1km pour nous) , boyaux , diverticules , salles galactiques avec stalactites , propices à déclencher des douleurs articulaires ou sciatiques . La salle de concert résonne hélas de la voix d’une guide parlant l’anglais comme une vache espagnole. Et tout le monde se fait avoir au lac miroir : le gouffre n’a que quelques cm de profondeur.
14h Où manger ? Tentons Los Jameos del Agua. C’est pas loin mais la route taillée dans la lave empêche tout croisement. Tout le monde cherche l’entrée et plonge dans la cavité immense qui cache un immense resto style Manrique, sa première réalisation bluffante. Le service est à la hauteur des lieux fantastiques, un peu fantasque. Et c’est bon !"


Génie de l'éclairagiste, magie des lumières et reflets sur une flaque d'eau ...

Gouffre au centre de la terre... ou vit une espèce endémique de crabes aveugles...

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mardi 3 janvier 2017

Le Diable nous invite à table ...

Lanzarote est comme les autres îles des Canaries, une terre volcanique, mais il y a moins de 300 ans, en 1730, les éruptions ont duré 6 ans et ont changé le paysage du sud de l'île pour toujours. Des dizaines de cratères ont craché des rivières de lave et des roches incandescentes en faisant gronder la terre et terrorisant ses habitants.



Ces éruptions, qui ont créé le Parc National de "Timanfaya", ont été les plus longues et les plus importantes de l'histoire des Îles Canaries. Ce phénomène dramatique nous offre aujourd'hui un spectacle visuel impressionnant et vaste. La quasi-absence de végétation et de vie animale, la rugosité des formes et la variété des couleurs, comme les rouges, les ocres, les noirs intenses et les oranges, sous le ciel bleu azur nous transporte sur une autre planète. Cette pure beauté sauvage est inscrite comme réserve de la biosphère de l'UNESCO.



Dans de rares endroit du monde il est possibe de manger dans un restaurant construit autour d'un four-grill alimenté par la chaleur émise par un volcan. L'un d'eux est le restaurant El Diablo, situé sur l'îlot terrestre de Hilario, colline qui aura résisté à l'attaque des rivières de lave. Le four en question est un puit vertical ouvert dans la roche sur lequel on grille des viandes, des poissons et autres lapins...

Un autre des grands attraits de ce restaurant est son design signé Manrique. Grand défenseur de la nature, il a su profiter de ces décors infernaux pour embellir une île aujourd'hui protégée. Les fenêtres du restaurant offrent des vues sensationnelles sur les Montagnes de Feu.


 Au milieu de la salle de restaurant, une carcasse d'arbre calcinée, seul vestige de cette période de destruction totale de la vie, Manrique à voulu rendre hommage à cette résistance de la nature...


Baies vitrées panoramiques ...


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vendredi 30 décembre 2016

Miam Miam au MIAC ...

Luminaires au dessus du bar ...
Amateurs d'art contemporain et d'art moderne, nous avons eu la chance de voir et
visiter quelques-uns des endroits les plus emblématique dans le monde, de Paris au Guggenheim de Bilbao, de l'Hermitage de Lausanne à New-York, mais paradoxalement (et étrangement) nous nous sommes surpris à être souvent charmés par l'endroit lui-même davantage que par les œuvres présentées...

Ce sera encore vrai au MIAC, le Musée International d'Art Contemporain de Arrecife, la capitale de Lanzarote. Bien que présentant des oeuvres de Tápies ou Miró, c'est l'endroit qui vaudra le détour.
En effet, grâce au génie César Manrique, la forteresse en ruine du XVIIIème siècle, le "château de San José", est devenu un endroit où l'avant-gardisme et la gastronomie se savourent tout en admirant la mer et l'accès au port de Lanzarote.

Sur les murs de pierre sont accrochées des œuvres de Alechinsky, Millares et bien d'autres mais ce centre artistique, dans lequel on entre en traversant un pont levis, abrite également un restaurant, lieu unique et emblématique de l'île.



Une fois passée la porte ronde de l'entrée, tout porte la marque de César Manrique  : la salle d'expositions temporaires voûtée, les jardins de lave et de palmiers et le restaurant à flanc de colline face au port.

Élégant et très moderne, l'établissement offre une cuisine canarienne créative et des tapas fraîches dans une salle incurvée et vitrée où la pierre noire, le bois et les plantes grimpantes nous ont accueillis pour un menu dégustation en 5 services et un dessert pour ... 27 euros (!) qu'on n'oubliera pas de si tôt. En effet autant la visite du musée en lui-même n'est pas obligatoire, même si cela reste une bonne promenade digestive, autant il serait impardonnable de passer à coté du menu dégustation !

Tartare de saumon à l’avocat et accras, puis salade de magret de canard, puis mi-cuit de Thon Tataki, puis filet de bœuf (là on a cru exploser), puis superbe et délicieux dessert: un cheese-cake revisité dans son cratère de chocolat blanc ... Un blanc sec El Grifo pour commencer puis un rouge Vina Norte "maceration carbonica" ensuite, viendront les cafés et les éternels "chupitos" en digestif.

Élégance et harmonie, matière et paysages ...


L'escalier reliant le restaurant au musée ...


Le bar ...

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mardi 27 décembre 2016

Mirage magique au Mirador de Manrique ...

Le Mirador del Río (en français on dirait "belvédère") imaginé, construit et aménagé en 1973 par César Manrique, en collaboration avec Jesús-Rafael Soto et l'architecte Eduardo Caceres est situé au nord de Lanzarote.

Cette œuvre d'art et d'architecture est située au sommet d'une imposante falaise qui surplombe la mer, le style typique de Manrique intègre complètement le bâtiment à son environnement naturel. Construit avec la roche volcanique avoisinante, ici pas d'angles droits, uniquement des formes courbes, presque organiques.

"Simple mais beau comme un bastingage avec un univers propre au capitaine Nemo" écrira Jean-Paul notre chroniqueur.

 La mer, le ciel et la profondeur de la falaise procure un sentiment de grandeur et de liberté...

Il héberge un café doté de grandes vitres panoramiques, une petite boutique et une plateforme panoramique d'ou on aperçoit trois petits îlots, l'archipel de Chinijo, séparés de Lanzarote par le détroit qui donne son nom au mirador. Le plus grand d'entre eux est l'île de la Graciosa, dotée de sommets volcaniques et d'un éventail de ton ocres et beiges et dont on a la plus belle vue d'ici ...


Intégré à l'environnement ...


Cheminée, salon ... on habiterait facilement là ...


Pause café face à la Graciosa ...

Agencement intérieur selon Manrique, ici l'escalier qui monte à la terrasse ...

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lundi 26 décembre 2016

El Golfo, rigolo et bon resto !

Du vent, du vent et encore du vent. Nous avons beaucoup de vent depuis que nos parents sont arrivés, peut-être un peu de brise marine bretonne dans les bagages?  Peu importe, cela fait descendre un peu le thermomètre, mais ne nous empêche pas d'aller nous balader, de plus le soleil nous honore de sa présence.

Aujourd'hui, destination "El Golfo", ce village est situé au sud du Parc national de Timanfaya dans une région constituée de lave et d'éboulis. En passant nous pourrons découvrir les "Salinas de Janubio " (on a les mêmes à Guérande en plus grand !) .

Le village de El Golfo

El Golfo est connu pour ses restaurants de poissons . Quelques établissements se succèdent en bordure de la plage où les roches de lave pétrifiée rencontrent les vagues parfois déchaînées de l'océan. Nous y trouverons une table ou notre patience sera récompensée par la dégustation d'un excellent Saint Pierre grillé avec une (deux en fait) bouteille de Bermejo (prononcer Berméro) de cépage Malvasia Volcanica.

"La lagune verte" ...
Située une bonne centaine de mètres au sud du village, la lagune verte appelée Charco verde ou Charco de los Clicos est une des curiosités les plus visitées de Lanzarote, de plus Raquel Welch s’y serait baignée... La couleur verte de la lagune s'explique par la présence en grande quantité d'organismes végétaux en suspension et par la salinité très élevée de l'eau. Elle dépasse celle de la Mer Morte.

Le Charco Verde

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vendredi 23 décembre 2016

A table en terrasse à la fameuse Fémès ...

Idéal repère: le rond point aux chameaux !
Nous louons un minibus pour aller accueillir notre famille (parents et beaux-parents et vice-versa) qui à atterri depuis quelques jours à Gran Canaria et qui vient nous rejoindre par un vol intérieur sur Lanzarote.

Le vol Binter est à l'heure, mais arrivés en avance nous aurons tout de même le temps pour un petit cortado en attendant ...

Nous quittons Arrecife, après les embrassades et chargement des bagagesous prendrons la route des montagnes, à gauche après "le rond point aux chameau", qui monte sur le plateau agricole de Femes, ou nous nous arrêterons pour déjeuner devant le panorama qui nous offre une vue plongeante sur les côtes de Playa Blanca.

Le village de Femes

Extrait du récit de voyage de Jean-Paul, notre chroniqueur:

"Départ de Gran Canaria, 45 Mn de vol pour Lanzarote . Accueil, photos et direction "le Balcon de Femes". La vue sur Playa Blanca est imprenable. Les petits plats sont impeccables : les verts pimientos del padron nous font rougir de plaisir et  les sauces mojos rouges et vertes des papas arrugadas toutes frippées. dérideraient  les mines les plus chiffonnées . Tout va bien  même dans la belle descente sur la marina Rubicon où nous attend Jingle impatient ..."


Vue de Femes sur Playa Blanca, au loin à gauche Fuerteventura.



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mardi 20 décembre 2016

Quand une île suit la vision d'un visionnaire ...

Lanzarote. On ne peut pas parler de cette île sans parler de César Manrique, son aura, son oeuvre et son influence, sa vision extraordinaire de la relation entre la nature et l'homme sont partout sur l'île, dans son histoire, dans ses paysages. Je me dois de lui parler de lui avant nos visites et afin de lui rendre hommage.

« Pour moi, il s'agit du lieu le plus beau de la terre. Je me suis rendu compte que, s'ils sont capables de le voir à travers mes yeux, ils penseraient alors la même chose que moi » Manrique.

Né sur l'île en 1919 et mort en 1992, César Manrique est un artiste complet, peintre, architecte, sculpteur et défenseur de la nature de l'île de Lanzarote qui a influencé l'image de l'île volcanique de manière décisive.

 Il va à l'école à Lanzarote et plus tard il suit un cours d'urbanisme à l'université de Ténérife, puis les beaux-arts de Madrid ou il obtient une maitrise en dessin et en peinture.

César Manrique passe ses vacances d'été avec la famille dans le nord-ouest de Lanzarote, dans un petit village de pêcheurs. Les falaises de la côte locale ainsi que la météo changeante avec ses jeux de couleurs sur les rochers l'ont déjà très impressionné dans sa jeunesse.

Comme précurseur du surréalisme, Nelson Rockefeller l'invite aux États-Unis où il expose pendant quatre ans. De retour à Lanzarote, César Manrique se décide à transformer son île natale en l'un des endroits les plus beaux du monde. Pour réaliser ce projet, il obtient gain de cause auprès de Pepin Ramírez, un vieil ami de la famille, qui était devenu entre-temps le président du gouvernement des Canaries. Son projet prévoit d'encourager les méthodes de construction traditionnelles de Lanzarote en terme de matériaux, couleurs et architecture, puis de renoncer aux bâtiments de plus de deux étages et même d'aller plus loin pour rendre cette île vierge de modernisation et de supprimer tous les panneaux publicitaires situés sur les bords des routes, etc ...

César Manrique arpente lui-même l'île pour convaincre la population d'adhérer au style architectural de Lanzarote, il combat pour ce en quoi il croit et va jusqu'à arracher lui-même les panneaux de pub qui dévisagent le paysage pour démontrer que c'est plus beau ainsi. Il dessinera, dessinera et dessinera encore. Il dessinera des maisons, des villages, des intérieurs de maison, des statues, des œuvres artistiques pour cette île conserve sa beauté... et 30 ans après sa mort, les autorités et les habitants de l'ile ont suivi sa vision et l'île est belle. Ici pas de béton (ou quelques reliquats "d'avant"), pas d'immeuble, que des maisons bâties en pierres de lave et blanchies à la chaux, pas de banlieues mais des villages, pas d'autoroute mais des pistes cyclables en grand nombre et des chemins piétonniers protégés...

Monument du Campesino et 'architecture traditionnelle de l'île



En octobre 2011, nous étions déjà passé à la Fondation Manrique, sa maison:
http://spiritoftraoumad.blogspot.com.es/2011/10/cesar-manrique-le-surrealiste-engage.html


- remerciements aux contributeurs photos&texte -

samedi 10 décembre 2016

Pour Noël: Soleil et Playa Blanca !

Nous sommes en fin d'après-midi quand nous atteignons l'extrémité de Fuerteventura, nous passons
Isla Lobos qui nous apparaît en contre-jour, puis traversons le canal entre les îles pour atteindre le sud de Lanzarote, Playa Blanca.


Nous rentrons dans la partie protégée du port puis nous allons nous amarrer au ponton d'attente. Prévenus par radio, des marineros nous attendent pour prendre les amarres, le vent s'est levé et nous avons maintenant des rafales à 15 noeuds, pas une grosse affaire mais pour les manœuvres de port c'est toujours trop. Nous allons au bureau, papiers sous le bras, pour nous enregistrer et obtenir une place pour le bateau. Jingle va rester là un mois (au moins) et on nous octroie une place "confortable" soit bien orientée par rapport aux vents dominants de Nord du sud de l'île.

La marina Rubicon, belle architecture, ambiance détendue ...

Nous sommes sur le pontons "des catas", nous avons ainsi un catway de chaque coté, le seul truc s'est de s'y mettre avec ce vent maintenant clairement installé à 15 noeuds et plein travers, nous devons nous glisser entre un Lagoon et un Catana, on se croirait au salon nautique. La deuxième manœuvre en marche arrière sera la bonne et nous pouvons enfin amarrer le bateau afin que celui-ci ne bouge pas trop, en effet, avec ce vent inhabituel de sud-est une houle rentre dans la  marina et fait danser les bateau. Dès le lendemain, nous irons investir dans des amarres, des vraies en bon vieux polyamide 3 torons, afin que les affreux couinements incessants enfin cessent - a dire 3 fois rapidement.

Bureau de location de voiture ...


Mais, ça y est, on peut dire qu'on est installés - ça nous fait toujours drôle de dire ça - on va pouvoir renifler à droite à gauche pour repérer les p'tits restos, les balades et les trucs à faire, sans oublier les éternels, sempiternels, travaux. En effet, modifs de gaz car nous ne sommes plus en zone US, il va donc falloir installer un système "multi-alimentation" pour accepter les bouteilles européennes, la jauge à carburant est en carafe et notre girouette à cassé entre l'Espagne et les Canaries, une ou deux pompes à eau à remplacer et puis nous nous calmerons sur les travaux quand nos parents viendront nous voir pour les fêtes ...


Les falaises de las Coloradas, juste à la sortie de la marina.

Vers Playa Blanca et au delà ...

On est pas bien aux Canaries pendant l'hiver ?

Ça fait un peu carte postale de pub mais j'ai pas pu m’empêcher ...

Sandrine fait sa crâneuse lors d'une balade à la plage de Papagayo ...

Si jamais on nous demande ce que l'on est venus faire aux Canaries ...

Deuxième plage de Papagayo

Au fond a gauche, la marina, puis la plage et le mouillage, puis 2 bistrots et encore la plage ...

L'architecture de la marina, typiquement canarien.

En terrasse pour boire un verre au coucher du soleil

La piscine de la marina ...

La marina by night vue du bateau ... A cette heure là, il fait frais donc ... apéro !