mardi 1 mars 2016

De Jamaïque à Haïti, très mat très mat ...

La Jamaïque comme nous l'avons vécue, dommage ...
Nous quittons la Jamaïque, son mauvais temps et ses torrents de boues aux aurores. Dans notre collimateur: Haïti, plus précisément l'Ile-à-Vache au sud de la péninsule sud.
Nous prévoyons 3 jours de navigation, peut-être 4 car nous sommes contre les vents. En effet, une brise d'Est est prévue dans cette fenêtre avec des variations Nord-Est et Sud-Est. Le vent doit, en principe, être suffisamment faible (max 20 Noeuds) pour être maniable, en revanche ce seront des allures de près. Tout le long du parcours.

La journée s'annonce belle et ensoleillée, une manière jamaïco-sarcastique de nous dire au revoir sans doute. Nous aurons tiré 4 bords la première journée sous 1 ris et 1 tour et déja le vent se révèle capricieux. Nous mettons cela sur le compte du relief de l’île, en effet les effets catabatiques nous envoient des accélérations de vent nous empêchant de libérer toute la toile, nous restons arisés et cela nous ralentit car un courant contraire à pointé son nez et nous envoie 1 à 2 noeuds de face...

On s'en sort bien ... :)

La journée s'achèvera avec de lourds nuages opaques sans orages ni éclairs mais avec des surventes et des changement de directions de vent peu reposant, la mer est hachée et difficile à passer sans puissance. Le même phénomène se reproduira au matin lors du lever du soleil et ainsi de suite tous les jours, deux fois par jours minimum nous aurons ces accélérations et changements de directions de vent pendant 2 à 3 heures...

Le reste du temps est passé à l'optimisation du cap tout en conservant de la puissance pour "passer"correctement cette mer démontée et contraire. Parfois une vague plus grosse, plus vicieuse et mal orientée, stoppe net le bateau qui met des siècles à se relancer contre le vent et ce satané courant. A mi-chemin, on ne projette même plus de date d'arrivée tellement notre avancée est aléatoire en terme de vitesse et de parcours. Puis, les derniers jours, nous bénéficierons de vents constants – sauf les matins et soirs - ce qui nous donnera une direction générale se rapprochant de celle de notre objectif...






Les journées sont belles et ensoleillées, la pêche est infructueuse sans doute à cause du courant, il est difficile d'attraper une guitare dans cette ambiance de bombardement permanent donc chacun se plonge dans la lecture lors des périodes de repos ( Aventures d'Arkadi Renko pour l'une et celles d'Harry Bosch pour l'autre). Nous sommes au près et même si nous nous félicitons de ne pas avoir de gite inconfortable, la préparation de la nourriture est simplifiée – mais bonne - comme le reste des activités du bord pendant ces périodes de longues navigations.
Le quatrième matin, nous sommes en vue de la "Pointe à Gravois". Le courant que nous avions eu jusqu'ici se transforme peu à peu en contre-courant au fur et mesure que nous approchons des côtes.



Notre trajectoire est encore parallèle à ces dernières car nous devons passer la pointe avant de changer de cap, le vent n'est pas fort mais nous prenons un ris – le deuxième – en prévoyant un radical changement de conditions une fois arrivés à la pointe. De plus nous sommes au petit matin et la sérénade météo n'est pas encore arrivée et les nuages noirs ont décidé de restés installés au niveau de la pointe. Je vois l'arrivée de ce contre-courant d'un mauvais œil, d'un coté, certes, il nous aide à avancer mais de l'autre,  une fois passé l'abri de la pointe nous aurons un cocktail "vent face au contre-courant" qui  risque de produire une mer difficile.

Une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne, je ne me suis pas trompé dans mes prévisions, la mer est belle et bien démontée, la mauvaise ... pareil, la mer est démontée et difficile à passer. Le récif est encore loin, mais on voit déjà l'écume des lames qui se fracassent contre les hauts-fonds. Nous appelons Mr et Mme Volvo à la rescousse puis je capelle le ciré et prends la barre, sous la pluie et un ciel plombé. Le Finistère l'hiver je ne m'en lasse pas !

Approche de la Pointe à Gravois ...

Un solide petit déjeuner à été pris avant le passage de la pointe aussi, nous pouvons conserver cette allure pendant des heures. Puis soudainement tout se calme, en un clin d'oeil, la mer s'aplanit, le vent tombe, le courant aussi et nous revient même un peu dans le nez et les nuages du matin se déchirent et partent au loin. Le ciel reste grisouille mais la lumière monte de plusieurs nuances de gris d'un coup.
Nous embouquerons le chenal menant à la Baie des Cayes entre la pointe Carrefour à terre et la pointe des Baleines sur l'Ile-à-Vache qui se dévoile avec une pointe de soleil dans le sourire. Trois jours pil-poil de navigation, pas de record de vitesse sur ce coup là, mais vues les conditions on est content d'arriver, de plus, l'île est belle et prometteuse ...

Les petites bonheurs de la navigation ...

lundi 29 février 2016

Jamaïque, pas vu, pas pris ...

Pauvre Jamaïque, nous n'en avons rien vu !

Nous sommes arrivés à Montégo Bay avec le front de nord et avec une très grosse houle, de véritables seaux d'eau nous tombaient sur le museau pour les manœuvres de mouillage. Cela à bien rincé le bateau qui était salé comme un hareng mais cela a duré 3 jours inondant littéralement la ville. Les canalisations d'évacuation ont été rapidement bouchées et un torrent à "nettoyé" les poubelles de la ville et tout (vraiment tout) se déversait dans la mer via la rivière devant l'embouchure de laquelle nous étions mouillés. Un fort courant emportait ce torrent de boues chargés rapidement au large. Non seulement des tonnes de plastique et autres déchets flottants mais aussi des arbres complets et autres bidons envahissaient la baie. Nous devions les surveiller régulièrement afin qu'ils ne viennent pas taper dans les coques et/ou se prendre dans les safrans et/ou les hélices.

La grosse houle et les vents tournants rendant le mouillage très inconfortable ainsi que les pluies incessantes ne nous ont pas encouragés à aller à terre. De plus, une météo favorable au départ vers l'Île-a-Vache s'ouvre bientôt, nous ne verrons donc rien de la Jamaïque... C'est bête, nous sommes mal tombés, ce sera pour une prochaine fois ;)


Houle, pluie, boues et déchets ...

QtVlm mon nouveau logiciel d'aide au routage nous propose différentes options pour les jours à venir ...


vendredi 26 février 2016

Objectif inconnu ...

Cela peut paraître surprenant mais au moment ou nous sommes partis du Honduras notre destination nous était inconnue. Plus précisément elle était incertaine... Nous avions bien la Jamaïque en ligne de mire, mais le vent ne nous autorisait pas à faire route vers elle, nous étions obligés de faire du nord/nord-est (soit vers Cuba). Puis les prévisions, et leurs incertitudes, nous prévoyaient une possibilité d'incliner un peu plus vers  le nord-est (vers les Caymans), puis quelques jours plus tard on "pouvait" s'attendre à une renverse lors de l'arrivée d'un front de nord et ainsi faire du sud et repiquer sud-est (vers la Jamaïque).


Vous savez quoi ? Les prévisions météo étaient bonnes ! On a pu serrer le vent au max la première journée, puis incliner nord-est les jours suivant et ainsi passer à 2 milles au nord des Caymans (de nuit) et repiquer vers la Jamaique lors de l'arrivée du front. 

La navigation s'est révélée sportive car nous étions à l'allure de près serré avec des vents de 18 à 28 Noeuds mais surtout très inconfortable car la mer était démontée. Un véritable champs de mines avec des lames qui nous explosaient des étraves aux jupes, à l'extérieur des coques ou entre celles-ci, sous la nacelle... Les premières 24h ont été redoutables pour les organismes, puis tout est rentré dans l'ordre malgré l'ambiance "combat" dans laquelle nous vivions jour après jour. Les manœuvres de réduction de voilure et de largage de ris se sont enchaînées pour faire le gros dos tout en conservant de la puissance pour passer cette mer chaotique. 


Jingle, notre 4x4 des mers qui n'est pas à son premier coup de baston et en qui nous avons désormais confiance s'est très bien comporté, serein et sans mauvaises surprises, il est toutefois bon qu'il soit prévu de changer les hublots car on rentre un peu d'eau et on eu 2 black-out électroniques en pleine nuit. Notre brave monture nous a même offert des caps de remontée au vent impressionnants (25° apparents) et des runs de 10 Noeuds dès qu'on affichait 35°.

On a eu une accalmie de 12 heures, entre le flux de sud-est et le front de nord, le vent s'est calmé puis arrêté, nous avons eu recours à la riseé Volvo. Cela nous a permit de prendre une bonne douche sans avoir l'impression d’être dans le tambour d'une machine à laver et de pouvoir manger autrement qu'agrippés à notre bol. Puis la descente vers la Jamaïque à été rapide car la mer, calmée par cette inversion de vent, n'a pas eu le temps de se lever et nous a offert une première partie en glisse sympa. De plus quand les vents se sont vraiment levés, ils étaient plus nord que prévus nous offrant des allures plus débridées jusqu'à 50° du vent apparent, abordant ainsi le domaine de prédilection de Jingle. Celui-ci renforcé dans sa puissance se vengeait des vagues qui l'avaient maltraité les premiers jours en les traversant de ses étraves.

On a eu un petit passager clandestin, 24h avant d'arriver en Jamaique, une chauve-souris ! Nul ne sait comment diable elle à fait pour se retrouver agrippée le long de la bordure mais la pauvre petite bête à du résister à des vents auxquels elle ne doit pas être habituée. On l'a vu se battre pour rester en place, puis elle à disparue en approchant des côtes...


Lever de soleil par vent calme ...


Lever de soleil par vent fort ...


lundi 22 février 2016

Les îles de la Baie ...

Plage de West End
Les îles de la Baie ... et oui, c'est comme ça que ça s'appelle, c'est sur ils se sont pas foulés pour trouver le nom mais après tout c'est vrai et c'est beau ...

Toutefois un temps de chien nous attend en arrivant un matin tôt, même une fois mouillés dans la petite crique qui est normalement abritée des vents dominants. En effet, un gros vent de nord-est vient frapper les montagne de la côte du Honduras qui nous le renvoie ... par le sud-ouest ! L'ambiance à bord est la même qu'en navigation mais immobile, un bateau voisin dérape et ira, par chance, longer un ponton de pêcheurs.

Nous resterons à bord pendant 3 jours en attendant que cela se calme et aller à terre faire nos formalités et se taper un bon bout de barbaque grillée chez RJ's avec quelques bières.

Cela se calme soudainement et le soleil revient, la mer s’aplatit, le vent baisse et se réoriente "correctement". Sandrine peut aller chez "Freedive Utila" avec Stu et Stef s’imprégner des notions de base de l'immersion en profondeur. Elle atteindra ses 10m après quelques jours d'entrainement.

Matador aussi doit faire de l'est, ils partent vers les San Blas. Et c'est donc avec une gentille brise que nous tirons un long bord de près serré vers la 2ème île de la Baie, Roatan, et son mouillage paradisiaque, West End.


La "maison jaune" toujours citée comme amer pour aller docker son dinghy à Utila ... 

De ce petit paradis aussi il faudra partir... En effet, une fenêtre météo s'ouvre enfin. Elles sont rares il ne faut pas la laisser passer ...  


mercredi 10 février 2016

Placencia, plus on y va, plus on aime ...


Une petite navigation sympathique derrière la barrière de corail du Belize nous amènera paisiblement à Placencia ...

Nous connaissons bien Placencia maintenant et c'est toujours un plaisir de retrouver son ambiance "pieds nus et décontract' ". Le rythme n'a pas changé, c'est lent et serein comme le bruissement des vaguelettes le long de la plage, on s'y sent bien... et on y retrouve des copains, pleins de copains, des anciens, des nouveaux, certains à terre, certains sur bateaux, c'est super...
Stu et Stephie, mouillés à une encablure nous préviennent que le soir même, une "soirée" musique est organisée chez un copain... Allez zou ! L'endroit se révèle être le sous-sol (ouvert sur la plage) de l’hôtel d'un copain, guitariste, qui s'est bricolé un bar et quelques ampli pour y accueillir les copains et les copains des copains. La bière est fraîche et pas cher et les doses de téquila sont généreuse. Ce sera notre quartier général pour notre séjour et nos jam-sessions dans la journée. On y retrouve toujours avec la même joie, Jon et Beckie, en super forme, qui ont fait pleurer les âmes sensibles en chantant en duo et a-cappella à un moment de la soirée... On a fait la connaissance du gratin de guerriers de la nuit ce soir là ...

Les soirées musicales vont ainsi se succéder à un point ou il fallait dire non parfois pour faire une pause... On a tout de même organisé une petite soirée "brochettes-musique" à bord avec les "anciens", trois guitares et un violons ont ainsi charmé notre voisinage jusqu'à 4 du mat'... Qu'est ce qu'on s'est marré, certains sont même restés dormir à bord ...

Bon, c'est pas le tout, on s'est super bien intégré ici aussi et c'est génial mais on est là pour attendre une fenêtre météo ... qui ne viendra pas ... En effet, la saison des pluies, certes décalée cette année, est suivie d'une succession rapprochée de fronts froids venant du nord avec des vents fort de nord-est. Du coup, au lieu d'y rester un week-end pour faire la fête avec les copains, on y restera 3 semaines ...

Une "mini-fenêtre" s'ouvrira mais pour faire du sud-est. C'est mieux que rien, on prend ! De plus nous allons naviguer en compagnie de Matador qui vont à Utila, île occidentale des îles de la Baie du Honduras, pour y suivre un cours d'apnée. Sandrine est tentée par l'expérience, nous appareillons !

On est pas bien là ? Le bbq nous grille un petit poisson ...

Matinée "crêpes" de froment ...

Poisson !

En partant, on franchira la barrière de corail par Ranguana Pass, direction Utila ...


lundi 25 janvier 2016

Quitter le Rio Dulce ...

Quitter le Rio ... Cela est simple à dire, certains n'y arrivent pas, certains ne le veulent pas, certains ne le peuvent plus...

Cela faisait tout de même 4 mois que nous y étions, que nous y vivions, nous étions intégrés à la communauté de navigateurs, bien sur, mais aussi au Rio lui-même et à Fronteras et ses environs. C'est notre plus longue escale depuis que nous naviguons, nous sommes restés 5 mois à Cuba mais pas au même endroit.

Les travaux étaient à un stade ou on pouvaient partir, et puis la statique commençaient à nous peser. Donc, un matin nous larguons les amarres, nous traversons le fleuve pour faire les pleins de gas-oil (nous avons embarqué 350 litres supplémentaires en jerricans), mais aussi pleins d'essence (groupe et moteur hors-bord) et bien entendu, de l'huile 2 et 4 temps, et du liquide de refroidissement.

Au cours de la descente du fleuve, nous nous arrêterons pour la nuit à Texan Bay, nous y boirons un verre avec Nike, cette jeune et jolie allemande qui à retapé son bateau seule et navigue solo. Le lendemain, escale obligatoire à Livingstone pour les formalités, qui via Raoul ne sont que pures formalités et rapides. Nous resterons manger un morceau car c'est l'heure du déjeuner puis nous franchirons la passe d'entrée du fleuve, puis nous dirigerons vers Très Puntas pour y passer la nuit avant de reprendre la route vers le Belize.




dimanche 24 janvier 2016

Contact ...

Un nouveau bouton est (ré-)apparu dans la colonne de gauche: "Iridium".

C'est un lien qui vous redirigera vers la page d'envoi de message de chez Iridium, notre téléphone satellite. En effet, cela va être pendant un petit moment le seul moyen de nous contacter.

N'hésitez pas à nous envoyer un petit message même si c'est pour dire que tout va bien, on aime bien.

Nous partons aujourd'hui pour un stop au Bélize et y attendre une bonne fenètre météo pour parcourir les quelques 500 milles qui nous sépareront de Cuba...

A bientôt ;)


lundi 18 janvier 2016

Jingle, le Retour ...

La liste des choses "à faire avant de partir" commence à diminuer serieusement ... Ca commence à sentir comme un air de navigation à bord, le bateau redevient bateau. On désinstalle les systèmes sédentaires, on ré-installe les éléments de navigation, de protection. On monte dans le mat, on vérifie le gréement, on remplace les éclairages défectueux, on surveille la météo, on fait des essais AIS et GPS (la migration vers Windows 10 à nécessité quelques mises à jours de drivers...). Les papiers de sortie du territoire sont prêts ...

On n'attend plus que des taquets coinceurs des Etats Unis que nous avons commandés après s'être rendu compte qu'il allait falloir "faire avec" notre grand-voile et ses prises de ris compliquées. Afin de minimiser les aller-retours en pied de mat, nous allons installer une batterie de coinceurs à proximité des winches pour rendre les manoeuvres plus aisées.

Et puis ... Go !
Le but du jeux, puisque nous l'avons accepté: gagner de l'Est. C'est à dire, naviguer globalement contre les vents pour atteindre le niveau de l'arc antillais. L'astuce, bien entendu, est d'attendre des conditions de vent les moins défavorables possibles et ainsi effectuer des sauts de puce plus ou moins grands en fonction de la durée des conditions et des abris que nous aurons autour de nous. Pas de soucis en soi, si ce n'est qu'en terme de prévision de temps de trajet, c'est l'inconnue. Déjà, en condition "normale", c'est quasi impossible, donc là, on ne peut que faire confiance à la météo. Si elle n'est pas contente pendant 1 semaines ou 2, et bien il faudra savoir attendre 1 semaine ou 2 que les conditions s'améliorent ...

Première escale au Belize, à Placencia - qu'on aime bien - faire un petit coucou à nos amis Jon et Beckie, nos coéquipiers qui nous ont accompagnés sur Jingle jusqu'au Mexique l'année dernière et qui sont revenus au Belize pour s'y installer. Nous serons alors en veille météo pour prendre la mer vers notre deuxième escale :

Cuba. Qui n'aime pas Cuba ? Ses eaux claires, ses coraux intactes et riches, ses poissons, ses crustacés, ses plages de sable blanc, ses iles désertes et ses marins pêcheurs alcooliques. On se croirait à la maison quoi ...

Puis ensuite ... on sait pas ! En effet, tout dépendra des conditions météo que nous allons rencontrer. Donc la carte ci-dessous, n'indique qu'une suite d'abris potentiels. On remarquera, une "option 2" - dans la réalité de navigation il y en a même plusieurs - qui, si les vents nous emm... ne sont pas favorables, nous permettrait de faire un cap plus Nord pour aller chercher des vents généralement mieux orientés.
Cette option nous ferait shunter les Antilles... et entrer en transat retour plus tôt que prévu...




Option 1 ou 2, la finalité de notre "navigation de printemps" c'est de regagner nos terres bretonnes.
Escales aux Açores tout de même car la dernière fois que nous y sommes passés, nous aurions aimé y passer un peu plus de temps. C'est donc ce que nous allons faire cette année.

Puis "route port", la destination finale n'est pas encore définie. Nous avons, en effet, plusieurs impératifs - l'ordre n'est pas bon - :

- A Pornic, mettre en présence le bateau, la voile et le maitre-voilier afin de trouver une solution à notre problème de prise de ris.
- A Nantes, mettre le bateau au sec pour y remplacer nos 2 moteurs. En effet, après étude, il est plus interessant de remplacer "Moteurs 40CV+embases" en France que de remplacer "Moteurs 30CV" aux Antilles... C'est la raison motrice de notre traversée.
- A la Trinité sur Mer, démater puis remplacer intégralement le gréement, vérifier les poulies et inspecter le mat.
- A Arzal, remplacer nos hublots qui non seulement se faiencent déplorablement mais qui commencenet à se décoller et fuient.

Puis nous en profiterons pour remplacer notre trempoline qui montre des signes de faiblesse (déjà 3 réparations), aussi pour s'équiper d'une machine à laver - j'ai perdu le combat - afin de ne plus avoir à courrir aux escales pour faire laver ses housses de couettes et il y aura bien d'autres choses à faire en Bretagne, voir la familles et les amis, manger des crêpes, manger du St Pierre, des langoustines , des sardines, du paté, de l'andouille ... enfin toutes ces choses magiques propre au Merveilleux Pays de Bretagne ...



Nous en repartirons après l'été si tout va bien. Escale en Espagne ? Madère ? On ne sait pas encore...
Escales aux Canaries ? Ca, on le sait, on adore donc on s'y arrètera ... un peu, beaucoup, passionnement, à la folie ... mais ce sera une autre histoire ...

samedi 16 janvier 2016

Atitlan, pays Maya et pays de volcans ...

Bleu ...
Les 7 heures de bus nécessaires pour atteindre Antigua ne nous ont sans doute pas suffit, nous repartons 4 heures de bus plus loin, sur les rives du lac Atitlan, d'origine volcanique, il remplit une large caldeira formée lors d'une éruption il y a 84 000 ans...

Situé au coeur des volcans, nous sommes aussi au beau milieu du pays Maya, plus particulièrement des Tz'utujil, des Cakchiquel et des Xinkas - au total 21 peuples Mayas dans le pays - tous aux langues complexes et difficiles.

Les villages en bordure du lac sont encore imprégnés de la culture traditionnelle Maya. Des costumes traditionnels y sont d'ailleurs encore portés par les populations dans la vie de tous les jours colorant ainsi des villes et villages que l'utilisation du parpaing et du béton à défiguré.

Le lac n'a pas d'exutoire naturel ; son équilibre repose uniquement sur les apports (pluie, ruissellements et déjection), l'écosystème (faune, flore, climat ) et les prélèvements (évaporation, infiltration, arrosage des cultures alentour).
De ce fait, l'équilibre est fragile et nécessiterait une surveillance permanente, ce qui n'est hélas pas toujours le cas...



Notre lieu de villégiature, à Panajachel...

Sur l'autre rive, le village de St Marcos ou il est agréable d'y prendre son café en terrasse ...

San Juan, sans aucun doute le plus joli village des bord du lac...

Couleurs naturelles ...
Grand luxe pour le petit dèj ...
 Nous logeons à Panajachel qui est le plus grand village, un petit hotel propret, mignon comme tout et superbement situé nous accueillera avec la gentillesse inégalée des Guatemaltèques. Puis nous prendrons une "lancha" - bateau taxi - pour découvrir les villages autour du lac.


Pas belle la vie ?


Scène assez commune dans les rues de St Pedro...


Le marché au fruit de Santiago...


Même les jeunes filles sont habillées avec les tissus traditionnels ...


Marchandes de fruits et de plats préparés à emporter ...


Malheuresement c'est aussi ça ...

lundi 11 janvier 2016

Antigua, Santiago de los Caballeros ...

Nous somms en plein coeur du pays Maya mais Antigua est une ville espagnole. Par et pour les Espagnols.
C'est évident dans sa localisation autant que dans son architecture coloniale. Du moins celle qui reste, en effet, autant cette jolie petite ville, qui fut tout de même la capitale du Royaume de Guatemala autrefois, est agréablement située sur les hauteurs du pays rendant l'atmosphère agréablement sèche, douce et aux températures basses. Autant, malheureusement, Antigua ou "Santiago de los Caballeros" - St Jacques des Chevaliers - à été régulièrement frappée de tremblement de terres et seïsmes réguliers qui ont détruit la majeur partie de ses grands édifices.

Encerclée par les volcans, elle se situe au milieu du pays.  Fondée par les Espagnols en 1543 dans le but de devenir la capitale du Royaume de Guatemala. En 1549, elle fut même le siège du gouvernement de toute l'Amérique centrale et fut reconnue à l'époque comme la troisième plus belle ville des Indes espagnoles...

Le plan de la ville est, comme pour beaucoup de villes coloniales d'Amérique latine, constitué de rues qui se croisent à angle droit autour d'une place principale, la place d'armes.

La nature viendra à bout de la cité espagnole d'Antigua en l'ensevelissant sous les ruines dues au tremblement de terre de 1773. Le gouvernement espagnol décida alors de déplacer la capitale dans un autre lieu. Elle a ainsi conservé son aspect de l'époque.
En 1976, des secousses ont encore détruit plusieurs églises. En 1979 elle fut inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO .

Sandrine apprécie notre terrasse ...

De nombreux hotels, mais aussi de nombreuses "Posadas" (maison d'hôtes) sont disséminées dans les rues et ruelles, la plupart ayant conservé ce style "hacienda" adapté au climat et à l'agrément de vie propre aux constructions coloniales.

Cet agrément de vie à également été conservé dans les multiples restaurants de la villes à la qualité, à l'accueil et au prix faisant de ceux qui y goutent des difficiles à satisfaire de retour en France...


Vue sur toits de la ville et les volcans, de notre chambre ...

La Cathédrale St Joseph et l'ancienne place d'armes...

"El sabor del tiempo" ... un établissement à ne pas manquer ...

Le marché au pieds des colonnes en ruines ...

Guatemala, pays producteur de café et de chocolat. Nous goutons aux deux sur les hauteurs de la ville ...


La fontaine de la place d'armes, le soir ...

Baguette fraîche, succulents croissants, confiture maison, tarte au citron meringuée, café et thé locaux ...

Le musée du Rhum ... et oui, même ça c'est bon ici ...

Antigua, on t'aime, tu nous reverras ... 


jeudi 7 janvier 2016

Dans les starting-blocks ...

Des pates, du riz...
Dernieres réparations, derniers préparatifs et approvisionnement ...

Voilà notre quotidien depuis une semaine, le temps de se remettre des festivités de fin d'année et de début de l'autre puis les check-lists sont rédigées, chaque ligne est ensuite biffée au fur et à mesure de l'avancement.

Ainsi l'annexe sera traitée anti-fuite (son revetement est devenu poreux et elle ne conserve pas la pression d'air), puis sa protection anti-UV en tissus est refaite, renforcée et améliorée, les feux de tête de mat sont (enfin) remplacés, le système de mouillage de secours amélioré puis les 3 bouteilles de gaz seront remplies. Nous avons trouvé des jerrycans pour doubler notre capacité en diesel. Il a fallut réorganiser le bateau en partie, créer de nouvelles étagères dans les cales moteurs, faire un peu de ménage dans les éléments inutiles ou non-nécessaires, pour trouver de la place pour nos prochains mois de navigations éloignées de civilisation. Le poisson et les crustacés, on ira les chercher nous-même mais il faut les accompagner... :)

... des chips, du beurre de cacahouète, du lait...
Puis à commencé l'approvisionnement... Tableur excel d'un main et liste de courses dans l'autre, la déléguée à cette mission à fait les choses sérieusement pour que l'équipage ne manque de rien.


Nous allons partir une petite semaine dans le sud du Guatemala, à Antigua, l'ancienne capitale du pays. Puis, de retour sur le bateau, nous appareillerons pour le Belize tout d'abord qui sera notre base de départ pour attendre une bonne fenètre météo et viser le sud de Cuba à un peu moins de 600 milles ...


... du jus de fruit, des desserts, du nutella, du thé ...

... de la bière, de la soupe, des boites de fruits et légumes...