mardi 30 avril 2013

D'île en île...

Exploitation du petit personnel du bord ...
Opération sauvetage de l'annexe effectuée! Les fuites ont été trouvées (c'est presque le plus difficile), les placards en Hypalon découpés, mis en place et collés puis nous avons essayé un "produit miracle" de chez Soromap pour limiter les pertes de pression dues à la porosité du tissus et apparement ça marche. Il aura fallu quand même remuer l'annexe dans tout les sens pour que le produit se propage partout à l'intérieur et à deux avec du vent sur un ponton c'est un régal ... mais... c'est reparti pour un tour avec une annexe que nous n'avons plus a gonfler 2 fois par jour.

Jingle tout seul dans Little Harbour
Les parents de Sandrine, ont embarqués et commencent à prendre leurs marques dans ce nouvel
environnement que représente un bateau. Nous mettons les voiles en direction de White Bay sur Jost Van Dyke l'île au Nord-Est des Iles Vierges. Nous mouillons par 2,30m sur un sable de corail après avoir passé la barrière de récif protégeant la baie. Plages de sable blanc, transat à l'ombre des cocotiers, eau à 26°... Nos passagers sont ainsi mis à la fréquence du diapason des Caraïbes...

Jost Van Dyke


Après une balade à pied sur Great Harbour, nous pousserons un peu plus à l'Est et mouillerons à Little Harbour, une petite crique mignonne comme tout et un peu délaissée en journée. C'est pourtant une excellente halte culinaire, en effet on y trouve "Sydney Peace and Love" qui propose des portions pantagruéliques, on s'est retrouvé avec 1,5Kg de langouste dans notre assiette (1/2 langouste pourtant!) on s'en ai gavé jusqu'a plus faim, de plus le repas du Capitaine est offert par la maison, impossible de résister... Promenade à pied d'abord puis en bateau le lendemain vers Little Jost Van Dyke, Sandy Spit et Sandy Cay.

Petite maisonnette sympathique de Peter Island



Nous appareillerons en direction d'une autre île: Peter Island. Nous slalomons entre les îlots à l'Ouest
de Tortola, passons Soper Hole et tirons un bord vers Great Bay. Nous mouillons par 15m de fond de sable, l'eau est limpide et poissonneuse et surtout d'un calme digne d'un lac. L'annexe est mise à l'eau puis tirée à terre sur la plage, nous partirons à la découverte de Sprat Bay puis, plus loin, Deadman's Bay au nom faussement évocateur car l'endroit est paradisiaque. Les journées sont aquatiques ou à dominante littéraire mais paisibles dans tous les cas. Le rituel qui structure notre vie, soit l'apéro au coucher du soleil, est de rigueur depuis le début et chacun varie les plaisirs.

Deadman's Bay ... un endroit charmant ...
L'île suivante sera Cooper Island, à Manchioneel Bay (Baie des Mancenilliers) ou nous y mangerons du mi-cuit de thon, de la coryphène grillée, du vivaneaux et du taditionnel "roti" de poulet Caraïbe. A une encablure de notre mouillage, Cistern Point est un spot sous-marin remarquable. Nous y trouverons, entres autres, des bancs d'énormes Sorbes peu farouches, des Pagres Dispo, un banc impressionnant de Platax, ces poissons à la forme d'as de pique puis nous avons croisés de beaux et massifs spécimen de Tarpons dont un qui nous est passé à porté de main en nous ignorant complètement, le tout sur fond de corail "corne d'élan" ou grouille une grande quantité de Demoiselles Noires, Papillons et autre Girelles à tête bleue. Le lendemain nous nous sommes mis à caréner le bateau, cela n'avait pas était fait depuis notre séjour dans le lagon de St Martin, et c'est là que nous avons vu notre plus gros Barracuda. Celui-ci faisait plus de 15cm de large pour 1m50 de long, une gueule horrible avec des dents de plus d'1cm qui en sortaient a chaque mouvement de machoire et comme d'habitude d'une dévorante curiosité sur ce que nous étions en train de faire et donc... il se rapprochait de nous à portée de main sans aucune crainte (sauf la nôtre), nous avons tenté de l'effrayer sans succès et avons donc appris à travailler sous l'eau avec toujours un oeil sur notre ami qui restait immobile à nous regarder et passer dans notre dos... il est resté près du bateau jusqu'a notre départ...

Iguane à Cooper Island ...
Nous reprendrons notre route en longeant Ginger Island, puis Fallen Jérusalem pour venir prendre
une bouée aux Baths au Sud de l'île de Virgin Gorda. Deuxième visite pour nous mais toujours aussi sympa, même si les "fournées" de touristes qui y sont parfois déversées gènent un peu le paysage. Promenade ludique sous-marine pour les uns, promenade pédestre et découverte des amas chaotiques de blocs de granit à terre pour les autres, puis plage ...



Deux passagers de plus à notre bord ...




Nous nous glisserons ensuite derrière la barrière de corail par le chenal d'accès qui protège l'entrée du Virgin Gorda Yacht Harbour... C'est une marina au charme brittanique et à la saveur Caraïbe, on adore l'atmosphère de ces endroits ou il a suffit d'un peu d'efforts pour que ce soit joli, efficace et bien entretenu. De plus, tout le monde m'appelle "Sir" ou "Captain" et ça me fait croire que je suis quelqu'un d'important. Comme dans toutes marinas, on en profite pour faire l'éternel courses-lavage-lessivage du bateau et du personnel, puis balade et plage pour certains et maintenance et glandouille à bord pour ... heu ... moi.




Ce soir diner au restaurant près de la plage ...

Après cette escale, nous devrions rejoindre Gorda Sound à nouveau, puis redescendre sur Road Harbour ensuite ...

Bains aux Baths ...

Notre baobab se porte bien ...
Sandrine dans son fauteuil gonflable...

lundi 22 avril 2013

BVI, les Iles Vierges... peu effarouchées ...



Seuls au Baths, on n'y croyait pas..
17h45, le pont du lagon de Saint Martin s'ouvre coté français... Il y a de grosses rafales à plus de 20
noeuds et le passage n'est pas très large au niveau du pont. Et oui, c'est pas toujours bien d'avoir un bateau de plus de 7m de large, arrivée en crabe devant le pont pour contrer les rafales puis plongeon plein gaz dans l'axe, puis on déborde les récifs affleurant sur tribord et hop, nous sommes dans la baie !
Il y a 20/22 nœuds ... ris, pas ris ??? Selon les gribs le vent ne doit pas forcir: on envoie toute la toile. On est à 120° du vent apparent, ça file gentiment entre 7 et 9 nœuds sereinement, une houle favorable de 3/4 arrière nous accompagnera tout le long. On ne prendra pas de ris pour la nuit comme décidé initialement, c'est sport mais confort. Le sillage est propre, pas d'embardée, juste une petite réaction du pilote en haut de la vague pour glisser sur son dos gentiment. On avalera les 85 milles en moins de 11 heures, soit 8 nœuds de moyenne, sans doute notre plus belle navigation.

C'est beau le Granit ...

Au petit jour, les BVI (comprenez les Iles Vierges Britanniques: British Virgin Islands) se dessinent devant nous, nous empannons délicatement ( 110m2 de toile, 20 nœuds...) pour se recaler et viser l'entrée entre les récifs du passage de Round Rock, nous devrons empanner à nouveau pour être dans l'axe... Il y environ un demi-mille de passage mais, bon sang, quand la mer est formée pourquoi les rochers paraissent menaçant avec leurs feux d'artifices d'écume blanche et si rapprochés ??? Une fois à l'intérieur du passage Francis Drake, c'est vrai, il y a moins de mer car nous sommes protégés par le chapelet d'îles qui remonte vers le Nord, mais nous sommes orientés différemment et les 20 nœuds (réels) sont toujours là, prise de ris, 1 puis 2 (un cata à 60° du vent ça avance bien) et repérage du mouillage de Thomas Bay à Spanish Town, ou nous irons faire nos formalités d'entrée. On est un peu crevés, on restera là à se reposer et découvrir la ville à pied.

Baignoire privée ...

Dès le lendemain, observation à la jumelle, pas de monde au Baths: on décolle. Les filles, de toutes façons, nous ont conseillé un mouillage peinard que l'on garde en option 2. On arrive aux Baths: pas un chat ! Il y aura un peu plus de monde dans la journée mais globalement, c'est cool.
Yoga, petit déj léger et on se prépare à la visite des rochers sous-marins. L'eau est tellement claire qu'elle parait inexistante, on flotte en apesanteur. L'endroit est très ludique, des blocs de granit plein de vie sous-marine plongent verticalement sur 6/7m sans effleurer la surface, c'est marrant et beau.
Nous poursuivrons notre visite du site à terre, c'est joli aussi et évidemment ce serait encore plus vrai si nous étions seuls mais c'est trop demander...



Quelques jours plus tard, nous décollons pour Gorda Sound, au Nord de l'île. Nous y avons repéré un mouillage sous le vent d'une île privée et protégé de la houle par une barrière de corail. On mouille par 10m de fond et nous resterons seuls à patauger sur la barrière. Puis nous ferons le tour de Prickly Pear et mouillerons près de Cactus Reef, face à nous, une petite plage à retenue l'attention de Sandrine qui adore ce genre d'endroit inaccessible par la terre. Un grand Barracuda se prendra d'affection pour nous et ne quittera ni le bateau pendant la nuit, ni nous-même pendant nos randonnées aquatiques. C'est gentil et curieux et ça vous suit comme un bon toutou, ces gros poissons là, mais ça à une sale gueule (y'a pas d'autres mots) et sa présence est agaçante.




Puis nous ne louperons pas d'aller mouiller près du trio d'îlots des Dogs, pour aller s'immerger dans le parc naturel de Great Dog. Requins, raies, Anges Royaux et autres langoustes (non, je ne l'ai pas dit), on reviendra ici car cela mérite une autre visite, hélas, la tenue du mouillage est médiocre, les fonds plongent rapidement et nous ne pouvons pas y rester la nuit.
Direction, Marina Cay, cette petite île de 300m de long est mimi comme tout mais son mouillage rendu inconfortable par le temps qui se dégrade, nous fera partir vers Tortola dès le lendemain.
30 nœuds nous attendrons le lendemain pour faire le tour de Beef Island et aller nous planquer dans Fat Hogs Bays pour la nuit. Après visite des marinas s'y trouvant, nous préférons continuer notre route vers Nanny Cay et nous y installer pour attendre nos prochains convives: les parents de Sandrine. Nous en profiterons pour réparer notre annexe que l'on doit maintenant gonfler deux fois par jour (...), nettoyer le bateau, dérouiller les inox, bidouiller 2 ou 3 trucs dans le mat puis sur les bossoirs... la routine de maintenance... 

En pleine crise de nerfs ...

Devil's Bay, la baie du Diable, si l'enfer c'est ça...

La petite plage de Sandrine à Preckly Pear

Sandrine sur les pontons de Marina Cay

Une configuration que l'on commence à prendre : sous génois seul ...
Que faire de plus quand on file 6 nœuds comme ça ???

Les Iles Vierges mais peu farouches se laissent aisément aborder ...

Les parents de Sandrine sont arrivés, 2 jours à profiter de Nanny Cay, sa plage, sa piscine, ses boutiques, ses restaurants, puis nous continuons notre balade par Jost Van Dyke, puis le chapelet Norman, Peter, Cooper, retour sur Virgin Gorda, puis .... on verra ...

lundi 8 avril 2013

Changement d'air ...

Travaux (pour le moment...) terminés !
Je ne vous raconte pas le trajet entre Island Water World et le bateau en annexe, celle-ci remplie de cartons aussi fragiles que ne supportant pas l'eau avec rafales à 30 noeuds, mais, au final, les différentes parties de l'éolienne réussirent à monter à bord... Puis découverte de la faculté de certains fabriquant à multiplier le nombre de pièces détachées et ... à assembler pour le montage de l'ensemble. Une crise de synthèse plus tard, je compris ce que le fabriquant attendait de moi: faire une partie de son travail, qu'a cela ne tienne, ce sera fait !

Wind power !

 Ce fut un soir tardif que nous pûmes lâcher d'une main pleine d'appréhension l'hélice de notre éolienne finalement en place. Elle tourne ! et dans le bon sens ! Ce seront 2, puis 4 puis 10 ampères qui rentreront dans notre stock d'énergie... Cela varie bien entendu avec la vitesse et la constance du vent, ne nous reste plus maintenant qu'à faire des bilans énergétiques pour évaluer son efficacité.

Quant aux autres travaux on vous passe les détails de la mise en place de la cuve d'eau noire et de sa plomberie nettement moins glamour, moins passionnant mais bien plus énervant ... :)
Bon, tout ça c'est fait et nous faisons l'impasse sur l'électronique que nous devions installer et investissons dans de l'accastillage supplémentaire que nous mettrons en place progressivement.

L'heure est venue de changer d'air, d'un coup de pale, d'aller faire un approvisionnement victuailles et carburant, passer chez Banana-Moon pour parfaire la garde-robe de Sandrine puis pointer notre nez vers les Iles Vierges Britanniques... Virgin Gorda est la première dans notre mire.
Avec ces travaux nous n'avons pas vraiment eu le temps de nous renseigner sur cette région de la Caraïbe, nous allons donc la découvrir au jour le jour ...


dimanche 31 mars 2013

Les vacances de Mademoiselle Sylvie et de Monsieur Jacques ...

Le luxe du cabriolet...
Notre demoiselle fraichement débarquée de Paris et ses températures négatives à été récupérée à l'aéroport de St Martin puis mise immédiatement "dans le bain" par le trajet en annexe assez mouvementé de la traversée du lagon (nous sommes mouillés de l'autre coté de l'île).
Une petite journée à jouer avec les tarpons de 40Kg qui se promènent dans le turquoise sous le bateau puis direction Tintamarre, cette île (privée s'il vous plaît) située au NE de St Martin sera accessible après 2 longs bords de près qui nous feront frôler Anguilla. Le mouillage n'est pas supra-confortable mais l'eau est très claire et c'est à celui qui verra le plus de tortues et poissons venant nager à proximité du bateau. Les journées se passent dans l'eau, en lectures, en papotages et bronzette...

Monsieur Jacques à l'avant...
Le vent n'est pas très favorable (en direction) mais nous décidons tout de même de rejoindre St Barth à condition de partir assez tôt avant que le vent ne refuse de trop. Ce sera finalement une belle navigation jusqu'à l'île Fourchue, puis nous ferons de l'eau et de l'énergie (comprenez nous serons au moteur), le vent se met à tomber, la pluie aussi... Nous arrivons assez tôt dans l'Anse Colombier pour avoir une bouée. Les rafales de vent, la pluie et le ciel anthracite ne nous encouragent pas aux activités extérieures, la bouteille de Punch Coco est sortie et nous suivons l'exemple de Sylvie et nous nous mettons à boire...

Plage de Tintamarre, bleu canard WC ...




Heureusement dès l'après-midi, le temps s'améliore et nous pouvons retourner dans l'eau. Nous sommes
dans une réserve naturelle et nous apercevrons Poissons-perroquets, poissons-papillons, Chirurgiens, Sergent-majors, Murènes, Requin-dormeur, Carrelets,..., et même la dangereuse Rascasse Volante. Les barbecues, les promenades sous-marines et les apéros de succèdent. Sylvie boit du Ricard et brunit (sans bruler) et Jacques atteint maintenant les 5 mètres aisément et boit du Ricard aussi mais, pour lui comme pour moi, c'est pas nouveau. Le soir, les méga-yacht mouillés à l'extérieur de l'anse s'illuminent de mille feux, les coursives, les mâts et les superstructures marines se matérialisent en lumière. Cette avalanche d'énergie est féérique et là ou, naïvement, nous ne voyions que poésie étoilée lors du coucher du soleil, Sylvie nous ouvre les yeux et nous ramène à la réalité en nous soumettant la ressemblance avec la centrale de Porcheville...

La simplicité d'un barbecue ...
C'est la "Semaine de St Barth", cette semaine de régate ne concernent que les voiliers de plus de 100 pieds (ceux dont le feu de mouillage est rouge aéronautique). Nous ne sommes évidemment pas concernés mais nous décidons d'aller y faire un tour avec Jingle. Par hasard nous nous retrouverons parmi les quelques bateaux qui, à l'abri du bateau comité (Motor-Yacht de 80 pieds), et avons le loisir d'être sur la ligne de départ de ces véritables monstres marins de plusieurs dizaines de tonnes mais qui n'ont besoin de de peu de vent pour avancer. Nous verrons les maxi-J, puis les méga-yachts
comme jamais nous avons pu les voir auparavant, le spectacle est saisissant pour qui aime les belles unités qui partent pour le tour de l'île. Dès que la zone redeviendra praticable, nous prendrons paisiblement la route de St Martin (et oui, les vacances ont une fin...) puis, surprise ! La Poule et ses Poussins (archipel d'îlots entre St Barth et St Martin) sert de bouée pour le dernier bord (affalage du spi et bord de près), nous ne sommes qu'a quelques encablures lors du passage des Maxi-J et avons une place de choix pour le spectacle de ce virement effectué en pleine mer.

Jacques veut changer de bateau ...
Retour par le sud de St Martin, cette fois, et arrivée à Marigot Bay par un fort vent de NE qui lève un clapot
conséquent rendant les démarches à bord plus chaloupée que d'habitude et les déplacements en annexe plus humides que d'habitude. C'est à une de ces occasion de transbordement que notre starlette parisienne nous fera l'honneur d'une des acrobaties aquatiques dont elle à seule le secret et qui lui a valu le surnom de Plouf-Girl dans le monde entier à savoir "la glissade-galipette non rattrapée". Rinçage des vêtements et douche chaude quelques heures avant le décollage de son avion, puis ce sera au tour de Jacques, non pas de tomber dans l'eau, mais de regagner la métropole mardi.

Les maxi-yachts...

Plus près, on pouvait pas ... Ici, sur la ligne de départ .

Virement à la Poule et ses Poussins... Cette image est devenue mon fond d'écran...

De notre coté, nous attendons la fin du week-end de Pâques, pour que les fournisseurs ré-ouvrent et ainsi finaliser quelques travaux, éolienne à installer et système eaux-noires pour être en accord avec la législation américaine, puis nous pointerons
nos étraves vers les Îles Vierges...

Les copines, c'est fait pour rigoler ...

samedi 23 mars 2013

Navigation confortable...

Peu de vent, certes, mais une moyenne de 6,7 nœuds pour les 110 milles que nous avions a faire. Une houle pile dans l'axe du bateau nous faisait "onduler" doucement. Nous sommes partis le soir après avoir mangé nos hamburgers et autres Fish'n'Chips, puis la routine (qu'on adore) de la navigation de nuit s'est installé. Au petit matin (le quart que je préfère décidément) je mets les lignes à l'eau et nous aurons 3 belles bonites dans le frigo avant midi.
Nous arrivons à Marigot Bay et plongeons notre ancre dans un turquoise de carte postale par 3m de fond... Nous la rejoindrons rapidement car il fait chaud et avons besoin de nous détendre (...).

Saint Martin ...
Dès le lendemain quelques courses d'avitaillement, puis visite obligatoire aux Mecques Budget et Island Water World, pour pièces détachées (et oui...) et investissement dans une deuxième canne à pêche digne de ce nom (attention ça va déménager!).

Puis nous irons accueillir Sylvie notre nouvelle invitée à bord pour 10 jours...
Repos, déplacements courts parmi les mouillages de la région, baignades et bronzage sont au programme... Pas facile tous les jours, hein ? :)

mercredi 20 mars 2013

Balade touristique...

Comment se lasser de Marie-Galante ?
Tout va bien ! On a récupéré notre passager à la Marina Bas du Fort, puis nous avons mis les voiles dès le surlendemain.
On est restés ensuite glander un peu dans la belle Anse Canot de Marie-Galante, un résidu de cette grosse houle de nord l'a rendu moins confortable que d'habitude, mais les fonds sont toujours aussi clairs et l'ambiance agréable.
Sandrine va se glisser dans l'eau tôt un matin puis me sort de mon yoga matinal car un barracuda de belle taille rôde autour du bateau... Ce sera la première sortie de ma nouvelle arbalète mais c'est un peu tôt, je ne suis pas bien réveillé et paf, loupé le barracuda ! Touché dans l’arête centrale mais en bout de course de la flèche, le poisson sonné mais pas tué, donc pas mangé... c'est rageant... On se vengera avec une fricassée de lambi et un court bouillon de poisson sur la plage de St Louis!


Un saut de puce sur les Saintes et, ô surprise, il y a de la place pour mouiller à l'Ilet Cabrit par 20m. Exercices d'apnée pour tout le monde à bord dans une eau cristalline, et c'est là que je vois qu'il va vraiment falloir que je reprenne les immersions car je ne dépasse que laborieusement les 15m. Puis balade au bourg pour un peu d'approvisionnement, Sandrine se trouve 2 petites robes légères, Jacques investi dans un chapeau de paille tressée qu'il ne quitte plus, puis BBQ à bord le soir.

Les Saintes, droit devant !

Debout tôt, car 40 milles nous attendent pour traverser le canal des Saintes puis remonter toute la Guadeloupe pour se nicher dans l'Anse de Deshaies.
 L'air est vif (27°) et se réchauffe rapidement à 30°, nous prenons un ris, puis un tour de génois, puis larguons le tout sous le vent de l'ile. Nous mouillons par 13m de fond. L'eau est limpide, nous allons donc aller nous promener le long des rochers et regarder les poissons ...
Nous allons relâcher une journée, puis décollerons pour Antigua et ses délicieux hamburger du Salty Dog, puis une nav de plus de 100 milles sera à prévoir pour aller mouiller dans Marigot Bay à St Martin et y attrendre notre Sylvie nationale qui à (enfin) reçu son passeport :)


Les joies du cata de 13m: petit dèj par 20 noeuds de vent ...




jeudi 14 mars 2013

Découverte et solitude ...

Écueil d'accueil...
L'afflux touristique épargne encore un peu la côte au vent de la Martinique très découpée. De la pointe sud jusqu’à la presqu'ile de la Caravelle, on trouve une multitude d'ilots (appelés Ilets) parmi les récifs de corail. Au fond des baies on découvre de petites anses noyées dans la mangrove ainsi que de petites plages désertes. De la terre, l'accès au rivage n'est pas toujours simple, de fait cette zone maritime ne peut quasiment se découvrir qu'en bateau.

Nous avons quitté Ste Anne en début de journée en direction du Cul de Sac des Anglais, nous longeons la cote qui commence à écumer rapidement a cause des hauts-fonds coralliens. Dans cette machine à laver bouillonnante de petites iles se dessinent et seule les cartes marines nous permettent de déterminer la bonne passe qui permettra de nous faufiler a l'abri de l'ilet Hardy. Là, 4 bouées attendent les rares visiteurs par moins de 2m de fond. Nous nous baladerons dans la baie des Anglais, la pointe Coton, l’ilet aux Aigrettes. Nous sommes seuls, nous sommes mouillés face à l'océan mais la mer est "calmée" par les récifs, l'eau est claire, c'est un super endroit.

Sandrine :)
De là, nous cherchons à atteindre Petite Grenade. Il faut préparer un peu sa navigation car les récifs sont nombreux et partout. Les alignements sont notés, les waypoints sont entrés dans le lecteur qui trône désormais au poste de barre et c'est parti pour un slalom ou il faut pas toucher les piquets. Les casiers des pêcheurs sont nombreux et cela nous complique encore la tâche, mais l'abri fini par se montrer et les dernières passes nous amènent dans une eau aussi calmes qu'un lac, plus de vent, nous mouillons par peu de fond et lâchons suffisamment de chaine pour être cul face à une petite plage déserte repérée par Sandrine. Un bosquet situé à un jet de pierre (nous ne le ferons pas) abrite une compagnie d'Aigrettes, nous passerons de longs moments à observer leurs chamailleries. Le genre d'endroit ou on resterai bien plus longtemps, mais attention à la météo car si cet endroit est un abri anticyclone parfait, il est difficile d'en sortir par mer formée.

Nous reprendrons la route, passerons devant la bien connue "Baignoire de Joséphine" (un clin d’œil à Paulo au passage) qui à copié son nom du célèbre bistrot de Carnac, parait-il... Puis cap au 324 vrai pour longer le Loup-Garou, ilot isolé sur lequel trônent quelques palmiers, puis nous rentrons dans le Havre du Robert. De nombreux mouillages sont possibles parmi les petites criques abritées, nous choisirons de nous cacher derrière l'ilet Madame. Il y a tellement peu d'eau que j'ai pied à l'arrière du bateau une fois installés. Je l'oublierai lors de ma marche arrière de départ, il faudra donc dans l'urgence sortir les clés de 17 et les pinces pour réaligner le safran tribord.... Sinon, l'endroit est sympathique même s'il est préférable de l'éviter le week-end. Nous pouvons aller faire le tour de l'île à la nage dans une eau au courants contrastés en température.

Comment une simple salade devient divine...
Puis nous devons rejoindre la Guadeloupe, nous décidons de faire une halte rapide en Dominique. Nous passerons donc devant les endroits aux noms évocateurs comme la Baie du Galion ou la Baie du Trésor qui nous font imaginer de beaux et riches navires engloutis... Un bel alizé de Nord-Est nous accueillera une fois sortis de l'abri des récifs, toute toile dehors dehors, nous serons "en avance" pour mouiller à Porthmouth. Un BMS annonce une mer forte et dangereuse et des creux de 3m mais nous sommes à l'abri de la Guadeloupe pour rejoindre celle-ci en tirant un bord qui nous fera presque toucher les Saintes. Nous arriverons dans l'après-midi à la marina du Bas du Fort, pour récupérer Jacques notre nouvel équipier.


Demain nous irons chercher du rhum sur Marie-Galante, puis nous continuerons a nous promener vers le Nord ...
La plage de Sandrine et le bosquet aux Aigrettes...




A l'abri de l'ilet Madame, 800m de circonférence ...


Notre aquarium directement à l'arrière du bateau mais attention aux pièges !



La Baie du Trésor, on s'imaginerait facilement pirate...


jeudi 7 mars 2013

Direction : la Norvège !

Notre "nouveau" tableau arrière...
JINGLE part en Norvège ... Rassure toi Camille, il est inutile (encore) de déplier le canapé-lit, cette destination n'est (aujourd'hui) qu'administrative. En effet, nous "exportons" le bateau, c'est bien, mais quand notre transitaire nous a demandé concrètement la destination d'exportation nous nous sommes un peu interrogé... Les destinations les plus farfelue nous sont venues à l'esprit vu que ce n'était qu'une formalité. Personnellement, j'optais pour la Mongolie ou le Laos, mais Sandrine dans sa grande sagesse imaginait déjà les grimaces d'incompréhension des douaniers auxquels nous avons régulièrement affaire. La Norvège, territoire hors CEE mais "pas très loin de nous", semblait plus "raisonnable". C'est donc vers ces côtes Nordiques qu’officiellement nous nous dirigeons... en prenant notre temps et sans obligation légale d'y aller dans un laps de temps donné, nous pouvons donc faire 5 fois le tour de la terre en 30 ans avant de changer d'avis et l'exporter ailleurs ou revenir a notre point de départ. Génial ou absurde ?

On vous passe les tracasseries que cela nous a quand même causé, mais ça y est nous avons tous nos documents en règle et nous pouvons "partir" ...

C'est ce que nous allons faire dès demain car après ces péripéties et les travaux effectués pour ne pas perdre notre temps en Martinique, nous allons "prendre des vacances"... ben si... Finis les magasins de matériel, les zones industrielles, les soudeurs, les électriciens, les achats de boulonnerie, de raccords hydraulique, de plomberie... ! Cet après midi Sandrine s'est choisi un nouveau maillot de bain, un jupe assortie, de nouvelles tong, moi j'ai craqué pour une arbalète Marlin Elite de 75cm et nous allons découvrir les mouillages peu fréquentés de la côte au vent (la côte Est) de la Martinique.

Le Marlin Elite ...
Les documents nautiques annoncent: "La Martinique dispose d'une côte au vent unique, certainement la plus belle des petites Antilles. Évidemment pour l'atteindre il faudra affronter la houle Atlantique, l'Alizé y est souvent frais, prendre des passes et vaincre son appréhension. Mais pour ceux qui ont déjà navigué dans les cailloux de Bretagne, sachant se servir d'un compas de relèvement et d'un sondeur, disposant d'un moteur suffisamment puissant, des documents de navigation nécessaires et d'un minimum de compétence, ceux-là peuvent accéder aux nombreux mouillages calmes et déserts de la côte au vent."... Ça donne envie hein ? :)

Nous irons ensuite récupérer Jack et Syb du coté de la Guadeloupe, nous ferons la jolie boucle Marie-Galante- Les Saintes - Deshaie - Antigua - Barbuda sud - St Kitts - St Barth... suivant nos humeurs, la météo et nos envies...


mardi 26 février 2013

Guerre des nerfs et administration...

Sainte-Anne, sa plage, son soleil...
Nous sommes toujours à Ste Anne et, c'est vrai, il est pire endroit pour tenter de ne pas s'énerver contre une administration qui se plait a ne rien comprendre, surtout quand il s'agit de mettre en application des textes qu'elle à elle-même pondu ... On ne le cachera pas, nous avons acheté notre bateau en fin de défiscalisation pour pouvoir conserver le bénéfice du hors-taxes, pour cela il nous "suffit" de faire une déclaration d'exportation. Nous avons déjà changé de transitaire, organisme juridique sans lequel il n'est pas possible d'enregistrer ce type de document, car le premier ne comprenait visiblement rien et ne voulait pas se mouiller en cherchant à comprendre. Puis vient la danse des mutations de propriétés SNC/exploitant d'abord puis Exploitant/nous ensuite, les services de navigations de la douane ont besoin de notre déclaration d'exportation qui, elle, ne peut se faire qu'en présence de documents que la douane à en sa possession et qu'elle ne veut nous les donner que contre une déclaration d'exportation ... Le roi Ubu devait être douanier...

J'avoue qu’après la première envie de meurtre j'ai inélégamment passé la main à ma chère et tendre, moins incisive et plus compréhensive quant à la nature humano-fonctionnaire. De mon coté, je me suis lâchement plongé dans le travail pour oublier... Ainsi un GPS lecteur de carte à fait son apparition sur la console du poste de barre, puis un nouveau feu de mouillage est installé dans le cockpit pour les zones encombrées, un GPS-ordinateur de bord est désormais encastré dans le tableau de bord de la table à carte qui à été revu et des prises 12V-DC ont été réparties suivant leurs affectation (Satellite, VHF portable, ...), le boitier relai de commande du guindeau à été changé, le mouillage secondaire est finalisé et en place, un "vrai" régulateur MPPT nous assiste désormais "intelligemment" dans notre énergie solaire, l'ancien moteur HB est vendu et le support de notre future éolienne à été dessiné et est en fabrication, j'ai même trouvé un tourneur qui va nous fabriquer des rondelles anti-usure du génois suivant mes croquis et que je dois installer dans le mat en avant des martingales. Ma liste de choses à faire ne s'étant pas épuisée je n'ai donc plus le temps de m'énerver contre les retards administratifs dignes des travaux d'Astérix...
Le truc nul dans l'histoire pour ceux et celles qui veulent venir nous voir c'est que nous ne maitrisons pas notre planning...

dimanche 17 février 2013

Promenons nous ...



Nous apercevrons de petits Poissons-Papillons et Poissons-Chirurgiens multicolores mais à l'épine tranchante comme un scalpel (d’où son nom), puis un Ange Gris. On apercevra aussi rapidement un Ange des Caraïbes, puis un Poisson-Coffre juvénile tout affolé de sa soudaine notoriété face à la caméra, puis des Perroquets et des bancs de Daubenets, des Sardes se succèderont et puis ... qui saura me dire quel est ce poisson noir et blanc aux nageoires déployées et caché dans un recoin de corail ???

Lien youtube : http://www.youtube.com/watch?v=cfAwCrOXabs&feature=youtu.be

lundi 11 février 2013

Notre première nuit ...

Pour les amateurs de chiffres ... 
St Kitts-Martinique: 205 milles à effectuer, ce sera donc une nuit en mer, loin d'être la première ce sera la première nuit de navigation sur Jingle. Nous avons hésité dans le sens ou nous n'avons ni
Radar, ni AIS (pas encore) pour voir ce qu'il se passe autour de nous dans le noir ... La météo prévoyait des grains successifs mais une nuit assez claire dans l'ensemble. De toutes manières, il ne s'agissait que d'une nuit donc nous ferons une veille effective et non des quarts dormants et puis c'est tout ! Nous avons effectivement vu des cargos et paquebots mais très loin et très visibles, pas de quoi fouetter un chat.
Nous avons retrouvé cette ambiance particulière de la navigation "pour longtemps" et on adore... Un "autre" rythme s'installe à bord et le temps ne s'écoule plus de la même façon et surtout... on navigue!
On a eu des grains (des vrais), du poisson (des vrais aussi: une bonite et un thon), du vent (du vrai et du frais). La mer est un peu brusque et les creux sont 3/4 face, nous sommes au près pour partir puis le vent adonnera jusqu'au travers pour revenir petit largue (50-60°), nous sommes à 2 ris et génois 3/4 et nous pouvons ainsi naviguer sereinement, bien passer la vague et conserver une bonne vitesse.
Le lendemain nous piocherons à un jet de pierre de la plage de Ste-Anne par 2m40 de fond. Il fait beau et déjà des copains nous font signe.

Nous ne savons pas exactement combien nous allons (devons) rester en Martinique, en effet, nous avons des formalités douanières à effectuer et même quand on nous donne une date aux Antilles cela reste approximatif mais là ils sont incapables de nous donner un délai, nous craignons le pire... En attendant j'ai une ribambelle de petits travaux à réaliser à bord, alors... Profitons-en !

La magie du matin, le lever de soleil en mer...

samedi 9 février 2013

Saint Kitts, sable noir à la maison blanche...

Sous les nuages au loin, le volcan, devant nous Frigate Bay
C'est dès l'aurore que nous appareillerons, la météo nous annonce des conditions de petit largue avec les traditionnels 15 à 20 noeuds de vent des Antilles. Nous remonterons la côte sous le vent jusqu'à la baie de Grand-Case ensuite nous dépasserons l'Anse Marcel puis la Baie des Petites Cayes en débordant bien la Pointe des Froussards aux récifs affleurants visibles grâce à l'écume qu'ils provoquent. Virement, puis nous passons sous le vent de Tintamarre. Nous en repérons le mouillage et sommes séduits, c'est là que nous viendrons lors de notre prochaine visite!
Les 20 nœuds s'installent, le 1er ris est pris, 60° du vent, des conditions que Jingle aime bien. Les étraves puissantes des 13 tonnes du bateau rentrent facilement dans l'eau et "décollent" jusqu'à l'aileron. Ça "avance", il fait beau, c'est bien ...

Nous sous-estimons encore les performance du bateau qui nous surprennent, ici les 8 nœuds et quelques de moyenne par mer formée nous font arriver plus tôt que prévu en vue de St Kitts. C'est l'île a laquelle Christophe Colomb donnera son nom (St Christophe), celle-ci deviendra la plateforme de départ des colons français et britanniques pour les autres îles des Antilles. C'est d'ici que partirons les boucaniers boutés hors de l'île par les espagnols pour aller fonder le fameux repaire de pirates sur l'Ile de la Tortue. Mais chut, on vous en dira plus quand nous reviendrons sur St Kitts (et Nevis) car aujourd'hui, il ne s'agit que d'une escale de relâche avant de reprendre la route.

Friar's Bay
 Cela faisait un moment que nous apercevions le "Mount Misery", ce volcan qui atteint 1150m (pour une île de 170km2 !). Les hauteurs importantes nous font affaler les voiles dès Sandy Point et longer la côte vers les mouillages du sud de l'île. Nous aurons tout le temps de voir Brimstone Hill et son célèbre fort, surnommé le "Gibraltar des Antilles". Puis nous passons devant Basseterre Bay, puis s'égrainent différentes baies, Frigate Bay, Friar's Bay, Ballast Bay, Shitten bay, ..., notre choix se portera sur White House Bay (Baie de la Maison Blanche) à la plage de sable ... noir ! Nous ne descendrons pas à terre, même si nous préférons rester ici la journée du lendemain pour avoir une météo favorable pour la navigation de plus de 200 Miles qui nous attend pour rallier la Martinique.


Nous choisirons la partie sud, la plus sauvage, pour aller mouiller...


jeudi 7 février 2013

Fragile...



Le monde sous-marin est un monde vrai, beau, équilibré et fragile...

(Merci à Shonu pour la musique)

mercredi 23 janvier 2013

Sint Marteen, au boulot comme à l'usine ...

Snoopy Island et ses unités luxueuses...
En effet, Sint Marteen ( la partie Hollandaise de l'île, seule la partie française s'appelle Saint Martin) aura été une escale de type "bateau-boulot-dodo". Pas dès le début, car c'est d'ici que notre photographe aux grandes oreilles préféré va rejoindre la métropole et le travail qui l'attend. Nous allons donc, en plus des shipchandlers, commencer par écumer quelques restaurants sur les bords du lagon ainsi que se faire connaitre notablement au bar du Sint Marteen Yacht Club (là encore j'aurai fini derrière le bar...). Un endroit toutefois bien sympathique qu'il ne faut louper sous aucun prétexte, on y trouve une bonne ambiance (surtout les vendredi et samedi comme ailleurs), une connection internet et toutes les infos banales mais utiles, laverie, supermarché, immigration, etc... dont tout navigateur à besoin en arrivant à terre.

Nous avons commencé par quitter St Barth un matin, puis en arrivant sur Sint Marteen, notre première escale à été Phillipsburg. Cette grande baie (Great Bay) est bien paisible à condition de faire abstraction des immenses paquebots qui déversent leur lots de touristes tous les jours dans les rues commerçantes et les restaurants bon marché du bord de plage... Une escale qui ne présente donc aucun intérêt, si ce n'est celui de se rendre compte qu'il y a décidément plusieurs manières de "découvrir" les Caraïbes. Celle-ci n'étant pas la notre, nous dégagerons dès le lendemain. En débordant le Fort Amsterdam (Hollande oblige) nous laisserons Pelican Point sur Tribord pour nous présenter devant le pont levant de Simpson Bay et pénétrer dans l'immense lagon pour y mouiller par quelques mètres de fond de vase pour 2 semaines.

L'arrivée sur Phillipsburg, plus tard arriverons 8 paquebots de même taille...

Cette île fut découverte par Christophe Colomb en 1493 le jour ... de la Saint Martin ! Elle fut un peu espagnole au début, puis un peu plus d'un siècle plus tard des Hollandais venant de Curaçao et des Français de Saint Christophe la conquirent. Le partage de l'île eu lieu en 1648 de manière étonnante et simple, celui-ci se serait fait après une course a pied au pourtour de l'île d'un soldat de chaque camp qui, partant d'un même point partirent l'un vers le nord, l'autre vers le sud. Ils se rejoignirent de l'autre coté de l'île et la frontière fut tracée entre ces 2 points... Ce partage ne fut jamais remis en cause depuis et la paix règne depuis plus de 3 siècles.


750 Ah ...
Saint Martin bénéficiant d'un régime particulier, c'est ici qu'il faut "faire ses courses" et éviter la TVA. Deux méga-shipchandlers se sont installés et proposent TOUT ce que dont on peut avoir besoin sur un bateau et même plus... Nous avons notre parc batterie à changer, nous investissons donc dans des éléments de 6volts en AGM, puis dans une batterie à spirale pour le moteur "maître".

Mercury 15CV, 2 temps ...

 Il aura fallut d'abord enlever les anciens éléments... Sandrine étant rentrée en métropole, ce fut donc seul que je me suis cogné la manip'. Ma copine la drisse de GV m'a donné un sérieux coup de main et à évité de me déplacer une vertèbre ou pire de me retrouver coincé dans le fond de la cale moteur avec des éléments de 52Kg en travers de la figure. Bon, je dois avouer que quelques jurons ont du malencontreusement sortir de ma bouche afin de finaliser la mise en place des batteries mais c'est fait ! Le remplacement intégral du câblage a suivi en passant par une nouvelle étanchéité complète des 2 cales et remplacement des courroies d'alternateurs. Puis ce fut au tour des pompes de cales que avons surdimensionnées et rendues automatiques. Le mouillage secondaire à été remplacé, notre moteur d'annexe est passé de 5 à 15CV, notre éclairage est passé en led, nos poulies ont été remplacées par du solide (adieu Lewmar et bonjour Harken), le support de panneaux solaires est désormais orientable, le génois à été recousu et renforcé aux points de friction, la GV consolidée, les sangles de ris refaites, une chaise moteur est installée, le système de treuillage d'annexe à été revu et renforcé et nous sommes désormais équipés d'une VHF portable, d'une balise de détresse, d'une gaffe en bon état et d'un balai de pont digne de ce nom ...

Poulies Harken ...
A ce stade nous en avons un peu marre de ne pas pouvoir se baigner dans ce lagon aux fonds vaseux et aux eaux stagnantes, nous prenons donc le pont dans l'autre sens et nous nous offrons une petite navigation sympa pour rejoindre, par la côte sous le vent, Marigot la capitale de la partie française. En guise de capitale nous découvrons un petit bourg avec un accès au lagon et son petit port de centre-ville à l'ambiance méditerranéenne, c'est mignon et sympa et on peut y manger des côtelettes d'agneau grillées devant un verre de rosé de Provence. De plus nous avons maintenant un 15CV qui nous propulse d'un bout l'autre du lagon en 10 minutes chrono et nous pouvons continuer nos achats-travaux et aller du coté hollandais par l'intérieur. Le mouillage est peinard et sur fond d'un sable d'une blancheur éclatante... Nous décidons de prendre quelques jours de vacances (...) puis nous commençons à regarder vers la Martinique car nous devons y retourner pour finaliser quelques détails administratifs importants et nécessaires.


 Marigot, nous avons ressorti la machine à coudre ...

Maho Bay,  spectaculaires atterrissages au ras des pâquerettes...